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jeudi, 28 mai, 2020
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Lutte mondiale contre le Coronavirus : La communauté universitaire à la rescousse

01 avril 2020 à 9 h 09 min

La crise mondiale provoquée par la propagation du COVID-19 a entraîné la mobilisation de tous les secteurs de la société, y compris les universités et les centres de recherches scientifiques.

Ces derniers ont désormais un grand rôle à jouer dans la lutte contre cette maladie, et ce, en mobilisant tous les efforts afin de sensibiliser les populations quant à la nécessité de respecter les mesures de prévention sanitaire, mais surtout d’apporter des solutions à même de contenir la propagation de ce virus.

A travers les quatre coins de la planète, des universités spécialisées dans de diverses disciplines mènent un travail sans relâche ayant réussi à mettre au point des solutions technologiques facilitant l’intervention des équipes médicales qui sont au premier rang dans la lutte mondiale contre cette pandémie. Nous reproduisons ici quelques exemples de pays ayant mis tous les moyens, matériels et financiers, à la disposition de leurs universités.

En Chine…

Le ministère chinois de l’Education a déclaré que 22 universités du pays menaient une course contre la montre afin de mettre au point des produits de dépistage pour le nouveau coronavirus, dont des kits de détection d’acide nucléique, d’antigènes et d’anticorps. Plusieurs kits de test développés par les universités en collaboration avec des entreprises ont été mis en application clinique, après l’approbation de l’Administration nationale des produits médicaux, a indiqué Lei Chaozi, directeur du département des sciences et des technologies relevant du ministère. Les produits des universités ont non seulement répondu aux besoins nationaux de dépistage du virus, mais aussi contribué à répondre à la demande croissante de dépistage à l’étranger, a noté M. Lei. L’hôpital de l’Ouest de la Chine de l’Université du Sichuan a fait don de kits de dépistage d’acide nucléique permettant de tester 1000 personnes au gouvernement de la Géorgie le 12 mars, afin de l’aider à lutter contre le coronavirus. Ces kits de test, développés conjointement par l’Université Tsinghua, l’Université du Sichuan et des entreprises, peuvent détecter six virus respiratoires, dont le nouveau coronavirus.

Au Vietnam…

L’Université de Sciences et de Technologie (Université de Danang) a lancé un système high-tech pour mesurer la température corporelle à distance. Il comprend un thermomètre infrarouge et une webcaméra connectée à un ordinateur via internet. Il est doté aussi d’un appareil automatique capable de monter ou de descendre, en fonction de la hauteur de chaque personne. Ce dispositif est considéré comme l’une des solutions technologiques les plus efficaces, aujourd’hui, pour mesurer à distance la température corporelle, sans exposer les professionnels de santé à une potentielle contamination. En plus, son prix est moins cher que les autres thermomètres sur le marché.

Dans les mois à venir, le robot BK-Anticovid évoluera à grand pas avec l’insertion du système de mesure de la température corporelle et d’autres fonctions selon l’exigence du secteur médical. Le projet, mené par un groupe d’enseignants et d’étudiants de la Faculté de génie mécanique, a été piloté par Dr. Le Hoai Nam – Vice Doyen, ancien étudiant du programme PFIEV (Programme de Formation d’Ingénieurs d’Excellence au Vietnam). Selon le vice-doyen, d’autres produits ont été conçus par ce groupe, à savoir des systèmes de désinfection mobiles, des distributeurs automatiques de désinfectant pour les mains et des robots de désinfection à l’hôpital.

Au Canada…

Les universités canadiennes sont en première ligne pour lutter contre la COVID-19 et continuent à accorder la priorité à la santé et la sécurité des étudiants, des professeurs, du personnel et de la collectivité dans son ensemble, à mesure que la situation évolue. Les universités se joignent à tous les ordres de gouvernement, au secteur privé et à la société civile pour fournir du matériel médical essentiel. Elles collaborent en outre avec des partenaires communautaires pour fournir toute une gamme de mesures visant à appuyer les interventions nationales de santé publique. Grâce à un financement de 52,6 millions de dollars, versés par les Instituts de recherche en santé du Canada, 96 équipes de recherche dans les universités de tout le pays mènent de vastes travaux de recherche interdisciplinaires, visant à guider les interventions cliniques et de santé publique, à mettre au point et évaluer des outils diagnostiques et des vaccins, et à combattre la désinformation.

