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Conférence du coordonnateur de l’ONU à l’UFMC

La communauté universitaire sensibilisée à l’Agenda 2030

28 novembre 2018 à 11 h 00 min

La communauté universitaire à Constantine a célébré, la semaine écoulée, la Journée de l’Organisation des Nations unies (JNU), qui coïncide chaque année avec le 24 octobre. Une occasion pour informer et sensibiliser sur les missions et les actions concrètes que mènent les Nations unies sur le terrain, en coopération avec les différents pays hôtes.

C’est depuis le campus des 500 places pédagogiques de l’université Frères Mentouri (UFMC) que le coordonnateur résident (CR) de l’ONU à Alger est revenu sur l’institution qu’il représente, ses agences et ses programmes qui ciblent sur les 15 prochaines années le développement durable sous toutes ses coutures.

Annoncée pour 8h30, la conférence ne débutera finalement qu’une heure et demie plus tard. Mais qu’importe. L’intervention d’Eric Overvest a captivé l’attention et nourri le débat. C’est devant un parterre composé d’enseignants, de cadres pédagogiques et d’étudiants en master, que le CR s’est appliqué à définir les rôles de l’ONU et ses agendas.

«Nous avons des notions sommaires sur l’organisation onusienne, comme sa date de création, ses missions dans les conflits, ou encore la tenue de son assemblée générale chaque année», nous confient quelques étudiants venus assister à la conférence. Des notions qui remontent aux années lycée. Sur le programme de l’institution en Algérie, on est moins informé. Quoi qu’il en soit, l’invité de l’UFMC était là pour renseigner, expliquer et interagir quant aux interrogations de l’assistance.

C’est ainsi qu’il a été porté à la connaissance de cette dernière qu’après le programme des Objectifs du millénaire du développement (OMD) de l’Organisation des Nations unies, arrivé à terme en 2015, celui des Objectifs de développement durable (ODD) a pris le relais jusqu’en 2030. Chaque année, ce sont 30 à 40 pays qui présentent leurs rapports respectifs inhérents aux stratégies à effet de durabilité.

Ce sera au tour de l’Algérie de dévoiler ses avancées en la matière au cours de l’année prochaine, a indiqué, Eric Overvest. En poste à Alger depuis 2016, il a insisté sur l’indice de développement humain, devenu le pivot de l’agenda de l’organisation onusienne. Et d’indiquer que l’Algérie occupe la 85e place à cet égard, soit la première en Afrique. Son rapport relatif aux ODD, qui doit être présenté en 2019, sera basé sur les conclusions d’une enquête de haute facture qui a pour échantillons 31 000 foyers répartis sur 10 régions du pays.

L’appréciation se fera exclusivement en termes de qualité sur l’espérance de vie, la résilience citoyenne, la parité, ou encore l’accès aux soins, à l’éducation et à l’emploi. C’est sur des principes d’égalité, de répartition équitable, de partage et de solidarité que l’action nationale sera jugée. «Les indicateurs de développement durable sont évalués à l’échelle de la wilaya, si les résultats sont désagrégés, il faudrait y remédier», a expliqué le représentant de l’ONU, qui fera remarquer qu’en matière de déperdition scolaire, il reste encore des efforts à déployer.

C’est quoi le snu ?

Le Système des Nations unies (SNU) en Algérie rassemble 14 agences, fonds et programmes activant sur le terrain, dont les plus connus sont l’Unicef, la FAO, le HCR, l’OIT, le PNUD, sans oublier l’OMS. Il est présent aussi dans 5 camps de réfugiés sahraouis à Tindouf. Le cadre de coopération stratégique pour 2016-2020 est basé sur quatre axes, à savoir la diversification économique, le développement social, la bonne gouvernance et la préservation de l’environnement.

«Nul ne peut achever les objectifs d’un développement durable et équitable sans tirer parti du potentiel des femmes et de l’énorme énergie des jeunes qui constituent la majorité de la population algérienne. C’est pour cela qu’aux quatre grands axes de coopération, s’ajoutent deux thématiques transversales, la jeunesse et la dynamisation de la coopération Sud-Sud», a précisé l’hôte de l’UFMC. Et qu’en est-il de son rôle et de son champ d’action ?

Le coordonnateur résident, comme son nom l’indique, coordonne les activités opérationnelles à travers la formulation d’un cadre de coopération avec le gouvernement algérien. Il est aussi chargé de disséminer et de communiquer sur les initiatives des Nations unies et veille à la promotion des valeurs, principes et des normes de la charte onusienne.

Durant le sommet sur le développement durable du 25 septembre 2015, les Etats membres, dont l’Algérie, ont adopté un nouveau programme de développement durable, qui comptabilise 17 objectifs mondiaux et qu’il faudra atteindre à l’horizon 2030. C’est ce qu’il est convenu d’appeler les Objectifs du développement durable (ODD), définis tel «un appel mondial à agir pour éradiquer la pauvreté, protéger la planète et faire en sorte que tous les êtres humains vivent dans la paix et la prospérité».

La communauté universitaire saura que les actions de l’ONU ont réussi à réduire, en 17 ans, la prévalence de la malnutrition à 11% et le seuil de pauvreté, qui était de 30%, à 10 %. Sauf que les inégalités se creusent davantage, de l’aveu même du conférencier, preuve qu’actuellement, 1% de riches détiennent 99% des richesses de la planète.

Les mouvements migratoires ont connu, quant à eux, une hausse de 50% depuis 2011. Et de reconnaître l’ampleur des défis qui attendent l’Organisation et ses 193 membres. Cette conférence a visé la consolidation des connaissances des étudiants sur le programme de développement durable «Agenda 2030».

L’Algérie, qui l’a adopté, a mis en place en 2016, une commission multisectorielle pour la coordination et le suivi. Elle est présidée par le ministère des Affaires étrangères et veille à la prise en compte des ODD dans la planification nationale et le rapportage des réalisations. En collaboration avec le SNU et le PNUD, une journée de sensibilisation aux ODD a été organisée la même année.

Ces objectifs portent, entre autres, sur l’éradication de la pauvreté, la réduction des inégalités, l’éducation et les soins de qualité, la lutte contre les changements climatiques, l’égalité des sexes, la paix et la justice, l’eau et l’assainissement, l’énergie propre, etc. Le débat a été axé sur deux volets principaux, l’éducation et l’économie. Des vœux ont été formulés pour notamment une meilleure collaboration entre l’université et les agences onusiennes.


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