«Mentez… mentez !...» | El Watan
toggle menu
jeudi, 21 octobre, 2021
  • thumbnail of elwatan10072021



«Mentez… mentez !…»

26 août 2021 à 10 h 37 min

Paris sort d’une apparente léthargie pour se mettre à s’intéresser à ce qui se passe au Maghreb. En effet, suite à la décision de l’Algérie de rompre ses relations diplomatiques avec le Maroc, Paris a appelé les deux parties au «dialogue» dans l’intérêt de la «stabilité» dans la région.

Un tel appel arrive en retard. La situation est devenue explosive suite à des activités néfastes du palais royal, comme aller déposer officiellement aux Nations unies une lettre dans laquelle Rabat affirme son soutien à «l’autodétermination du peuple de Kabylie». Depuis la création de l’ONU en 1945, jamais un pays n’a osé affirmer officiellement son appui au démembrement d’un Etat-membre. Le geste est d’une gravité exceptionnelle et pouvait provoquer une déflagration. Mais Paris n’a pas jugé utile de calmer les ardeurs de son protégé marocain et de le raisonner.

A croire qu’une alliance franco-israélo-marocaine est en train de prendre forme. Les Français ont observé un silence total lorsque le ministre israélien des Affaires étrangères, Yair Lapid, lors de sa visite… au Maroc, a déclaré son «inquiétude» à la suite d’un prétendu rapprochement entre l’Algérie et l’Iran. Nul n’ignore que le régime des Mollahs a été un ennemi implacable de notre pays, qu’il avait choisi comme tremplin pour son expansion en Afrique du Nord dans les années 1990. Paris le sait bien.

Pour atteindre ses objectifs, Téhéran avait accordé un soutien total au terrorisme islamiste naissant en Algérie. Son action déstabilisatrice était tellement flagrante que l’Algérie a été contrainte de rompre ses relations diplomatiques avec l’Iran en janvier 1992. Cela ne décourage pas les Iraniens. En 1994, ils organisent à Khartoum une réunion sur l’Algérie avec un certain commandant Grossman, à l’époque conseiller de Mitterrand, Hassen Tourabi, un célèbre idéologue de l’islamisme et une délégation du FIS. Les deux premiers cités se retrouvent quelques mois plus tard en réunion dans une caserne de Téhéran. Le FIS était représenté par Rabah Kébir, qui, pour l’occasion, recevra une aide de 5 millions de dollars pour le «djihad». Il gardera tout l’argent pour lui, ce qui provoquera la colère de Anouar Haddam, résidant alors à Washington, parce qu’il n’a même pas eu droit à des miettes de ce pactole.

Pour les Algériens, depuis cette époque, le régime iranien est dangereux et infréquentable. Et il le reste à ce jour. Malheureusement, Bouteflika, encore lui, a décidé de rétablir les relations diplomatiques avec les Mollahs qui, quoi qu’on dise, ne renoncent pas à leur idéal d’exporter leur révolution à travers le monde, même si pour cela, ils doivent sacrifier tout le peuple iranien. En 1994, le Maroc a poussé la provocation jusqu’à autoriser Téhéran à ouvrir un consulat… à Oujda, une ville frontalière avec l’Algérie et qui ne sait pas à quoi ressemble un Iranien. L’Algérie a considéré ce projet comme un casus belli, s’il venait à se concrétiser. Rabat a encore reculé. Malheureusement, le régime marocain n’a jamais changé de position à l’égard de l’Algérie, il continue à être un élément déstabilisateur et perturbateur. Il est persuadé qu’il est puissant parce qu’il est toujours sous protectorat français et que maintenant il est devenu l’agent d’Israël dans la région. Au point que ce dernier lui a offert ou vendu un logiciel espion grâce auquel il a poussé l’audace jusqu’à espionner ses amis et protecteurs. Un excès d’assurance qui peut s’avérer fatal.

«Mentez ! Mentez ! Mentez ! Il en restera toujours quelque chose», disait Goebbels. Le propagandiste d’Hitler inspire bien les Marocains et les Israéliens.


Advertisements


S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Se souvenir de moi
Mot de passe perdu?
S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Registration confirmation will be emailed to you.
Password Reset Registration
Login
Do NOT follow this link or you will be banned from the site!