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Pour canaliser la mobilisation dans les campus

La coordination des universités de Constantine est née

13 mars 2019 à 10 h 00 min

La mobilisation dans les campus universitaires à Constantine n’est pas retombée d’un iota. Si la période des vacances est effective par la force du décret ministériel émis dans la soirée de samedi dernier, in situ, il demeure des noyaux de résistance.

En dépit de la fermeture des facultés et des résidences universitaires, les trois universités de la capitale de l’Est ont trouvé le moyen d’unifier leurs rangs et de faire bloc face au mépris de la tutelle. Lundi dernier, comme à l’accoutumée depuis plusieurs jours, des étudiants et enseignants, unis dans le combat de la dignité, se sont retrouvés devant l’auditorium de l’université Mentouri. Mais ce jour-là, ils ont entériné l’acte de naissance de la coordination des universités.

Ils ont réussi, au-delà des clivages, à transformer leur action, qui s’est traduite par des marches et des sit-in, en une force d’opposition et de proposition dans un cadre fédérateur. L’instance, qui est née dans la conjoncture que l’on connaît, a eu le mérite de fusionner toutes les aspirations portées par des enseignants de l’université Mentouri (Constantine I), Abdelhamid Mehri (Constantine II) et Salah Boubnider (Constantine III). «L’université est en vacances forcées.

Cependant, enseignants et étudiants se rassemblent chaque jour devant l’auditorium sur le campus Mentouri. Lors de la réunion de lundi, et en présence de quelque 400 universitaires, a vu le jour la coordination des universités de Constantine, avec une représentation enseignants, étudiants et travailleurs, et ce, de Constantine I, II, et III et de l’université des sciences islamiques», nous a indiqué le Pr Jamal Mimouni, du département de physique de l’université Mentouri.

Ce sont là trois informations en une. Primo, étudiants et enseignants font front commun dans cette dynamique, secondo, le personnel qui était jusque-là non impliqué a rejoint le mouvement, et tertio, l’adhésion de l’université islamique, Emir Abdelkader, dont le corps enseignant, tout autant que les étudiants, sont restés à l’écart de la contestation depuis son début.

Poursuivre le combat

L’idée de créer une coordination a germé il y a quelques jours. Précisément, au lendemain de la sortie de plusieurs dizaines d’enseignants dans la rue, le mardi 5 mars, au moment où d’autres se sont contentés de rassemblements à l’intérieur des enceintes universitaires. La communauté est ainsi apparue en rangs dispersés, alors qu’elle est déjà «ballottée» entre deux syndicats du supérieur.

Face à ce constat, la mise en place d’une structure pour encadrer et gérer les actions contestataires en lui donnant un cadre et une émulation est devenue inéluctable. Car, si les étudiants ont tôt fait de rallier le mouvement populaire et lui ont insufflé un élan avec l’occupation de la rue plusieurs fois par semaine, a contrario, le personnel enseignant a été plus réservé, jusqu’à ce que la première marche vers le centre-ville soit initiée, ouvrant ainsi la voie à une protestation palpable.

A la fin, une réunion a eu lieu à l’université Constantine II, le mercredi 6 mars, mais a priori, elle n’a pas abouti. Il a fallu attendre le lundi 11 mars pour que cela se fasse à l’intérieur de la franchise universitaire Mentouri. La décision du département de Tahar Hadjar, qui vient bousculer le calendrier des vacances universitaires, a mis à nu les desseins de la tutelle, voués à briser le mouvement qui s’est emparé du secteur.

Mais ce procédé, qui n’a pas dupé les concernés, a provoqué l’effet contraire, puisque la mobilisation est intacte, les étudiants et les enseignants ont franchi le seuil de l’enceinte universitaire pour battre le pavé au cœur de la ville. Les annonces de la veille, faites par le président sortant, (pas de 5e mandat et annulation de l’élection présidentielle), entre autres, a renforcé leur conviction dans la poursuite du combat.

Ils étaient, hier, dans la rue, pour la première fois sous la bannière de la coordination des universités. Cette dernière est composée d’une quarantaine de personnes et sa représentation est collective. Elle se distingue du syndicat CNES qui, avec ses deux ailes, a échoué à créer une synergie entre les différents établissements de l’enseignement supérieur.

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