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ESC Koléa : Tipasa Smart City à l’ordre du jour

05 décembre 2018 à 10 h 00 min

C’est au niveau de l’ESC (Ecole supérieure du commerce), à Koléa, que s’est tenue, du 24 au 26 novembre dernier, la seconde édition de la conférence internationale intitulée «Artificial Intelligence Renewable Energie Systems». Pourquoi l’ESC s’intéresse-t-elle à l’intelligence artificielle ? s’interrogent des membres présents à cet événement scientifique.

Le directeur-adjoint de l’ESC, le Pr. Boussafi Kamel, a répondu d’emblée : «C’est parce que l’ESC forme des cadres en Algérie, avec son statut de leader dans la formation», d’autant plus que 80% des diplômés de l’ESC occupent des postes dans l’économie nationale.

Par conséquent notre école devra s’adapter à l’évolution de la nouvelle économie, tout en prenant attache avec les opérateurs des technologies nouvelles et de l’électronique pour financer les recherches, afin de prendre en charge nos étudiants, dans le but de maîtriser les données, d’abord, et ensuite pouvoir analyser ces informations pour mettre en place les meilleurs mécanismes technologiques, proposer des approches bénéfiques dans la gestion positive du quotidien des citoyens à l’avenir.»

Sonatrach et Sonelgaz, et à un degré moindre Algérie Telecom, demeurent les seuls opérateurs qui ont compris le concept de la smart city et se projettent déjà vers cette nouvelle économie. L’Algérie, avec toutes ses potentialités humaines et ses richesses naturelles, ne peut plus être gérée avec les méthodes archaïques.

Il faut encourager les start-up et l’intelligence artificielle pour être au rendez-vous dans un proche avenir. Le Pr Issam Shahrour, enseignant à l’université de Lille (France), s’est étalé dans son intervention sur l’apport de la nouvelle technologie dans les cités et dans la vie quotidienne des personnes, car la ville intelligente est un sujet complexe qui est évoqué depuis une décennie. L’implication des partenaires et des chercheurs dans les différentes disciplines est impérative.

«50% des villes françaises se lancent dans la smart city, dit l’expert, des questions se posent sur comment faire dans les anciennes infrastructures dans le cadre de la mise en place de la smart city. Nous avons effectué une expérience sur un campus universitaire de 250 000 usagers, 140 buildings reliés sur 100 km de réseau de fibre optique, le résultat est fort intéressant.

L’optimisation de la rentabilité et le besoin de la nouvelle technologie s’imposent, beaucoup de projets de smart city voient le jour à travers moult pays des cinq continents. C’est le développement de l’intelligence à travers l’expérience, en collectant les informations à travers les capteurs installés un peu partout dans les rues, les habitations, les administrations, dans les usines, mais c’est surtout leur exploitation qui est importante», explique-t-il.

Pour lui, les applications de très haut niveau doivent profiter aux citoyens, grâce à la transformation issue de la création de la smart city, ce qui explique l’importance du téléphone mobile, qui est un objet intéressant, et des réseaux sociaux. Cela permet l’accessibilité à toutes les informations dans la transparence pour un cadre de vie meilleur», dit-il.

Selon le conférencier, les capteurs du téléphone mobile dévoilent les réactions des citoyens. Ce partage des informations facilite la prise de décision au niveau du collectif et des responsables locaux. «La ville intelligente ne peut pas fonctionner avec un environnement corrompu», conclut-il.

Le Pr Khaldoun Dia-Eddine, expert-chercheur à l’université de Zurich (Suisse), lors de sa conférence sur le thème «l’éducation et le cycle de vie de la smart city», entame son allocution par la photo d’un couteau suisse, qui est connu pour ses multiples fonctions. «Des villes investissent pour remplacer les technologies obsolètes et les infrastructures vétustes, afin d’anticiper les attentes du nombre grandissant de la population, explique le conférencier, afin de devenir plus attractives et plus compétitives face aux citoyens».

L’orateur s’est étalé sur la dynamique relative aux mouvements des idées, des compétences, des biens, des personnes à travers les période d’Ibn Khaldoun, Ambrioggio Lorrenzetti, Niccolo die Bernato Machiavelli, il s’agit de la gouvernance améliorée, l’avancement technologique aidant, le mouvement se dirige vers une nouvelle tendance, les smart cities. C’est un écosystème qui met en action plusieurs acteurs. Aucun geste ne passera inaperçu dans la mise en place des systèmes des smart cities.

La Suisse illustre le bon exemple, selon le conférencier, car ce pays ne dispose pas d’une côte marine, d’un littoral, de puits de pétrole, mais il s’est attardé sur les technologies et les concepts qui lui permettent de se hisser parmi les pays développés du monde, grâce à sa stabilité politique, la disponibilité des talents, à sa vison sociale, son faible taux de chômage, le système d’éducation nationale et de l’enseignement universitaire adapté aux besoins de son économie.

A travers ces exemples, le conférencier s’interroge. Est-ce-que le système suisse est le plus adapté pour les smart cities ? Toute cette série d’exemples a été débattue par les universitaires présents lors de cette 2e conférence internationale organisée par l’association Tipasa Smart City.

Maintenant, il reste à savoir si l’Algérie, qui est un pays qui baigne dans le désordre, l’opacité dans la gestion, des initiatives ballonnées, l’absence de gouvernance et de culture démocratique, sera en mesure de mettre en place tous ces concepts qu’imposent les nouvelles technologies afin que les smart cities puissent offrir un cadre de vie meilleur aux citoyens.

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