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lundi, 26 juillet, 2021
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Thèse de doctorat à l’UMMTO : La réalité épidémiologique de la schizophrénie

14 juillet 2021 à 12 h 00 min

La schizophrénie a fait l’objet d’une thèse de doctorat en sciences médicales soutenue, samedi, à la faculté de médecine de Tizi Ouzou (UMMTO). Ce travail de recherche élaboré par le Dr Souhila Seklaoui s’articule sur des approches épidémiologiques, données sociologiques et abords thérapeutiques de la schizophrénie au niveau du service psychiatrie du CHU de Tizi Ouzou et à l’EHS Fernane Hanafi de Oued Aïssi, dans la même wilaya.

Cette étude réalisée sur une période de deux ans (1er janvier 2015 au 31 décembre 2016), a porté sur un échantillon de 1198 patients, dont 407 (33,97%) ayant consulté CHU Nedir Mohamed et 791 (66,02%) à l’EHS de Oued Aïssi. L’objectif est d’analyser la réalité épidémiologique de la maladie en question à travers les patients. Selon la même étude, les jeunes (âgés de moins de 45 ans) sont les plus touchés par la schizophrénie. «Ils sont majoritairement de sexe masculin (69,9%), de statut matrimonial célibataire (59,10%) et vivant avec leurs parents (97,2%)», a fait savoir le Dr Seklaoui devant un jury composé du Pr Abès Ziri, directeur de thèse, le Pr Mohamed El Amine Bencharif, président, et le Pr El Hamid Adja, ainsi que le Pr Madjid Tabti et le Pr Kamel Saïdene, membres du jury.

Plus de 62% de ceux qui sont touchés par cette pathologie sont sans emploi, indique la même étude, qui estime que 51% des patients reçus au niveau du service psychiatrie du CHU Nedir Mohamed et à l’EHS, Fernane Hanafi de Oued Aïssi, durant une période de deux ans, vivent dans un milieu rural et subsistent grâce aux ressources financières de leurs parents. Par ailleurs, ajoute la même thèse, la sémantique clinique des malades est dominée par le délire (62,9%). D’ailleurs, presque un tiers des sujets ont eu des antécédents toxiques. Les antécédents familiaux de troubles psychiatriques sont également, affirme le même psychiatre, retrouvés chez 52% des patients qui ont fait l’objet de cette étude. Celle-ci a montré, entre autres, que la forme paranoïde est la plus retrouvée (76,30%) avec un mode de début souvent progressif (67%). La persécution est la thématique délirante la plus répandue (83%), a fait remarquer le Dr Seklaoui. Le profil thérapeutique des patients est marqué par la prédominance de la bithérapie (73,4%) avec un recours fréquent aux neuroleptiques atypiques (59,3%), souvent associés aux anxiolitiques (83,1%) et les antiparkinsoniens (55,1%).


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