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Conférence de Tarik Mira et Hamid Ouazar à l’université de Tizi Ouzou

L’Assemblée constituante résoudra les problèmes

15 mai 2019 à 9 h 03 min

Les rencontres «Les débats de l’UMMTO», qu’organisent les enseignants, les étudiants et le personnel ATS de l’université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou, se poursuivent durant les soirées du mois sacré à l’auditorium du campus universitaire de Hasnaoua.

D’ailleurs, jeudi dernier, Tarik Mira et Hamid Ouazar, anciens députés, ont animé une conférence autour du manifeste «Pour l’Algérie nouvelle». Ainsi, lors de son intervention, Tarik Mira a souligné, d’emblée, «qu’il y a eu beaucoup de débats autour de la transition et il y a eu aussi des tentatives d’imposer des gens comme représentants du mouvement populaire, mais personne n’a parlé de projet de société de l’Algérie de demain», a-t-il estimé, tout en précisant que «la problématique est de savoir comment sortir de la crise».

Pour le conférencier, la question des libertés est fondamentale. Elle ne peut être résolue que par l’élection d’une Assemblée constituante souveraine, car en Algérie, le problème de la légitimité s’est posé depuis 1965, a-t-il rappelé. «Toutes les légitimités populaires et historiques ont été usurpées. Donc, le problème de la légitimité de l’exercice du pouvoir doit être résolu», a-t-il martelé.

De son côté, Hamid Ouazar a déclaré que la société a totalement rejeté le système politique en place, et ce, a-t-il expliqué, en dénonçant massivement la corruption et le népotisme du régime. L’orateur a également souligné les raisons qui les ont motivés à initier le document (le manifeste pour l’Algérie nouvelle).

«On voit passer beaucoup de propositions, mais quasiment toutes ces propositions portent seulement sur les mécanismes de la transition et le personnel devant gérer les instances de transition. Il y a même des propositions qui portent sur l’ambition personnelle de ceux qui font les propositions», a-t-il ajouté.

Par ailleurs, dans le manifeste «Pour une Algérie nouvelle», ses initiateurs écrivent que «L’Algérie vit une période exceptionnelle de sa jeune histoire. Jamais, depuis l’indépendance, une telle déferlante humaine n’a secoué le pays sur l’ensemble du territoire. Accumulation de différentes et longues luttes antérieures, ces manifestations populaires et pacifiques réclament, à travers le rejet du cinquième mandat et de toute prolongation, la fin du système en place».

«Ces manifestations rappellent la joie, la communion et l’espoir des premières journées de l’indépendance. Après l’accession de l’Algérie à la souveraineté internationale, synonyme d’indépendance, le peuple algérien revendique massivement la liberté pour l’exercice de sa volonté. Indépendance et liberté sont intimement liées dans notre imaginaire social et notre mémoire collective.

Plus d’un demi-siècle après le recouvrement de l’indépendance, la construction de ‘l’Etat démocratique et social’ dans ‘le respect des libertés fondamentales’ énoncée par la plateforme de la Soummam et la Déclaration du 1er Novembre 1954 n’a pas abouti», ajoute le même texte, qui relève, en outre, que «plusieurs éléments combinés ont concouru au détournement de la volonté populaire par la confiscation des instruments politiques et juridiques de l’autodétermination du peuple algérien.

Du régime de parti unique au multipartisme, le pouvoir en place s’est toujours accaparé des moyens de l’Etat. L’administration, le Trésor public, la justice et l’appareil sécuritaire sont aux ordres. Ils sont soumis à l’impératif de pérenniser le système par le verrouillage de la vie publique et la fraude électorale.

Celle-ci structure la vie institutionnelle, faisant de la corruption et de l’allégeance le moteur d’un système qui fonctionne en vase clos», lit-on dans le même document décortiqué, jeudi dernier, par MM. Mira et Ouazar devant l’assistance à l’auditorium du campus de Hasnaoua.

Les conférenciers ont également estimé qu’en l’absence de «séparation des pouvoirs -exécutif, législatif et judiciaire- et d’inexistence de contre-pouvoirs institutionnels et non étatiques, la corruption atteint des sommets inégalés et l’impunité devient la règle. La force brute l’emporte sur la force du droit. Cet état de fait est en train de s’effondrer sous la pression populaire, augurant l’avènement d’une Algérie nouvelle».

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