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Œuvres universitaires : L’ONOU veut redorer son blason

14 octobre 2020 à 10 h 40 min

Régissant l’un des aspects les plus sensible du système universitaire algérien, à savoir la prise en charge «sociale» des étudiants, l’Office national des œuvres universitaires (ONOU) n’arrive toujours pas à donner satisfaction et peine à gérer une demande croissante, d’année en année.

Disposant de moyens disproportionnés par rapport au nombre grandissant des étudiants, l’organisme sous tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESRS) fait régulièrement l’objet de vives critiques de la part des étudiants, de leurs parents et de certaines organisations syndicales.

Tous, ils mettent en avant «la médiocrité des prestations» assurées par cet organisme et la régression constatée dans la qualité de ses services, mais aussi la mauvaise gestion de certaines résidences universitaires dont les responsables ont même été traduits devant la justice pour fraude, vol et détournement de deniers publics.

Aujourd’hui, le gouvernement s’apprête à mettre fin à tout ce «désordre» dans le fonctionnement et la gestion de l’ensemble du système des œuvres universitaires, et des chantiers de réflexions sont déjà mis en place, pour procéder à des «réformes structurelles profondes» devant avoir pour objectifs la rationalisation des dépenses et l’amélioration des prestations fournies aux étudiants en matière d’hébergement de restauration et de transport.

En attendant, le nouveau directeur général de l’ONOU, Bachir Derouaz, s’attelle tant bien que mal à redonner une bonne image de l’office. Installé dans ces fonctions il y a un peu plus d’une année, le nouveau fonctionnaire avoue que «beaucoup de choses restent à améliorer» et que «tout n’est pas parfait». Pour lui, l’office a fait tout de même beaucoup d’efforts pour améliorer les conditions d’hébergement des étudiants dans les résidences universitaires, mais aussi en matière de restauration et de transport. «L’office ressemble aujourd’hui à une fourmi traînant un char, tellement le fardeau qu’elle porte est trop lourd.

Certes, il reste quand même quelques problèmes à régler mais les insuffisances, dont certains, parlent ne sont pas aussi vraies qu’on essaie de le faire croire aux gens. D’ailleurs, cette année, pour la première fois, grâce aux instructions du ministre en charge du secteur, un travail de coordination entre les responsables chargés de la pédagogie et ceux des œuvres universitaires a permis de mettre en œuvre un plan de travail prenant en charge l’ensemble des préoccupations des étudiants, notamment celles en rapport avec le contexte sanitaire actuel où nous avons mis en exécution un protocole jusque-là appliqué correctement et respecté par tout le monde», assure M. Derouaz.

Selon lui, toutes les dispositions ont été prises pour assurer une rentrée universitaire dans le strict respect des mesures de prévention nécessaires, notamment en matière d’hébergement, de restauration et de transport des étudiants. Il a été ainsi décidé de «limiter les places à deux étudiants par chambre, à un seul étudiant pour les résidences qui enregistrent un faible taux d’occupation et à 25 étudiants par bus, tout en assurant la restauration au moyen de repas chauds à emporter dans le respect des gestes barrières», précise notre interlocuteur.

L’opération de «rapatriement» des étudiants hors wilaya «se poursuit toujours grâce à la flotte de bus mise à la disposition de l’office et ayant permis, à ce jour, à pas moins de 65 000 étudiants de regagner leurs campus», explique le même responsable. Et d’ajouter : «Le travail de coordination entre les services de pédagogie et ceux des œuvres universitaire a permis à l’office de limiter, à ce jours, la mobilisation des moyens de transport à 25% de la capacité totale et ceux de l’hébergement à 32%.»

Le directeur général de l’ONOU affirme, par ailleurs, que ses services s’attellent à l’amélioration continue des prestations, malgré certaines contraintes rencontrées, comme celles liées à la conjoncture économique du pays qui a fait que les projets de réhabilitation de certaines résidences, non renouvelées depuis 1974, sont gelés à ce jour. Quant à la gestion administrative de l’office, M. Derouaz souligne l’importance qu’accorde son organisme au respect strict des lois, notamment lorsqu’il s’agit de marchés conclus avec des tiers personnes. «Ce sont des deniers publics. Quiconque ose y toucher aura affaire à la justice. Et Je dis aux étudiants que lorsqu’ils détiennent des preuves sur des malversations, ils n’ont pas besoin de venir me voir, ils peuvent s’adresser directement aux services de sécurité», conclut-il.

 

L’ONOU en chiffres

441 résidences universitaires
490 étudiants résidents
8000 étudiants étrangers hébergés
960 000 repas servis quotidiennement
5900 bus urbains et suburbains
3000 billets d’avion octroyés aux étudiants résidant au Sud
9000 bourses octroyées chaque année
1000 médecins et 600 infirmiers mobilisés
117 milliards DA mobilisés, dont 35 milliards DA pour la restauration, 19 milliards DA pour les bourses, 18 milliards DA pour le transport et 1 milliard DA pour la santé et les activités sportives et culturelles.

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