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Fin des vacances universitaires

La contestation reprend de plus belle

10 avril 2019 à 9 h 32 min

C’était évidemment très prévisible. Les vacances forcées imposées aux étudiants n’ont eu aucun effet sur leur détermination à poursuivre la contestation. Mieux encore, leur mobilisation semble avoir eu un nouveau souffle. Après 25 jours de «repos», ils ont regagné leurs facultés, non pas pour reprendre les cours dans les amphithéâtres, mais plutôt pour poursuivre «le combat et la contestation dans la rue».

La fin des vacances a donc permis aux étudiants de se retrouver une nouvelle fois et de discuter des perspectives de leur mouvement et de leur avenir plus que jamais lié à celui de tout un peuple. Dimanche dernier, au premier jour de la reprise des cours, le mot d’ordre lancé par des syndicats autonomes et des collectifs d’étudiants avait déjà fait, en une seule journée, le tour de l’ensemble des campus du pays. Arrêt des cours, organisation d’assemblées générales et élections et préparation de plans d’action. Tels sont désormais les priorités arrêtées par les étudiants dans les différentes facultés du pays.

Bien entendu, les marches du mardi sont également maintenues, notamment à Alger, où le gros des effectifs donne toujours le tempo de la mobilisation estudiantine. A l’université de Ben Aknoun, ainsi qu’à l’USTHB, la plus grande du pays avec une capacité de 42 000 étudiants, les assemblées générales de dimanche ont réuni beaucoup de monde. La colère y était palpable. Après quelques heures de débats, les étudiants sont parvenus à arrêter un plan d’action commun.

«Nous avons eu des discussions pour donner suite à notre mouvement», explique un représentant du collectif estudiantin de la faculté d’Alger, précisant que les concertations se sont faites autour de la proposition de grève et du calendrier des manifestations de rue. «Nous avons organisé une assemblée générale pour débattre de la grève et de la marche de mardi. Nous avons également discuté de l’opportunité de cette grève et des mots d’ordre à avancer lors des prochaines marches», indique, pour sa part un autre militant du collectif.

S’agissant des slogans à inscrire sur les pancartes et les banderoles, les avis des étudiants ont divergé sur certains et convergé sur d’autres. Toutefois, l’ensemble des étudiants étaient unanimes sur la nécessité de poursuivre la lutte jusqu’au départ du système. «Le plus important acquis arraché depuis le 22 février est celui d’avoir brisé l’interdiction de sortir et de manifester», souligne un animateur, déterminé à continuer pour arracher d’autres acquis. «Aujourd’hui, tous les étudiants sont unanimes à dire qu’il faut maintenir la pression à travers les marches.

Tous les mardis, nous investirons la rue», affirme une autre animatrice. Visiblement, cette proposition fait consensus au sein des animateurs du mouvement étudiants. Pour leur part, les enseignants du supérieur n’ont pas manqué d’apporter leur soutien au mouvement. Le Conseil national des enseignants du supérieur (CNES) a affirmé, dans sa dernière déclaration rendue publique dans un communiqué, le jeudi 4 avril, que «la renaissance de l’Algérie ne sera possible qu’au prix de la chute du système politique actuel».

Tout en tirant à boulets rouges sur les tenants du pouvoir, en les qualifiant d’«usurpateurs» qui, dans un «retournement de dernière minute, tentent de faire oublier qu’ils sont les principaux piliers du système tant décrié par le peuple», le syndicat des enseignants salue tout nouveau ralliement au mouvement populaire et insiste, toutefois, sur «une adhésion au consensus national pour l’édification d’une République en rupture totale avec l’actuel système».

«Si le chef de l’Etat, déchu par le peuple, a cristallisé toutes les frustrations et la colère des Algériennes et Algériens, c’est le système mis en place en 1962 qui a rendu possible son despotisme et il est encore bel et bien là», fustige le Conseil. Et d’ajouter: «La renaissance de l’Algérie ne sera possible qu’au prix de la chute de ce système». Hier, au moment où se tenait la réunion du Parlement au palais des Nations pour prendre acte de la déclaration de vacance définitive de la présidence de la République, des milliers d’étudiants manifestaient dans la rue à travers plusieurs wilayas pour faire entendre leur voix, pacifiquement, et exiger une période de transition, sans les anciennes figures du système.

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