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Tunisie, un exemple à méditer !

17 octobre 2019 à 9 h 00 min

Les Tunisiens viennent d’élire un nouveau Président. Kaïs Saïed a été démocratiquement plébiscité au terme d’un scrutin qui ne souffre aucune contestation. La Tunisie consolide ainsi sa salutaire entrée dans une nouvelle étape de l’histoire.

Celle de la démocratie à travers une succession de suffrages universels qui se sont tenus récemment dans un climat d’équité et de crédibilité. Ces récents événements électoraux tunisiens interpellent les responsables politiques de toute la matrice nord-africaine.

Plus de huit ans après la chute du dictateur Zine El Abidine Ben Ali, cette élection tunisienne est démocratiquement à saluer et politiquement à méditer. Le pays poursuit ainsi sa voie sur le long chemin de la démocratisation. L’édifice démocratique reste, certes, fragile, mais il faut le reconnaître : la Tunisie avance sur des bases saines.

Rien n’est en effet définitivement acquis, d’autant plus que même s’il le dément publiquement, le nouveau Président est connu pour sa proximité avec la mouvance islamiste, notamment en défaveur des droits des femmes. En témoigne le soutien que lui a rapidement apporté Ennahdha, le parti islamiste arrivé en tête aux récentes législatives.

Le nouveau Président, juriste et universitaire de 61 ans, est à la tête de l’Etat alors qu’il n’est lié à aucune structure partisane. Quasi inconnu jusque-là de la scène politique, Kaïs Saïed n’a ni parti politique ni réel programme.

Ce nouveau chef de l’Etat peut-il remettre en cause les acquis démocratiques de son pays ? Une chose est sûre : les Tunisiens se sont assurés une immunité en mettant en place, au préalable, une Constitution qui limite considérablement les prérogatives du chef de l’Etat.

La classe politique tunisienne s’est d’abord dotée d’une Constitution équilibrée avant de convenir d’aller vers un quelconque scrutin. Kaïs Saïed va devoir ainsi composer avec les autres forces politiques du pays, d’autant plus qu’il n’a ni passé politique ni élus à l’Assemblée, encore moins de majorité.

Il a surtout peu de marge de manœuvre alors que de grands défis attendent la Tunisie : l’économie et la lutte contre le terrorisme. Avec une croissance quasi nulle, le pays est proche de la récession et connaît un spectaculaire envol de sa dette, qui a atteint 60% du PIB.

Sur le plan international, Kaïs Saïed a choisi l’Algérie pour son premier déplacement à l’étranger. Les deux pays entretiennent d’étroits liens économiques. La Tunisie et l’Algérie ont notamment coopéré dans la construction du gazoduc transméditerranéen menant vers l’Italie.

Des pipelines transnationaux partent de l’Algérie à travers la Tunisie vers l’Italie. Les deux pays voisins sont en discussions autour du renouvellement du contrat d’approvisionnement de la Tunisie en gaz naturel au-delà de 2019, de l’alimentation de la Tunisie en gaz butane et de l’augmentation des volumes d’approvisionnement en GPL.

D’autres projets communs portent sur l’exploration et la production d’hydrocarbures par la société algéro-tunisienne Numhyd, une joint-venture entre ETAP et Sonatrach.


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