A l’échelle de l’association, les Universités du Canada ont mis en œuvre un protocole de télétravail et continue à offrir une aide rapide et essentielle à leurs clients et à leurs membres. L’Université McMaster a reçu environ 1,8 million $ du gouvernement fédéral pour des projets de recherche destinés à combattre le coronavirus. Ce sont en tout 49 projets de recherche universitaire qui s’ajoutent aux 47 études déjà en cours. Ces fonds ont été puisés dans les 275 millions de dollars alloués par le gouvernement fédéral aux centres scientifiques et visant à trouver des réponses efficaces pour contrer la pandémie. Les études qui ont reçu un appui du gouvernement se répartissent en diverses catégories, couvrant tous les aspects de la réponse à donner à ce problème de santé mondial : gouvernance et logistique, interventions en santé publique et leurs répercussions, dynamique sociale et communication, prise en charge clinique, diagnostic, traitements et vaccin.

En Grande-Bretagne…

Des chercheurs britanniques vont tenter de dresser des canidés pour détecter le nouveau coronavirus et repérer les personnes malades, afin de contribuer à freiner la propagation de l’épidémie, a annoncé l’association Medical Detection Dogs qui travaille avec la London School of Hygiene and Tropical Medicine (LSHTM) et l’université de Durham. Les trois partenaires ont entamé des préparatifs pour entraîner intensivement des chiens, afin qu’ils soient prêts en six semaines à fournir un diagnostic rapide et non invasif vers la fin de l’épidémie. Ils ont également contacté le gouvernement pour lui expliquer comment le meilleur ami de l’homme pourrait s’avérer un allié précieux dans la lutte contre la pandémie, l’association, qui a déjà formé des canidés à détecter des maladies comme le cancer, Parkinson et des infections bactériennes, explique que le procédé serait le même pour le Covid-19.

Il s’agira de leur faire renifler des échantillons et de leur apprendre à signaler quand ils l’ont trouvé. Les chiens sont en outre capables de détecter des changements subtils de température de la peau, et pourraient potentiellement indiquer si quelqu’un a de la fièvre. Une fois dressés, ils pourraient être utilisés pour identifier les voyageurs contaminés par le virus à leur arrivée dans le pays ou être déployés dans d’autres espaces publics. «Sur le principe, nous sommes sûrs que les chiens peuvent détecter le Covid-19. Nous étudions maintenant comment nous pouvons capter en toute sécurité l’odeur du virus sur des patients et la présenter aux chiens», a expliqué la directrice et cofondatrice de Medical Detection Dogs, citée dans un communiqué. «L’objectif est que les chiens puissent dépister n’importe qui, y compris ceux qui ne présentent pas de symptômes et nous dire s’ils doivent être testés», a-t-elle ajouté.

En France …

Des équipes de recherche de Sorbonne Université se mobilisent depuis plusieurs semaines pour que leurs travaux avancent efficacement. Un budget exceptionnel de 500 000 euros a été débloqué pour aller plus vite et être plus efficaces. Cinq grandes priorités ont été choisies par le groupe de travail mis en place par le Professeur Bruno Riou, doyen de la Faculté de médecine de Sorbonne Université et directeur médical de crise sur le Covid-19. Il s’agit des études épidémiologiques, des études translationnelles et des études physio-phathologiques. Le même groupe a entamé également des recherches concernant les domaines cliniques, les mesures de prévention, de soins et de contrôle de l’infection en milieu de soins et en milieu communautaire. Ces recherches ont été élargies aux aspects éthiques, aux sciences humaines et sociales.

Aux Etats-Unis d’Amérique…

Quatre équipes de chercheurs de Columbia University à New York travaillent actuellement au développement conjoint de médicaments antiviraux et d’anticorps qui pourraient combattre le nouveau coronavirus Covid-19. Elles poursuivent chacune des approches différentes pour développer ces traitements visant à empêcher le virus de se répliquer. Chaque approche s’appuiera sur les connaissances et l’expertise que les scientifiques ont acquises en travaillant sur des thérapies antivirales efficaces contre le VIH et l’hépatite C, a précisé l’université sur son site. David Ho, directeur scientifique fondateur du Centre de recherche sur le sida, Aaron Diamond, et professeur de médecine à Columbia, est le chef de file de cet effort commun.

Il a déclaré que les quatre approches conduiront au développement d’un médicament antiviral à large spectre ou d’un anticorps qui pourrait être efficace contre un large éventail de coronavirus actuels et futurs. «Nous entreprenons ce travail avec un grand sentiment d’urgence en raison de la nature de l’épidémie actuelle du coronavirus», a-t-il déclaré, «mais nous réfléchissons également à ce à quoi nous pourrions être confrontés à l’avenir». Il a ajouté que les équipes de Columbia University prévoyaient de mener des essais cliniques d’ici un an sur au moins un inhibiteur de protéase, un inhibiteur de polymérase et un anticorps monoclonal.



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