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mardi, 22 janvier, 2019
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Patrimoine. Quand les associations œuvrent ensemble

El Bahdja à El Bahia

30 juin 2018 à 3 h 56 min

Les associations dévolues au patrimoine culturel national effectuent dans des conditions difficiles, malgré un manque de visibilité, mais avec un dévouement admirable, un travail parfois remarquable.

Elles bénéficient pour cela du soutien d’autres associations comme cela s’est produit il y a une dizaine de jours, où deux membres de l’AASPPA (Association algérienne de sauvegarde et de promotion du patrimoine archéologique), sise à Alger se sont rendus à Oran pour un séjour de trois jours. Farida Benouis et Christine Belhassine y ont été accueillies par l’association Le Petit Lecteur, présidée par Zoubida Kouti.

Elles ont pu, au sein de la bibliothèque de cette association, présenter le travail de leur association ainsi que leur revue, Ikosim, consacrée au patrimoine culturel algérien et dont la qualité est reconnue dans les milieux professionnels.

Cette mission s’est étendue à plusieurs autres associations oranaises qui œuvrent également, de manière permanente ou ponctuelle, à la défense et la promotion du patrimoine de la deuxième ville du pays. Il s’agit notamment des associations Bel Horizon et Santé Sidi-el-Houari qui se sont déjà distinguées par de nombreuses actions en la matière.

La visite de la ville d’Oran pour les deux envoyées de l’AASPPA leur a permis de constater «l’état flagrant d’abandon et de détérioration dans lequel est laissé ce patrimoine, qu’il soit d’époque berbère, mérinide, zyanide, ottoman ou colonial, qu’il s’agisse du Palais du Bey, siège du beylicat ottoman, belle bâtisse mais dont les confortements remontent aux premiers anciens travaux jamais terminés et défiguré par une construction en voie d’achèvement de 18 étages qui le jouxte en contradiction avec la loi sur le patrimoine, la Mosquée du Pacha de 1796, les Bains turcs, de 1708, tout ce patrimoine de ce quartier ancien de Sidi El Houari qui mériterait un meilleur sort, pourtant partie intégrante du patrimoine historique de la deuxième ville d’Algérie».

Elles ont été accueillies au siège de l’association Santé Sidi el Houari (SDH) qui active depuis 27 ans au sein de ce vieux quartier particulièrement défavorisé en offrant à ses jeunes, à travers son Ecole-chantier, acteur de la sauvegarde du patrimoine en termes de savoir-faire traditionnels et des opportunités de réinsertion socio-économique dans la formation professionnelle : travail de la pierre, du bois, des métaux, électricité, etc. SDH a aussi à son actif des formations aux métiers de l’audio-visuel à travers un centre de pointe (documentaires sur l’histoire d’Oran de la préhistoire à nos jours, courts métrages sur la situation du patrimoine oranais, vidéos sur les formations…).

Il a été aussi question avec SDH des formations aux techniques de construction traditionnelles lancées à l’initiative de l’association des Amis du Medghaçen (Batna) et avec la participation de l’AASPPA, en direction des jeunes de la région de Ghoufi (Aurès) dans le cadre du projet commun de restauration du grenier de Thaourirt inscrit dans le programme d’appui à la protection et la valorisation du patrimoine financé par l’Union européenne. SDH attend de la part de l’AASPPA un soutien pour la réhabilitation déjà entamée de son siège installé sur le site des Bains turcs et de l’Hôpital du campement, lequel passerait par une étude archéologique approfondie de ce site classé.

Qu’ajouter sinon qu’il est réjouissant que les associations travaillent ensemble et développent des actions communes à travers le pays.

 

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