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Ouargla 47e au classement national du baccalauréat

Les enseignants du supérieur passent à l’action

31 juillet 2019 à 10 h 00 min

Une initiative inédite a été organisée, lundi dernier, à Ouargla où un collectif d’enseignants du supérieur regroupés sous l’égide d’une association fraîchement créée «Fikr liouloum» ont appelé les nouveaux bacheliers de la wilaya de Ouargla à une rencontre d’orientation pédagogique.

Le choc du déclin des résultats du bac passant de 45 à 38,23% n’est pas passé et cette initiative d’accompagnement témoigne d’un changement qui accompagne le hirak politique d’une prise en charge des problèmes de l’enseignement et de l’éducation dans cette wilaya du sud qui campe à la 47e place du classement national.

Au-delà de la présentation des aspects purement administratifs et des démarches de préinscription, c’est surtout la sélection des spécialités et l’étude des vocations et des capacités intellectuelles, physiques et linguistiques que ces enseignants ont appelé à mettre en priorité lors du choix des filières de formation, qui ont amèrement évoqué les 62% de candidats ayant échoué au bac, un échec cuisant pour la wilaya qui pensait avoir décollé de la fin du peloton l’année dernière.

Pour le Dr Djamel Benménine, enseignant de technologie à l’université Kasdi Merbah et membre de l’association, «l’objectif est de sortir des dédales de la formation pour la formation et d’accompagner les lauréats vers un choix utile pour leur personne et notre wilaya».

Bacheliers et parents ont donc eu droit à un panel très sélectif d’orateurs qui, chacun à sa manière, ont réussi à susciter la curiosité de l’assistance quant à des choix de formation auxquels ils n’auraient peut-être pas pensé. Zahia, lauréate d’un baccalauréat à 14 de moyenne en sciences, voudrait s’inscrire en médecine mais déplore que les places soient chères à la faculté de médecine de Ouargla où il faudra compter plus de 15 de moyenne d’accès.

Se tournant vers la formation paramédicale où le critère de la moyenne est également exigé excepté pour la wilaya d’Illizi où une priorité aux candidats est donnée quelle que soit la moyenne de succès au bac, Mouloud Salhi, directeur des études de l’école supérieure de formation paramédicale de Ouargla qui couvre également Ghardaïa, Laghouat et Illizi, expliquera que le ministère octroie un quota de postes selon les besoins de chaque wilaya afin de répondre à la demande des secteurs sanitaires, d’où l’acceptation d’un 10 à Djanet et Adrar qui font exception et non à Ouargla comme souligné par une candidate.

L’ouverture de spécialités nouvelles très cotées telles que les soins généraux, laboratoire et hygiène en plus des sages-femmes, l’habilitation pour la délivrance de diplômes sous la double tutelle du ministère de la Santé et celui de l’Enseignement supérieur a été acquise pour la sortie de promotion de 2023. A partir de la deuxième année, 17 spécialités en soins généraux seront dispensées, mais aussi celle de sages-femmes, les postes étant ouvrables directement.

Le départ vers des instituts au nord a posé problème pour la formation en appareillage l’année dernière a expliqué M. Salhi, appelant les parents à permettre aux filles de profiter de ces nouvelles spécialités à forte valeur ajoutée au même titre que la kinésithérapie et la nutrition-diététique pour couvrir les besoins de la wilaya de Ouargla.

Khaled Zerrouki, ingénieur en pétrole travaillant à Halliburton appellera quant à lui les étudiants à s’orienter en priorité vers l’Ecole nationale d’administration «Vous pointez sans cesse du doigt les insuffisances de l’administration locale, envoyez vos enfants se former avec des objectifs clairs de revenir occuper des postes de décision dans leur wilaya et résoudre ses problèmes de gestion», dira-t-il.

Le professeur Hamza Bengrina, directeur régional de l’UFC, soulignera que la responsabilité du marketing des spécialités revient aux enseignants en premier du point de vue de l’employabilité et l’étude du marché de l’emploi, d’où l’importance du choix. L’orateur conseillera toutefois aux étudiants de donner plus d’importance à leur formation personnelle et l’amélioration de leurs aptitudes pour percer dans n’importe quelle spécialité et s’imposer comme candidat de choix.

Le Dr Taha Boukhriss, maître-assistant à la faculté de médecine de Ouargla, expliquera pour sa part que cinq années après sa création, cette dernière prodigue une formation de qualité aux étudiants appelant les candidats à ne plus considérer la médecine comme une spécialité de prestige pour de brillants bacheliers dont les parents sont les principaux moteurs du choix de la spécialité, sans vocation médicale. Le Dr Boukhriss estime que les études de médecine demandent énormément d’investissement et qu’il faut être convaincu pour se lancer.


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