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Il fait l’objet d’une thèse de doctorat : Le Supplément étudiant, pour définir l’image de l’universitaire

03 juillet 2019 à 8 h 40 min

Notre Supplément étudiant est l’objet d’une thèse de doctorat en communication. La doctorante à l’université Alger III, Amel Boudehene, dans sa quête de décortiquer l’image de l’étudiant à travers la presse écrite, a jeté son dévolu sur notre journal, l’unique quotidien national à accorder, via cinq pages hebdomadaires, une visibilité à la vie universitaire.

Comment est venue l’idée d’en faire un sujet de thèse ? Le choix était-il fortuit ? En réalité, ce n’était pas la première option, nous dit Amel. Cette diplômée en Master II en communication et information de l’université Frères Mentouri de Constantine voulait élaborer une étude sur l’image d’une personnalité à travers les deux titres phares de la presse écrites en Algérie, en l’occurrence El Watan et El Khabar.

Elle ira jusqu’au bout et acheva sa thèse à la fin du mois de février, qu’elle déposa par ailleurs auprès du comité de formation doctorale. Hasard du calendrier, cela coïncidera avec le mouvement populaire du 22 février, qui sera un frein à sa soutenance. Le thème de la thèse s’inscrit en porte-à-faux avec les premières revendications du hirak.

Ce n’était donc ni le moment ni l’opportunité. Bref, tous les efforts fournis sur plusieurs mois étaient ainsi réduits à néant. Comme il est devenu impossible, voire antinomique de garder sous le coude une telle thèse, la voix de la raison imposait in fine un autre itinéraire à emprunter. On lui proposa de garder le même thème de l’image, mais l’orienter cette fois-ci sur l’étudiant. Repartir de zéro, refaire le même chemin, investir de nouveau des centaines d’heures dans la recherche et la collecte d’informations, est une situation inconfortable, susceptible d’en dissuader plus d’un.

Mais pas notre jeune doctorante. Sa détermination est sans faille, elle affronte son nouveau challenge, puisque c’en est un, sans sourciller, sans la moindre objection. «Je reconnais que je n’étais pas une lectrice du Supplément étudiant d’El Watan, l’un de mes enseignants m’a suggéré de le choisir comme support à ma nouvelle thèse. J’ai planché de sitôt sur quelques numéros et j’étais convaincue par l’idée», nous confie Amel, venue à notre rédaction régionale de Constantine pour consulter nos archives.

Et c’était pour elle une course contre la montre. Des dizaines de numéros de l’édition en papier à feuilleter puisque le sujet s’étend sur l’année 2017 – 2018. D’interminables heures de lecture et de prise de notes et un nombre incalculable de copies à imprimer… autant dire un travail de titan qu’il faut achever en toute célérité, car pas question de reporter l’obtention de son doctorat à l’année prochaine, elle veut obtenir son diplôme pour cette année, et pas au-delà.

LA PROBLÉMATIQUE

Cette semaine, la future docteure en communication est revenue nous voir. En quatre mois, elle a déjà terminé sa thèse. Elle nous dit avoir bûché d’arrache-pied pour respecter les délais, ses délais pour ne pas déborder sur l’année universitaire en cours. Elle déposera sa thèse ces jours-ci, en espérant une soutenance au plus tard au mois d’octobre.

Et de s’étaler relativement sur le sujet en question qui traite «l’image de l’étudiant universitaire dans la presse nationale – étude analytique du contenu du Supplément étudiant du quotidien El Watan». Au-delà des motivations évoquées plus haut, le choix du sujet a son pesant d’or «en raison d’une double dimension, celle de l’étudiant en sa qualité d’élite de demain, et celle d’une publication dont la qualité et la performance ne sont plus à démontrer», selon notre interlocutrice.

Le «Supplément étudiant», pour rappel, a depuis sa création il y a quelques années, consacré un large espace aux activités et préoccupations de la communauté universitaire. A travers 45 numéros culminant la parution dudit supplément sur le cursus 2017-2018, l’étudiante-chercheure a émis deux hypothèses pour définir les contours du profil «étudiant». La première est celle inhérente à une image «négative», la seconde aux disparités entre étudiants des universités du nord et du sud du pays ou des filières littéraires et scientifique.

Et ce n’est certainement pas la matière qui manque durant cette année charnière dans la vie des étudiants dont particulièrement ceux des Ecoles normales supérieures (ENS) et de médecine. Des mouvements de contestation sur plusieurs mois ont ponctué la vie estudiantine à cette époque. Un fait qui a son importance tant l’image de l’étudiant se forge incontestablement en pareilles circonstances et conjonctures.

Sans trop dévoiler du contenu de la thèse ni des conclusions auxquelles la doctorante a abouti – nous y reviendrons une fois la soutenance effectuée –, il est important de relever le caractère inédit de cette recherche universitaire concernant notre supplément. «Il reste encore beaucoup d’angles à exploiter et si j’inspire des idées à d’autres étudiants pour des sujets de mémoire ou de thèse, tant mieux», dira Amel. Il est vrai qu’elle a balisé le terrain à d’autres. A cette jeune femme studieuse et méticuleuse, nous souhaitons beaucoup de réussite.


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