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Trois romans algériens adaptés au cinéma

De la page à l’image

30 juin 2018 à 5 h 20 min

Trois d’un coup. C’est ce qui s’annonce, avec la perspective d’adaptation de trois romans algériens parus récemment.

Des cinéastes de renom ont signé des contrats en vue d’adapter les œuvres de trois des écrivains les plus inventifs de leur génération : Kamel Daoud, Samir Toumi et Chawki Amari.

L’indéniable vitalité du roman algérien contemporain devait fatalement attirer les cinéastes qui y trouvent matière à inspiration et transformation. C’est ce qui arrive avec cette nouvelle qui nous parvient des éditions Barzakh (éditeurs des trois romanciers).

Daoud, Toumi et Amari pourraient bien être adaptés au cinéma, si ces projets aboutissent. Pour le premier, c’est sa fameuse réécriture de l’Etranger, de Camus, qui a attiré l’objectif de Malek Bensmaïl.

En effet, le documentariste (La Chine est encore loin, Contre-pouvoirs, La Bataille d’Alger : un film dans l’histoire) se lance pour la première fois dans le long métrage de fiction avec l’adaptation de Meursault, Contre-enquête.

Connu pour son engagement, Bensmaïl a probablement trouvé chez Daoud l’équilibre entre critique socio-politique et trame narrative attrayante.

Le film basé sur ce roman au succès international (Goncourt du premier roman entre autres distinctions) sera coproduit par Hikayet Films pour la partie algérienne et Archipel Productions pour la France.

Le deuxième projet est aussi la rencontre de deux univers créatifs liés par les mêmes préoccupations. Samir Toumi et Karim Moussaoui.

Le réalisateur de En attendant les hirondelles (six nominations à Cannes en 2017) prévoit d’adapter L’Effacement, de Samir Toumi. Paru en 2016, ce roman traite de la question de la transmission avortée entre les héros de la guerre de Libération et leur progéniture vouée à l’effacement.

Moussaoui, explorant lui-même les impasses et les rendez-vous ratés de l’Algérie actuelle, y a naturellement trouvé l’inspiration.

Une adaptation audacieuse, car le roman est raconté par un personnage schizophrène. Il s’agira là aussi d’une coproduction entre Prolégomènes (Algérie) et Pelléas (France).

Enfin, la rencontre la plus inattendue est incontestablement celle de L’Âne mort de Chawki Amari, avec Abdellatif Kechiche.

Le réalisateur franco-tunisien projette en effet d’adapter ce roman paru en 2014. L’Âne mort rend hommage à l’illustre écrivain latin, Apulée de Madaure (auj. Mdaourouch, près de Souk Ahras).

C’est aussi un récit qui mêle peinture réaliste et drôle de l’Algérie contemporaine et échappées vers la fantaisie la plus échevelée, le tout sur fond de variations scientifiques sur la question du poids (peser un âne mort).

Amari sortira d’ailleurs prochainement un roman dans la même veine, cette fois sur la notion de hasard (lire entretien ).

Kechiche s’est illustré pour sa part dans des films traitant de thème sociaux comme l’émigration ou la situation des jeunes en banlieue (La faute à Voltaire, L’Esquive, La Graine et le mulet).

Il a reçu plusieurs prix, dont la Palme d’or pour le sulfureux La vie d’Adèle en 2013. L’adaptation du roman de Amari sera produite par la société de production du réalisateur (Quat’sous Films).

Fondées en 2000, les éditions Barzakh ont fait paraître les trois romans qui
deviendront bientôt trois films si les fonds nécessaires sont réunis.

Cette jeune maison d’édition a su accompagner l’émergence d’une génération de romanciers en quête d’écritures nouvelles pour dire l’Algérie d’aujourd’hui. A présent, comme cela arrive quand on a dix-huit ans, Barzakh fait son cinéma…

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