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Élevage apicole : «Y a-t-il des sciences appliquées à l’apiculture en Algérie ?»

09 janvier 2019 à 10 h 09 min

En marge du 4e Salon national de l’apiculture, organisé la semaine dernière au centre culturel islamique de Boumerdès, des conférences ont été animées par des universitaires et des spécialistes en agronomie, plus particulièrement en apiculture.

C’est ainsi que le docteur Adjlane, du département d’agronomie de l’université M’Hamed Bougara, s’est penché sur un terrible parasite des abeilles, le Varroa Destructort, qui infeste les ruches au niveau de tout le pays et auquel les apiculteurs ne savent pas toujours faire face. Selon le conférencier, il s’agit d’un véritable «syndrome d’effondrement des colonies» ayant pour conséquences, entre autres,

«une alimentation en manque et un déséquilibre de la biodiversité». Cet acarien se nourrit du sang des abeilles en provoquant une verrose ou atrophie des ailes avec faiblesse et petitesse. Il sévit de deux manières : lors de la reproduction, au niveau des couvains, et en s’attaquant à la cellule (phorétique).

En effet, le couvain est, ainsi, operculé. Si on y ajoute des conditions climatiques défavorables en ces temps de réchauffement de la planète, les abeilles subissent des maladies mortelles à grande échelle. Raisons supplémentaires, la méthode traditionnelle de traitement et l’utilisation de produits non homologués. Le risque de présence de résidus dans le miel persiste. M. Adjlane propose une lutte intégrée selon deux méthodes.

Les apiculteurs peuvent employer un fond grillagé qui, suite à un comptage des infections par la chute des Varroas, est ensuite désinfecté, ou, tout simplement, user d’un lavage au moyen d’un détergent.

En fait, cet exposé a démontré la nécessité de recourir à la science pour espérer venir à bout de certaines difficultés apparues récemment dans la production du miel et la prise en charge de maladies affectant l’essaim. D’où l’importante intervention du spécialiste, M. Boulehbel, également président de la coopérative apicole des Issers.

L’orateur s’est interrogé : «Y a-t-il des sciences appliquées à l’apiculture en Algérie ?». Il a passé en revue les bienfaits pour la santé du pollen, de la gelée royale, du venin d’abeille et du miel, mais en les nuançant considérablement par le manque de véritables recherches médicales certifiant leur efficacité.

A titre d’exemples, il a cité le caractère cicatrisant du miel, mais son inefficacité contre la gangrène, l’emploi du pollen issu de la fleur de seigle dans la ménopause et la prostate, l’apicupuncture qui est conseillée dans la sclérose en plaques et les maladies dégénératives mais sans que, pour tous ces cas et d’autres, l’apithérapie soit un domaine scientifique bien défini.

C’est pourquoi, M. Boulehbel a appelé au développement de cette branche au niveau de l’université : «La plus-value économique et médicale du développement de l’apithérapie est une évidence.»

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