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Santé des océans : La communauté des universitaires se mobilise

12 septembre 2018 à 0 h 05 min

Si la mer, vue du rivage, continue à «danser le long des golfes clairs», sous la surface, c’est une tragédie qui se joue : «A force d’être mangée par l’homme, la mer se meurt…», co-écrivaient en 2008 dans leur livre Une mer sans poissons, Philippe Cury, éminent chercheur en biologie océanographique, directeur de recherche à l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et directeur du Centre de recherche halieutique méditerranéenne et tropicale (CRH) et Yves Miserey, célèbre journaliste scientifique (Figaro). Par ses agissements irresponsables, «l’homme est en train de transformer les océans du globe en désert liquide».   

Dix ans plus tard, les prémices d’«une gouvernance mondiale, seule à même de rétablir la productivité des océans», les signes d’une quelconque volonté d’«améliorer la santé des océans ou encore d’une ‘mobilisation générale contre la déstabilisation inquiétante de tout l’écosystème marin et ses méfaits sur le climat’» qu’ils recherchaient, ces deux scientifiques français les auraient-ils perçus au cours des travaux de la conférence scientifique de haut niveau qui ont pris fin hier ?

Peut-être… Organisée par la Commission océanographique intergouvernementale (COI) et la Plateforme océan et climat (POC), cette conférence, sous le thème «De la COP21 à la décennie des Nations unies pour les sciences océaniques au service du développement durable (2021-2030)», a rassemblé, deux jours durant, les 10 et 11 septembre, au siège de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) à Paris, des chercheurs, des universitaires, ainsi que des représentants d’institutions et d’organisations intervenant dans le domaine océanographique.

A ces participants, s’ajoutent plusieurs centaines d’universitaires, venus des quatre coins du globe, dont l’Algérie — enseignants du département des sciences de la mer et biologie marine, chercheurs des laboratoires d’écobiologie des milieux marins et littoraux et de bioressources marines de l’université Badji Mokhtar Annaba, entre autres, avons-nous appris de sources universitaires.

L’opportunité s’est ainsi offerte d’échanger et de débattre avec les conférenciers, toutes disciplines de recherche confondues — étude de l’océan : physique, biologie, chimie, géologie, hydrographie, sciences de la santé et sciences sociales, ainsi que génie, sciences humaines et recherche multidisciplinaire — des récents progrès scientifiques autour des interactions océan/climat/biodiversité et de proposer une réflexion sur les liens entre science et politique, et ce, dans la perspective du lancement de la Décennie des Nations unies pour les sciences océaniques au service du développement durable (2021-2030).

D’autant que, «depuis la COP21, est-il précisé dans un communiqué publié par la COI, de nouvelles connaissances ont amélioré notre compréhension des interactions entre l’océan, le climat et la biodiversité. Le bien-être des écosystèmes marins est reconnu comme essentiel pour lutter contre les changements climatiques, soulignant la nécessité de soutenir les sciences océaniques, qui jouent un rôle majeur dans la réalisation de l’Agenda 2030».

Partant, les initiateurs du regroupement parisien estiment, aujourd’hui plus que jamais, nécessaire la recherche par la communauté scientifique mondiale et les décideurs politiques. «Quels moyens faut-il mettre en œuvre afin de passer de la science à l’action ?» C’est dans cette perspective qu’a été proclamée la «Décennie onusienne» visant, surtout, à «mobiliser les acteurs intéressés du monde entier autour d’un cadre commun qui mettra la science au service des pays dans leur mise en œuvre de l’Objectif de développement durable sur l’océan».

La communauté mondiale détant particulièrement interpellée, dans la mesure où elle est invitée à tracer «une feuille de route scientifique et technologique sur les dix prochaines années pour mener, ensemble, vers l’océan dont nous avons besoin pour l’avenir que nous voulons», insistent les organisateurs de la conférence.

D’où le choix des thèmes : «De la science à l’action : quelle contribution de la Décennie des Nations unies pour les sciences océaniques ?», «De la science à l’action : quelles politiques?» et «Recherche académique : quelles contributions à la Décennie des Nations unies pour les sciences océaniques ?».

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