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Faculté des NTIC de l’université Constantine 2 : Vers un master en cybersécurité

02 janvier 2019 à 11 h 04 min

La faculté des Nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) de l’université Abdelhamid Mehri (Constantine 2), organise, le 5 janvier 2019, une journée de sensibilisation sur la cybersécurité. «Nous assistons aujourd’hui à une évolution technologique spectaculaire et rapide, chaque semaine qui s’écoule apporte sa moisson de nouveaux défis et challenges en matière de sécurité informatique.

C’est dire l’importance de disposer de bases solides afin de contrecarrer les attaques informatiques et minimiser les éventuels risques et menaces», a indiqué Amir Djenna, organisateur de l’événement. Et de spécifier que la finalité de cette journée est la mise en place d’un master en cyber sécurité de haut niveau. L’orientation vers une telle formation ne peut donc que s’inscrire dans cette urgence de se protéger face aux cyberattaques, de plus en plus nombreuses et virulentes, portées à des systèmes informatiques, que des hackers arrivent à déverrouiller.

Les experts considèrent qu’au moins quatre types d’outils sont nécessaires pour se prémunir des cyberattaques : des outils «amonts», des outils de détection, des outils de remédiation ou d’analyse et des outils de correction :«Malgré une prise de conscience des risques liés à cybercriminalité, de nombreuses entreprises n’ont pas encore pris le problème à bras-le-corps, comme le montre la multiplication des cyberattaques d’envergure ces dernières années. Pourtant, certains outils et des bonnes pratiques permettent d’anticiper et de minimiser sensiblement l’impact d’un cyberrisque».

La hausse des dépenses des entreprises dans le cadre de la lutte contre ces «intrusions» est bel et bien confirmée. Elle a atteint un montant total de 90 milliards de dollars, selon les statistiques publiées dans la presse spécialisée. «Une augmentation directement liée au nombre et à la puissance de ce phénomène», est-il soutenu. L’Algérie n’est pas en marge du monde. Elle peut faire l’objet de cyberattaque et de cybercriminalité, qui transcendent les frontières. Les travaux du sommet africain sur la cybersécurité, qui s’est tenu en avril 2018 à Oran, a dressé un premier état des lieux en la matière en Algérie et sur le continent.Il était également question de découvrir le dispositif législatif national qui définit l’acte cybercriminel.

DES MENACES RÉELLES

«Une formation de master en cybersécurité est plus qu’une nécessité, car l’état de l’art de la sécurité a changé, les cyberattaques sont devenues de plus en plus fréquentes, complexes et dévastatrices, les menaces sont devenues très sophistiquées et la surface d’attaque ne cesse d’augmenter. Avec l’avènement du cloud et de l’internet des objets, cela va engendrer un véritable terrain de chasse pour les hackers, du fait que ces paradigmes constituent un nouveau tremplin pour la génération de nouveaux types de cyberattaques massives et sévères.

Donc, la frontière et le périmètre sont effacés non seulement pour la cybercriminalité,mais aussi pour les cyberattaques et les cybermenaces qui sont en perpétuelle évolution ! La cybersécurité est un défi de taille vis-à-vis de la sécurité des personnes, des institutions, des organismes et du pays.

En tant qu’enseignant chercheur et expert dans le domaine, je perçois cela comme une excellente contribution d’élaborer une formation riche, pragmatique et palpable qui contribue à satisfaire les besoins en matière de sécurité informatique de notre pays», explique l’enseignant chercheur à la faculté des NTIC, qui affiche de l’optimisme quant à la viabilité d’une telle formation : «Je pense que les étudiants sont assez matures d’une part, d’autre part, il y a une forte demande et un véritable manque dans ce créneau. Par conséquent, il y aura plus d’un engouement sur cette spécialité».

Concernant les dispositions pour la mise en place du master en question, notre interlocuteur fait cas de certains efforts à fournir encore : «En ce qui concerne le potentiel humain, nous devons fournir un effort considérable pour bien étoffer cette formation. Ceux qui veulent enseigner dans ce master doivent s’investir et être à la hauteur. Pour le côté matériel, on a préconisé une salle pour les laboratoires, mais il reste encore des choses à planifier.»

Et de revenir sur l’opportunité de cette journée de sensibilisation :«Cette imminente rencontre offre une opportunité aux différents acteurs de la cybersécurité, afin de discuter des tendances actuelles et futures de cette filière et promouvoir des mesures pragmatiques et des plans d’action opérationnels vers l’élaboration d’un master riche, et ce, pour une contribution significative en vue de la sérénité de la sécurité de notre pays.» D’où les thèmes des communications qui seront dispensées par des universitaires, dont Kamel Adi, professeur à l’université du Québec en Ottawais (Canada), mais aussi par des représentants de sociétés activant dans les secteurs des télécommunications ou de l’informatique, à l’exemple de Djezzy, Cerist, Cisco Algérie ou encore Realistic security.


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