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Faculté des sciences économiques de Tizi Ouzou

Le collectif des enseignants s’exprime sur le dialogue national

31 juillet 2019 à 10 h 00 min

Le collectif des enseignants de la Faculté des sciences économiques, de gestion et des sciences commerciales (FSECSG) de l’université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou a rendu public, dimanche, un communiqué dans lequel il dénonce, entre autres «l’appel du pouvoir au dialogue national inclusif en imposant ses conditions de sortie de crise à une commission ad hoc devant diriger les débats».

«Depuis le début de la dynamique révolutionnaire, le régime n’a pas cessé de manœuvrer d’une façon diabolique, en recourant comme à son accoutumée à ses pratiques : manipulation des médias aussi bien publics que privés avec un contrôle policier des réseaux sociaux, l’intox, la fabrication d’acteurs factices…, et ce, en vue de sauver le système maffieux : la camorra.

Mais tous ces stratagèmes systémiques (du système) n’auront servi à rien, sinon à retarder l’avènement de la République démocratique et sociale. Ils sont anachroniques, tant ils sont à contre courant de l’histoire en marche. La bêtise combinée à la perfidie ne peuvent rien contre la révolution du peuple.

Celle-ci triomphera. C’est une certitude mathématique», lit-on dans le même document qui ajoute que le régime «complètement désarçonné, pris de panique et ne sachant à quel saint se vouer, réactive les mécanismes de la dictature d’Alger: brutalité, violence, répression, intimidation, arrestation, incarcération tant et si bien que des Algériennes et des Algériens innocents sont emprisonnés dans le même espace carcéral que leurs bourreaux.

Le bon grain n’étant pas séparé de l’ivraie, le mélange des genres est parfait, du coup la dictature d’Alger s’enlise inexorablement dans ses contradictions insurmontables», précisent les rédacteurs du même texte.

Pour le collectif des enseignants de la Faculté des sciences économiques, de gestion et des sciences commerciales de l’université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou, la chute du pouvoir est imminente. «Le moment hégélien ; la raison du peuple, fera la synthèse : le passage à une Algérie meilleure et à une démocratie majeure.Attaqué dans ses derniers retranchements, le pouvoir appelle cyniquement au dialogue ‘‘national inclusif’’ en imposant ses conditions de sortie de crise à une commission ad hoc devant diriger les débats.

Cette commission, ayant accepté le jeu d’échecs du pouvoir consistant en l’organisation de la présidentielle dans des ‘‘délais les meilleurs’’, est contre révolutionnaire», dénonce-t-il tout en précisant, en outre, que cette commission est «d’autant plus contre-révolutionnaire» que sa composante est systémique et que sa mission, dictée par les décideurs, est de brader la révolution, en effectuant quelques misérables changements paramétriques.

Ne représentant ni le mouvement révolutionnaire ni le peuple, cette commission n’a aucune habilitation à conduire un quelconque «dialogue national». «Elle est d’emblée disqualifiée», tranche-t-il. Le même collectif rappelle que «le mensonge, l’imposture, la tartufferie et la ruse avec l’histoire ne sont plus possibles, car la ruse de l’histoire est une vérité transcendantale. Elle est au-dessus de la volonté humaine.

Ses lois sont implacables, elles auront déterminé la fin du système clanique qui a régné sans partage sur l’Algérie depuis 1962. Bien travaillé, vieille taupe s’exclamait Hegel !», soutient-il tout en soulignant, par ailleurs, que le peuple a bien compris «la nature empoisonnée et radioactive de la solution planifiée par le pouvoir et ses sous-traitants».

Il a, soutient le même communiqué, répliqué de manière ferme à l’occasion des grandioses marches de vendredi dernier, et ce, pour, ajoute le même texte, dénoncer «cette énième manœuvre d’une façon unanime : La hiwar la chiwar, Arahil obligatoire, La hiwar la chiwar, Transition obligatoire, Makanch intikhabat ma3a el 3issabat, exigé la libération immédiate et inconditionnelle de tous les détenus d’opinion politique, rappeler que si dialogue il y a, il ne peut se faire qu’autour des modalités du démantèlement du système».

Le peuple a, à travers les marches du week-end écoulé, réaffirmé aussi, estime le collectif des enseignants de la FSECSG, «sa volonté de rupture avec le système, et ce, en mettant en œuvre les mécanismes d’une véritable transition démocratique».


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