Les scientifiques à l’honneur | El Watan
toggle menu
lundi, 27 mai, 2019
  • thumbnail of elwatan20190527

Association algérienne des femmes et des filles de science

Les scientifiques à l’honneur

20 février 2019 à 10 h 00 min

L’Université des sciences et technologies Houari Boumediène (USTHB) de Bab Ezzouar a célébré, lundi 11 février, dans la salle de conférences, au sein de la maison des sciences, la Journée internationale des femmes et des filles de sciences, coïncidant avec la création de l’Association algérienne des femmes et des filles de sciences.

Plusieurs conférences ont été tenues par des chercheurs et professeurs de différents domaines, des plus distingués, dont Ahmed Djebbar, professeur émérite de l’université de Lille 1 et membre de l’Académie des sciences et des technologies d’Algérie, le professeur Mohamed Sid Moulay, de la faculté de mathématiques, et la professeur Leïla Guellouz Chelbi, de l’université de Tunis El Manar.

Ce n’est qu’en fin de journée que la création officielle de l’Association algérienne des femmes et des filles de sciences a été annoncée. Yasmina Kerboua Ziari, professeur à la faculté de physique de l’USTHB et première responsable de cet événement, nous explique que la création de l’association, à cette date précise, a été choisie par rapport à la célébration de la Journée internationale des femmes et des filles de sciences.

Outre les étudiantes doctorants, d’autres institutions ont pris part à cet événement, à l’instar de l’Université de la formation continue (UFC), l’Ecole nationale supérieure de statistiques et d’économie appliquée (ENSSEA), l’Office des publications universitaires (OPU) et des entreprises économiques privées.

«Cette journée a été instituée par l’Organisation des Nations unies (ONU) en 2015, vu le nombre insignifiant de filles dans les domaines des sciences techniques, de l’ingénierie et des mathématiques (STEM)», a souligné la présidente. Et de poursuivre : «En vertu du programme élaboré par l’ONU pour le développement durable, d’ici à l’horizon 2030, nous avons décidé d’engager des actions visant à encourager les femmes à aller de l’avant vers les sciences et les technologies.»

Le professeur Kerboua Ziari a expliqué que «les femmes qui poursuivent leurs études en STEM ne sont que 30% dans le monde, le taux le plus élevé étant en Europe». Dans le monde arabe, l’Algérie «est très bien positionnée, avec un taux de 30% de femmes chercheurs, par rapport aux hommes».

A Oman, ce taux atteint 53%, nous dit-on encore. Le professeur affirme avoir organisé cette journée pour sensibiliser les jeunes filles et changer les mentalités. «Nous avons organisé cette journée dans le but de se défaire de ce stéréotype qui dit que la place de la fille est dans la cuisine et à la maison. Nous voulons les inciter à poursuivre leurs études et leurs recherches dans le domaine de la médecine et de la science en général», dit-elle.

Mme Kerboua Ziari nous fait savoir qu’un grand nombre de filles, à l’USTHB plus exactement, abandonnent leurs études après avoir eu leur licence et que le taux de ces dernières en licence est de 60%. En master et en doctorat, ce taux chute jusqu’à 30, voire 25%. «L’Association algérienne des femmes de sciences est une démarche et une première approche pour essayer de sensibiliser les générations futures aux STEM, par l’organisation de conférences, de workshops et autres activités de conseils et d’orientation», tient à préciser sa présidente.

Et d’ajouter : «Nous avons bénéficié d’une formation de qualité que nous cherchons à transmettre aux générations futures.» Le professeur affirme avoir le soutien du recteur de l’université de Bab Ezzouar et insiste qu’en étant elle-même une fille de science en polytechnique qui aime les défis, se voit obligée de s’y impliquer à travers ce genre d’actions.

Evoquant les années où elle était étudiante, le professeur Kerboua Ziari dit avoir remarqué «un certain recul» chez les étudiantes d’aujourd’hui, en ce sens que «les étudiantes de nos jours sont beaucoup plus indécises». Notons enfin qu’une cérémonie de remise de prix a été organisée au profit des anciennes femmes «savantes» issues de toutes les wilayas du pays.

Parmi celles qui ont été honorées, citons, entre autres, la professeure Ouiza Cherifi, chimiste et inspectrice générale au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le professeur Fattoum Kherichi, du même ministère, la professeure Nassima Allal, de la faculté de physique, la professeure Kerboua Djamila, de la faculté de médecine et le professeur Assouag, économiste.

Lire aussi

Loading...

Related Post

S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Se souvenir de moi
Mot de passe perdu?
S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Registration confirmation will be emailed to you.
Password Reset Registration
Login
Do NOT follow this link or you will be banned from the site!