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Coordination des universités de Constantine pour le Hirak (Cuch) : Rejet de la feuille de route du CNES

03 juillet 2019 à 9 h 20 min

La coordination des universités de Constantine pour le hirak (Cuch) planche actuellement sur l’enrichissement d’une plateforme de propositions en perspective de la période transitoire qui se dessine à l’horizon, nous a-t-on confirmé.

Cette initiative intervient en réponse à la feuille de route publiée la semaine écoulée par le Conseil national de l’enseignement supérieur (CNES), englobant au moins huit points et que des universitaires ont désavouée publiquement. Dans un communiqué sanctionnant sa dernière réunion, la Cuch s’est démarquée de la démarche dudit conseil. «Nous, membres de la coordination des universités de Constantine pour le hirak, affichons notre refus catégorique de la feuille de route proposée par l’un des fervents défenseurs du 5e mandat, le coordinateur du Conseil national de l’enseignement supérieur, qu’il a intitulée ‘‘la feuille de route universitaire’’», peut-on lire dans le document. La coordination, qui insiste sur le rejet dans la forme et dans le fond de cette feuille de route, «invite toutes les composantes universitaires à Constantine et dans toutes les universités du pays, ainsi que tous ceux partageant la même vision, à rejeter cette initiative, qui est aux antipodes des aspirations du mouvement populaire et universitaire».

L’annonce de l’initiative du CNES, qui a pris de court la communauté universitaire, a soulevé de vives réactions. Alors que ce syndicat est devenu bicéphale depuis janvier 2017, cette proposition de sortie de crise intervient peu de temps après une décision de justice, rendue à l’avantage du coordinateur, non cité dans le communiqué, élu lors du congrès de Constantine en 2016, mais contesté par la suite par bon nombre de ses pairs. Or, il n’y pas que des enseignants qui récusent cette feuille de route.

Des étudiants se sont sentis offusqués par une telle entreprise et l’ont fait savoir sur les réseaux sociaux. D’autres iront plus loin, en brocardant son initiateur à travers une chanson. Leur réponse ne souffre d’aucune ambiguïté : «Le hirak des étudiants est le fer de lance du mouvement populaire. Nous n’avons mandaté personne pour parler en notre nom. Nous ne sommes pas concernés par cette représentativité». Lors de la marche de mardi, des enseignants ont brandi des pancartes où cette feuille de route est dénoncée, ainsi que son instigateur.

Un enseignant relève presque un paradoxe : «Être à la tête d’un syndicat ne confère en aucun cas le droit de proposer une sortie de crise au nom d’une communauté sans qu’elle y soit associée.» Sur des forums, le contenu de certains commentaires dénote «la non-concertation de la base», sinon «une tentative de mainmise sur le mouvement universitaire». Pour sa part, la coordination des universités de Constantine pour le hirak, née dans le sillage de la dynamique du 22 février, réitère, par le biais dudit communiqué, «son attachement à un réel dialogue pour une transition démocratique» et affiche «son appui à toutes les initiatives crédibles vouées à l’instauration d’un État civil, un Etat de droit auquel aspire le mouvement populaire et dont le socle sera la liberté et la justice».


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