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lundi, 13 juillet, 2020
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Université Ferhat Abbas Sétif I

Relation Université-Entreprise : L’UFAS se mue en EPE

01 avril 2020 à 9 h 20 min

Malgré un environnement difficile, une crise économique aiguë, l’université Ferhat Abbas Sétif I (UFAS) essaie tant bien que mal de mettre à la disposition des opérateurs économiques du secteur public et privé l’incommensurable savoir de son armée de chercheurs.

En sus de la diffusion d’une dense information scientifique et technique, l’institution forte de 41 laboratoires de recherche constitués de 204 équipes touchant aux domaines de la technologie, des sciences, de l’optique et mécanique de précision, de l’architecture, de l’économie et de la médecine, va à la rencontre des créateurs d’emplois et de richesses, lesquels ont grandement besoin de son expertise.

Les premiers projets réalisés avec des opérateurs locaux, de grands groupes industriels nationaux et des institutions nationales de grande importance, ouvrent de nouvelles perspectives à l’UFAS, faisant désormais du partenariat «gagnant-gagnant» son principal cheval de bataille. Sollicités, l’expérience et le savoir-faire des chercheurs appuyés par un équipement adéquat, s’avèrent fructueux.

La collaboration avec le secteur impacte les caisses de l’UFAS se muant en EPE (entreprise publique économique). Ainsi, les «conventions» paraphées avec les industriels sont ponctuées par des résultats probants. On passe donc de la théorie à la réalité du terrain. L’expertise de la société savante de l’UFAS est au service des opérateurs économiques, amplement satisfaits : «Après avoir acquis des usines clés en main, des industriels spécialisés dans la céramique sollicitent les services de nos chercheurs.

Nous intervenons dans l’analyse de la matière première et des produits finis. Afin d’augmenter le taux d’intégration de la matière première locale, de nombreux céramistes font appel à nos compétences très bien outillées. A plusieurs reprises, les résultats enregistrés dépassent les espérances de nos partenaires n’étant plus obligés d’effectuer les analyses de leurs produits à l’étranger.

D’un point de vue économique, le rapport qualité/ prix de nos prestations est compétitif. Pour des services d’une grande qualité, les opérateurs n’ont déboursé que la modique somme de trois millions de dinars. Actuellement, nous travaillons sur des plaques céramiques spécifiques pour un montant d’environ six millions de dinars.

Les ingénieurs de l’entreprise publique suivent de près le processus de recherche. «Nous avons par ailleurs contrôlé la conformité de la matière et de certaines pièces et des produits semi-finis de Brandt. Pour OXXO, l’autre filiale du groupe Cevital, nos experts ont contrôlé le comportement du plastique utilisé.

Pour les deux partenaires qui gagnent du temps et de l’argent (les devises fortes s’entend), la facture est de quatre millions de dinars», souligne non sans fierté le prof Mohamed Hamidouche, vice-recteur chargé de la recherche à l’UFAS.  «Il faut souligner que l’accompagnement du fond national de la recherche (FNR) chapeauté par la direction générale de la recherche scientifique et du développement technologie) qui nous a, non seulement permis d’acquérir des équipements de pointe, mais de booster la formation de nos compétences, est pour beaucoup dans notre réussite» précise le chercheur. Pour le Pr. Abdelkrim Benaiche, le recteur de l’UFAS, les exigences d’aujourd’hui et de demain, l’université devient un acteur économique de premier plan : «Pour l’excellent travail réalisé par nos chercheurs, le GACU (Groupement Algerian Corporate Universities) – trait d’union entre le ministère de l’Industrie, des Mines et l’université algérienne, a tenu à délivrer une attestation de bonne exécution.

La reconnaissance du GACU chapeautant actuellement de nombreux projets industriels montre que le chercheur de l’université algérienne est à la fois digne de confiance et capable de relever tous les défis. L’UFAS qui essaie d’apporter sa modeste contribution à l’effort national de recherche scientifique et de développement est sollicitée par de nombreux opérateurs des matériaux, de la transformation plastique, de l’agroalimentaire et de l’électronique pour ne citer que ces créneaux. Les différentes opérations sont actuellement en phase de maturation.

Je tiens à remercier nos partenaires pour la confiance placée en nos équipes de recherche… », conclut le premier responsable d’un campus portant bien le nom d’un grand pharmacien.



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