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L’engagement des étudiants demeure inébranlable

12 juin 2019 à 10 h 03 min

A quelques semaines de la fin de l’année universitaire, la communauté insiste sur le maintien de la contestation jusqu’au bout. Le mot d’ordre est donné à travers les forums estudiantins pour que les marches de mardi «restantes» soient plus résonantes que jamais, quand bien même les épisodes de contestation durant le Ramadhan furent impressionnantes. Son engagement a transcendé les frontières nationales.

Et son rôle dans le mouvement populaire «est primordial, car il n’y a pas que les manifestations du vendredi, il y a aussi les mardis étudiants. Avec la massification de l’enseignement supérieur, l’Algérie compte aujourd’hui 1,7 million d’étudiants, dont près de 60% sont des étudiantes», a déclaré Farida Souiah, docteur en sciences politiques et chercheuse affiliée à Aix-Marseille université dans un entretien au quotidien français Le Monde, paru la semaine écoulée.

Et partant, l’ancrage «étudiant» dans le mouvement du 22 février n’est plus à prouver, ni à l’intérieur ni à l’extérieur du pays. C’est incontestablement le fer de lance du hirak populaire. Sauf que la période des vacances est aux portes. Ce qui n’ira pas sans impacter la mobilisation citoyenne.

Sur le campus central de l’université des Frères Mentouri, les étudiants abordés semblent avoir un pincement au cœur. «Il nous reste tout juste un mois pour la fin de l’année. Pour ceux qui n’ont pas suivi le boycott des cours, c’est moins. Trois à quatre rendez-vous du mardi sont possibles, après il faudra venir grossir davantage les rangs de la marche du vendredi», nous-dit-on.

Et c’est le même son de cloche au niveau de l’université Salah Boubnider (Constantine 3), dont la mobilisation n’a pas failli. «Nous avons fait un appel à toute la communauté pour faire des marches à venir des rassemblements impressionnants, un avant goût de ce que sera notre engagement à la rentrée en septembre prochain», affirme-t-on. Et de préciser que la défection de certains de leurs camarades par le passé n’est plus de mise aujourd’hui.

«Le rassemblement pour entreprendre la marche vers le centre-ville se fait au niveau de l’université Mentouri et beaucoup d’étudiants ont du mal à s’y déplacer en raison de la distance et des moyens de locomotion rares. Avec la mise en exploitation de l’extension du tramway, il y a une semaine, qui dessert ainsi les trois universités, d’aucuns n’auront pas d’excuse pour rater la marche».

Voilà un problème de moins. Et d’insister sur la motivation qui ne doit pas s’altérer à cause de la période des vacances. Oui, mais comment ? «Grâce aux coordinations mises en place à travers bon nombre d’universités afin de maintenir le contact et de préserver la flamme de la contestation», est-il répondu. Et Constantine n’est pas en reste. En date du 17 mai, il y a eu l’Union des étudiants de Constantine(UEC), dont l’objectif est l’unification des rangs et la mise en place de mécanismes pour se préserver des pressions.

C’était au fait un groupe fermé sur les réseaux sociaux, qui appellera à la création de structures d’encadrement au niveau de toutes les facultés et instituts. Une idée qui n’a finalement pas réussi à germer. En parallèle, les communautés à l’Ouest et au Centre se dotèrent de coordination ou de pôle. A l’Est, il y a eu quelques expériences malheureuses, mais les enjeux sont tellement importants que des initiatives substantielles ont repris le relais.

A Constantine, la coordination des universités de Constantine du hirak (CUCH) est venue à point nommé canaliser la contestation universitaire et lui fournir des contours. «Pas de hiérarchie dans ce combat de la dignité, enseignants et étudiants sont tous unis», diront des étudiants de l’université Salah Boubnider, qui ont déploré la fermeture de l’amphithéâtre 300, où se tenaient les assemblées générales hebdomadaires. Une situation résumée par une publication, postée sur la page «Hirak Constantine 3» : «Une atteinte gravissime au peu de liberté que nous avons pu conquérir : l’arbitraire règne toujours !

On nous a défendu de nous rassembler à l’amphi 300 de la faculté d’architecture de l’université de Constantine 3. A cet effet, la réponse de la communauté universitaire doit être à la hauteur de l’enjeu auquel nous faisons face. La libération des espaces d’expression s’avère une nécessité, voire  une obligation…» Pour mieux cerner le mouvement universitaire et sa courbe d’évolution, nous nous sommes adressés au Pr Nasser Djebbar qui, dans cet entretien, nous livre sa vision.

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