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Des idées, du génie chez les étudiants algériens

Total Lubrifiants honore les startuppers algériens

13 mars 2019 à 10 h 00 min

Les idées innovantes ne manquent pas chez les étudiants algériens. D’ailleurs, ils sont de plus en plus nombreux à lancer des start-up dans différents secteurs. Ils sont passés de l’idée à la réalisation.

Ce sont les TIC, la culture, les énergies renouvelables, l’économie circulaire et l’éducation qui attirent les jeunes entrepreneurs. Certes, ce ne sont pas les embûches qui manquent dans un pays comme l’Algérie, où le développement des start-up est encore à l’état embryonnaire. Mais la persévérance et la volonté de réussir finissent par donner des résultats. «Ce sont justement les gens qui ont du souffle et du génie qui réussissent», dira à ce sujet le spécialiste en marketing, Hichem Baba Hamed, qui a eu à accompagner de nombreuses start-up dans leur lancement, à l’image de Yassir, l’Uber algérien.

Ce souffle a permis à de jeunes étudiants de différentes spécialités de faire passer leurs projets du stade de l’idée à celui de la concrétisation et de participer à différents concours, notamment la deuxième édition du challenge startupper de l’année. Un concours initié en 2016 par Total Lubrifiants dans 37 pays, pour sa première édition, avant d’être élargi en octobre dernier à 55 pays, dont l’Algérie. Le groupe a recensé en Algérie au total plus de 700 candidatures, dont 192 ont été finalisées.

Au terme de la sélection des lauréats par un jury local d’experts, les gagnants (trois sur quatorze finalistes de cette édition 2018-2019) ont été distingués, à l’occasion d’une cérémonie officielle de remise des prix organisée le 4 mars à Alger. Les lauréats bénéficieront, selon Stéphane Tallenau, directeur général de Total Lubrifiants, d’un accompagnement de la part de ce groupe, d’une campagne de communication sur le territoire national, d’une aide financière et des labels «Startupper de l’année» par Total, «coup de cœur féminin» ou «coup de pouce de la filiale».

Mohamed Walid, Amina et Ahmed Ramy sont les gagnants de ce grand concours, qui pourrait leur ouvrir d’autres perspectives, surtout que Total a pris l’engagement de les accompagner dans cette aventure entrepreneuriale. D’une valeur de 2 millions de dinars, Gana Mohamed Merouani a décroché le premier prix. Il aura l’opportunité de présenter son projet aux grands jurys mondiaux en charge de désigner 6 «grands gagnants» pour l’ensemble des 55 pays. En l’espace de quelques mois, il a lancé l’entreprise Bioyeast DZ, qui intervient dans différents secteurs d’activités : l’aquaculture, l’agroalimentaire et la pharmacie.

Objectif : substituer des ingrédients rentrant dans la formulation d’aliments des poissons, qui sont la farine et l’huile de poisson, par des levures, ou des pigments caroténoïdes, qui aident à la conservation. Et ce, pour fournir la matière première pour certains secteurs comme l’agroalimentaire, et produire à long terme les premiers éléments issus de la biotechnologie, faits en Algérie par des étudiants algériens.

L’autre exemple de réussite nous vient d’Amina Benkhellouf, une étudiante en architecture, avec son projet Green Sewing. Amina a reçu un prix d’une valeur de 1,5 million de dinars. L’idée concrétisée porte sur la revalorisation des déchets et la transformation des affiches publicitaires expirées, en produit unique à usage quotidien. Dans ce cadre, la jeune chef d’entreprise associe des femmes au foyer pour la confection des sacs.

Pour la première opération, Amina a produit 35 sacs et espère augmenter progressivement ce chiffre. «Nous avons pensé, mes trois associées et moi-même, à faire travailler les femmes sans revenus pour leur permettre de gagner leur vie, mais aussi de contribuer aux efforts de recyclage», nous dira Amina, qui a reçu par ailleurs le prix du «coup de cœur» pour les énergies renouvelables. NRECYCLI (jerecycle) du jeune Mebrouk Ahmed Ramy a décroché la troisième place.

Ahmed Ramy nous expliquera que son projet consiste à associer les familles dans le tri sélectif des déchets à la source. Il s’agit d’un dispositif communautaire de tri et de collecte des déchets ménagers qui démocratise le processus de tri au sein du foyer en générant de la contrepartie pour les familles. «Le projet se positionne comme un pont entre le consommateur et les sociétés de recyclage, tout en intégrant les différents acteurs de la chaîne de consommation», nous dira Ahmed Ramy, dont l’expérience a commencé à Blida, au niveau des cités AADL. «Faire de l’Algérie un pays propre où on peut prend un selfie, sans se soucier de l’état de l’environnement. Pour cela, du travail reste à faire», nous dira Ahmed Ramy.

Enfin, le label «Start-up pour une énergie meilleure» a été décroché par Green Latern, spécialisée également dans la valorisation des déchets organiques et leur transformation en énergies renouvelables. Des exemples de réussite qu’il y a lieu d’encourager. Faudrait-il pour cela que les changements arrivent sur tous les plans, comme nous le rappelleront les lauréats, qui aspirent au même titre que toute la jeunesse à de meilleures conditions pour contribuer au développement du pays.

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