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L’activité sportive à l’université

Un cursus à… obstacles

06 mars 2019 à 10 h 00 min

En dehors du cursus pédagogique, l’université offre d’autres opportunités pour enrichir son parcours par le truchement des activités scientifiques, culturelles et sportives. La pratique sportive dans les campus est une tradition, et rien ne peut la désagréger. Même en ces temps de restrictions, elle s’accroche au gré des adeptes qui continuent de faire vivre des disciplines par la force de la volonté.

Un palmarès en dépit de l’austérité

A l’université Frères Mentouri de Constantine (UFMC), les inscriptions aux activités sportives sont clôturées depuis des mois. Le bilan établi par la sous-direction chargée de ce volet n’est pas décevant. Sur les dix disciplines disponibles, le football et la natation ont eu la part du lion, avec respectivement 158 et 120 inscrits pour l’année universitaire 2018-2019. «Concernant la natation, les inscrits n’ont, jusque-là, pas pu la pratiquer.

Cette année, le Centre régional d’éducation physique et sportive (Creps), qui met à notre disposition sa piscine, ne nous a pas répondu, alors que nous l’avons sollicité à maintes reprises», se désole Abdelbaki Khelfaoui, responsable de la sous-direction des activités scientifiques, culturelles et sportives (DASCS), face à une situation pénalisante pour les anciens et nouveaux inscrits. Mais cette contrainte n’a pas pour autant empêché les étudiants désireux de pratiquer cette discipline d’opter pour une autre.

Un fâcheux contretemps pour lequel les responsables tentent de trouver une issue. Pour le reste des activités, en l’occurrence le football, le handball, le volley-ball et le basket-ball, pour lesquelles on enregistre une faible participation de la gent féminine (9 étudiantes inscrites au volley et 11 au basket), aucun couac insurmontable n’est à signaler. «Il existe des terrains de foot et des salles de sport à Zouaghi et au Creps utilisés pour les sports de combat». Toutefois, on est loin de la politique de la pratique du sport universitaire sur place.

Le cas de l’université Mentouri est particulier. A l’inverse des autres universités de la wilaya, à savoir Constantine II et III de construction récente, elle est la plus ancienne. Elle date des années 1970 et ne disposait pas alors d’espaces pour la pratique sportive, d’où le recours, du moins partiellement, à des structures en dehors du campus, notamment pour les sports individuels, à l’exemple du judo, de la boxe, des jeux d’échecs, du taekwondo, du karaté et de la musculation.

Comment évoluent les athlètes ?

La compétition entre différentes universités a été lancée il y a tout juste trois ans, à la faveur de l’installation au niveau du ministère de l’Enseignement supérieur de la direction de l’amélioration du cadre de vie de l’étudiant. Cette dernière a instauré le championnat national du sport universitaire, ce qui oblige tous les établissements du secteur à opérer une sélection locale à partir du mois de novembre dans les sports collectifs. Suivra une sélection issue du championnat de wilaya, qui a lieu du 1er novembre au 15 décembre.

Les wilayas qui ont remporté le championnat régional en février iront au championnat national. «Pour les sports collectifs, on sélectionne et on forme les équipes, les meilleures sont regroupées pour représenter l’université», précise le directeur de la S/DASCS. A ce propos, l’université Mentouri a participé cette semaine au championnat national de karaté do de Aïn Defla et remporté trois médailles, une en argent et deux en bronze.

Elle sera présente lors d’autres rendez-vous, à l’image du championnat de judo à Oran (avril) et puis de ceux du semi-marathon (mai) et de natation (juin) qu’elle organise à domicile. A son actif, les 1re et 2e places aux championnats de judo et de semi-marathon en 2018. L’espoir de remporter d’autres trophées cette année est-il permis  ? Pourquoi pas, laisse-t-on entendre, quand bien même la réduction des budgets impacte largement sur l’activité sportive universitaire en termes d’infrastructures, d’équipements et d’encadrement.

«Nous ne pouvons plus organiser de complétions autant qu’on le souhaite, rien que pour l’encadrement, nous n’avons pas les moyens d’engager des entraîneurs. En dépit du fait qu’il existe une convention avec la Djs, cette dernière nous a fourni un seul encadreur en trois ans», résume Khalfaoui, qui fait remarquer que la publication de son organisme a été suspendue depuis deux ans, victime elle aussi de la politique des restrictions budgétaires.

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