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lundi, 30 novembre, 2020
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Universités d’Oran : Rattrapage et préparation de la nouvelle rentrée

21 octobre 2020 à 10 h 55 min

Dans les universités d’Oran, alors que les cours en présentiel par vagues se poursuivent pour tenter tant bien que mal de rattraper le retard de l’année 2019/2020 en attendant les examens annoncés pour bientôt (certains ont déjà eu lieu pour les licences et les masters), les regards se tournent désormais vers la rentrée. Il s’agit notamment de trouver une place pour chaque bachelier mais aussi de bien orienter ces nouveaux entrants en mettant à leur disposition une bonne information.

 

Dans une université comme l’Usto, le nombre de places pélagiques réservées aux nouveaux étudiants est estimé à 3500, mais le chiffre est appelé à augmenter comme les années précédentes (le taux de réussite au bac étant, à peu de choses près, comparable à celui de l’année dernière).

Avec ses six domaines de formation et ses quatre anciennes filières nationales (cela veut dire que, contrairement aux autres qui sont circonscrites géographiquement, celles-ci sont ouvertes aux étudiants à l’échelle nationale) comme le Génie maritime, la Métallurgie, l’Hydraulique ou le Génie industriel avec la spécialité Maintenance industrielle et Technologie automobile, l’USTO annonce aussi l’ouverture de deux nouvelles filières nationales que sont «les Energies renouvelables en électrotechnique» ainsi que «l’Aéronautique et les métiers de l’aviation».

Pour M. Boudia, enseignant et en même temps porte-parole de l’établissement, ces deux filières sont également soumises à une sélection rigoureuse avec l’exigence d’une moyenne de 13/20 et 14/20 (selon les priorités) au bac et entrent dans la catégorie des masters à cursus intégré de licence (MCIL). «Cela veut dire que le bachelier qui effectue ce choix s’engage à suivre un cursus de cinq années mais avec au bout l’obtention des deux diplômes en même temps», explique ce responsable pour qui cette façon de faire permet d’éviter les ruptures en milieu des cursus. Si on devait le comparer à l’ancien système, cela s’apparenterait à un ingéniorat. «L’orientation est importante car, il faut savoir aussi qu’un domaine comme les Sciences et technologie (ST) ouvre les portes pour 19 spécialités mais il faut passer par un tronc commun».

L’université Oran 1 Ahmed Benbella s’attend pour sa part à accueillir entre 4500 et 4600 nouveaux étudiants, mais, précise M. Abbassi, chargé de communication, «ce ne sont là que des estimations», car là aussi, tout dépend du nombre de bacheliers qui auront à effectuer des choix pour les filière assurées ici. Dans tous les cas de figure, des journées portes ouvertes étaient prévues à partir du 15 octobre.

Pour le cas de l’université Oran 1, celles-ci étaient habituellement organisées sur site à l’ex-IGMO (un ancien institut dont le projet n’a pas été mené à bout et qui a été finalement réaménagé et affecté à cette université), mais, cette année, à cause de la pandémie, elles le seront uniquement en ligne. «C’est sur le site de l’université et ses facultés, sur les réseaux sociaux y afférents avec la mise en ligne de vidéos, de pages PDF à télécharger, de textes expliquant les conditions d’accès (certaines filières exigent des moyennes élevées), des aperçus sur les spécialités, etc.», indique le même chargé de communication précisant par ailleurs que cette activité à distance concernera également les inscriptions des nouveaux bacheliers prévues, dans un premier temps, entre les journées des 24 et 28 octobre courant avec un délai de deux jours de réflexion pour confirmer les choix avant d’entamer, toujours en ligne, les inscriptions définitives en novembre.

A l’université Ahmed Ben Bella, on compte au moins 517 thèses de master déjà soutenues dont bon nombre à distance. Dans le cas présentiel, seuls les concernés sont autorisés à assister. Pas moins de 29 thèses de doctorat ont également déjà été soutenues jusque-là en plus des 6 concernant l’habilitation. Ailleurs, exceptionnellement, on apprend que pour certains cas, des parents ont été admis à assister aux soutenances.

De manière générale, la pandémie n’a pas été sans conséquences sur la dynamique de l’enseignement, autant pour les étudiants que pour les enseignants. «Quand nous avons repris les cours, c’était comme si mes étudiants n’avaient rien retenu, heureusement, c’était juste passager, comme une voiture à laquelle il faut donner du temps avant de démarrer, car avec quelques rappels, les choses ont fini par rentrer relativement dans l’ordre», explique cet enseignant d’une filière scientifique.

Pour celui-ci, qui avait déjà l’habitude d’utiliser les réseaux sociaux pour mettre à la disposition de ses étudiants des résumés de cours et de TD, l’avantage est qu’avant l’interruption du cursus en mars, son programme était déjà bien avancé. Il estime donc que son année est sauvée à 90%.

A l’université Oran 2, la reprise des cours en présentiel par vagues avec le souci de respecter le protocole sanitaire a fait que, comme déjà annoncé auparavant via un communiqué, «le nombre effectif des étudiants sur place, a été réduit au tiers du nombre global d’étudiants, ce qui permet la maîtrise des flux estudiantins sur le campus avec approximativement 10 000 étudiants au lieu des 25 000 en temps normal.»

Là aussi, les soutenances de master se font soit en présentiel soit en ligne et les cours en présentiel ont succédé aux cours à distance. Ces derniers ont été, précise le même communiqué, «dispensés via la plateforme ‘’Moodle’’ et de manière régulière, ce qui donne une autre perspective d’enseignement à l’avenir car le télétravail et le téléenseignement sont des moyens pédagogiques très concluants (…)».

L’enseignement à distance a très vite été adopté à l’échelle nationale pour ne pas casser la dynamique, mais le seul bémol concerne l’impréparation. «Nous n’étions pas préparés et, de manière générale, il faut aussi tenir compte des problèmes techniques et des disparités dans l’accès à internet ainsi que la familiarisation avec ce genre d’outils», explique Sadek, un enseignant en philosophie pour qui le retard reste difficile à rattraper.

La reprise a été difficile mais le constat positif fait par les enseignants est que dans tout les cas, les étudiants n’ont pas baissé les bras, n’ont pas abandonné comme l’atteste leur présence aux cours. «Durant les examens, la distanciation est très bien respectée mais pour le reste c’est comme partout ailleurs, certains respectent d’autres un peu moins mais la situation est gérable», explique une étudiante à Es-Sénia. Elle confirme l’idée que l’université fait partie de la société.

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