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Bouagache Massinissa. Membre du commissariat du FIBDA : «Nous regrettons fortement l’absence des étudiants de l’Ecole supérieure des beaux-arts»

09 octobre 2019 à 9 h 00 min

– Comment l’organisation du FIBDA s’est-elle déroulée cette année ?

Le festival de la BD d’Alger est à sa 12e édition. C’est la suite logique des années précédentes. Chaque année nous avons un programme différent et des activités différentes. Mais la date est toujours la même. C’est un rendez-vous annuel que même les auteurs étrangers prennent en considération. C’est pour la septième fois que je participe à l’organisation de ce festival.

J’ai été contacté par le commissariat pour organiser cet événement avec le reste de l’équipe et une fois qu’on est entré dans ce monde, il en devient difficile d’en ressortir, ce qui m’a d’ailleurs motivé à y participer, ainsi que la rencontre de gens qui partagent les mêmes passions, des auteurs, des écrivains et des artistes extraordinaires venus de partout. Cela me permet également d’acquérir une expérience humaine et professionnelle formidables.

– Qu’est-ce qui diffère de l’organisation du FIBDA par rapport à 2018 ?

Il faut savoir que l’organisation de la 12e édition a commencé juste après la fin de la 11e de l’année précédente. Nous avons procédé à un bilan de la 11e édition, dressé les points positifs et négatifs, ainsi que tout ce qu’il y avait à améliorer pour l’édition suivante, notamment les points récurrents et les difficultés qu’il fallait contourner. Nous nous sommes rencontrés plusieurs fois pour exposer nos idées et propositions, notamment pour le choix des Etats-Unis comme pays invité d’honneur.

Nous avons ensuite contacté les participants et Philippe Brocard qui est président du festival de Lyon, et d’autres présidents de festivals de pays étrangers qui nous ont soutenus dès la première édition. Ces personnes ont aussi ramené avec eux des invités spécialistes dans le domaine de la BD.

– Et en matière de nouveautés, qu’avez-vous concocté pour cette 12e édition ?

En matière de nouveautés, nous avons organisé des conférences variées, avec des thèmes différents, cette année, nous avons une conférence qui traite sur les 80 ans de Batman, les 50 ans de Mkidech, une conférence aussi sur la bande dessinée polonaise. L’objectif de ces conférences est de prendre de l’expérience de ses grands auteurs. Nous avons aussi de nouveaux auteurs algériens qui se lancent dans des numéros de leur personnages fétiches pour justement leur apprendre comment leur personnage préféré peut vivre 80 ans, sans prendre de rides en s’intégrant aux particularités de chaque époque, ce qui fait parti des techniques et des secrets de leur réussite.

– Comment expliquez-vous l’absence des étudiants des beaux-arts au FIBDA ?

Nous regrettons fortement l’absence des étudiants de l’école supérieure des beaux arts. Nous aurions souhaité les intégrer à l’évènement, d’autant que nous avons des concours et des formations destinés à eux. Mais il faut rappeler qu’il y a certains artistes qui sont diplômés de l’école des beaux arts et qui ont sortis des BD au temps où ils étaient étudiants dans cet établissement.

– Justement, peut-on en savoir davantage sur ces concours et ces formations?

Nous avons lancé nos concours pendant l’été qui se sont prolongés jusqu’aux dernières semaines avant le début du festival. Bien sûr, nous avons prévu des prix pour les vainqueurs, tel que le prix de l’ambassade des Etats-Unis qui a été remporté par le participant Sid Ali Oudjiane. Ce dernier pourra participer au Comic-Con international prévu à San Diego en juillet 2020.

Il faut savoir que cette compétition est considérée comme le plus grand événement de la BD dans le monde. Avec cette opportunité, le lauréat aura l’occasion de finir son album, vu que c’est tout un projet qu’il a présenté. Nous avons aussi d’autres prix qui ont été financés par Société Générale, cette dernière a sponsorisé des espaces scolaires pour les jeunes talents. Notre objectif avec ces prix est d’encourager les jeunes talents à oser, à montrer et à développer leur talent.

Il faut savoir aussi que nous organisons des formations spécialisées avec des professionnels dans le domaine, qui ont formé énormément d’auteurs algériens à l’école des beaux arts. Nous avons aussi des formations d’initiation des petits à la BD.

– Que pensez-vous de l’absence du 9e art dans l’Ecole supérieure des beaux-arts ?

A mon avis, il est indispensable d’avoir un module de la BD non seulement à l’école des beaux arts mais à l’école en générale. Effectivement, nous avons contacté le ministère de l’enseignement supérieur pour pouvoir parler de cette possibilité d’insertion de la BD. Pour les plus petits, il est impératif d’attirer l’attention des enfants pour la BD afin de libérer l’élève du cliché des livres, apprendre les langues et même les science en s’amusant.

– Comment jugez-vous l’afflux des visiteurs cette année ?

Nous avons reçu un très grand nombre de visiteurs cette année, dès le premier jour d’ouverture. En tout, nous avons eu plus de 30 milles visiteurs. C’est un chiffre record. Nous avons cru que c’était juste pour le premier jour. Nous nous sommes surpris ensuite par le nombre de personnes qui n’a pas diminué. Nous sommes vraiment satisfait du résultat.


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