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Cinquième mandat de Bouteflika

Ce qu’en pensent les étudiants

06 mars 2019 à 10 h 00 min

Un calme plat régnait, lundi dernier, dans les universités d’Oran, que ce soit à Es-Sénia, à l’USTO ou à Belgaïd, où aucun mouvement n’a été signalé pour cette journée. La lettre du président de la République, lue la veille par son directeur de campagne, annonçant son intention de se représenter avec un certain nombre de propositions, ne semble pas avoir eu un impact remarquable auprès d’un certain nombre d’étudiants sollicités pour donner leur avis sur la question.

Ceci est valable aussi bien chez ceux qui disent ne pas vouloir se mêler de «politique» que chez ceux qui contestent ouvertement le 5e mandat. «Je n’ai pas suivi la déclaration à la télévision, j’en ai entendu parler, mais cela ne change rien à la donne, car je suis contre le 5e mandat», indique Hanane, étudiante en troisième année de médecine, sollicitée au hasard à la sortie de l’INESSM (Institut des sciences médicales).

Sa copine, Ines, abonde dans le même sens : «Nous sommes contre cette candidature, car nous estimons que l’équipe actuelle n’a pas fait grand-chose pour améliorer notre situation.» Les étudiants en médecine avaient la réputation d’être les moins enclins à faire de la politique et certains expriment des avis mitigés. Mais parfois, il y a un effet d’entraînement. Plus loin, au Campus II de l’université Oran 1, le même calme règne, même si les appréhensions demeurent.

«Oui, nous avons participé à la marche des étudiants et nous ne voulons pas de ce 5e mandat», tranche Amine, avec détermination. Celui-ci est sollicité au hasard et, au sujet de la lettre du président de la République, il ajoute : «Pour une année ou pour cinq c’est la même chose, nous n’en voulons pas.» Les conditions et les propositions contenues dans la lettre d’intention ne sont pas prises en considérations dans tous les détails et c’est le principe qui est mis en avant : «Il (le président de la République) n’est plus en mesure de gouverner, il doit donc laisser la place à quelqu’un d’autre», ajoute-t-il. Du même campus, Yacine est relativement conciliant, mais, lui, fait partie de ceux qui estiment que «ce n’est pas le président de la République qui a rédigé la lettre en question».

Plus loin, il ajoute : «Nous ne disons pas qu’il n’a rien fait, il y a de bonnes choses qui ont été réalisées sous son règne. Mais à un certain moment il faut savoir s’arrêter.» Pour illustrer ses propos, il ajoute : «l’image d’un homme malade qu’on donne à voir, mais surtout l’image du cadre que ses partisans brandissent à certaines occasions, sont insoutenables.» Beaucoup d’étudiants restent indécis, n’ont pas encore réfléchi à la question ou tentent carrément de se tenir à l’écart.

Un membre d’une organisation estudiantine, étudiant à Oran 2, ne veut pas s’avancer à titre individuel pour analyser cette nouvelle donne, en attendant une déclaration commune. L’ambiance est bon enfant, car les avis sont respectés. «Je n’ai pas d’avis à donner, car je ne me mêle pas de politique. Il y a des étudiants qui ont manifesté contre le 5e mandat, mais ce n’est pas mon cas», souligne une étudiante qui ne voulait même pas décliner son prénom. Une manière pour elle de dire que beaucoup d’étudiants ne se sentent également pas concernés.

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