L’horreur à la syrienne | El Watan
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dimanche, 18 avril, 2021
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L’horreur à la syrienne

18 mars 2021 à 10 h 00 min

Les dictateurs arabes ont la sinistre habitude de semer la misère, la destruction et la désolation dans leur pays. En Irak, Saddam Hussein a créé un climat de guerre civile, laquelle a éclaté avant sa mort brutale.

Mouammar El Gueddafi a imposé le tribalisme comme mode de gouvernance, provoquant l’éclatement du pays et sa mort dans des conditions atroces. Ali Abdallah Saleh s’est appuyé lui aussi sur le tribalisme au Yémen, d’où la haine entre tribus qui s’entre-tuent jusqu’à ce jour. Mohamed Siad Barre a programmé purement et simplement la disparition de la Somalie avant de laisser sa place. Omar El Béchir a lui-même engagé le processus de séparation du Soudan en deux, pour le grand plaisir d’Israël, qui a travaillé pour cet objectif dès 1956.

Aujourd’hui, un autre grand pays à l’histoire glorieuse et dont l’apport à la civilisation humaine a été incontestable, la Syrie, est devenu un champ d’affrontements entre puissances étrangères et son Président, une marionnette au service de la Russie et de l’Iran, sans parler du jeu destructeur de la Turquie, du Qatar, des Emirats arabes unis et d’Israël, qui, désormais, bombarde Damas quand bon lui semble.

Tous ces pays n’ont fait que profiter du comportement criminel des Al Assad père et fils. Il y a 10 ans que le programme de disparition du pays des Omeyyades a été mis en œuvre. Cela a commencé dans la ville de Deraa. Des adolescents inscrivaient des slogans hostiles au régime. Ils sont arrêtés, torturés et tués. Lorsque des dignitaires de la cité s’inquiètent de leur disparition, le gouverneur, un parent de Bachar, leur répond : «Ne les cherchez plus. Faites-en d’autres. Et si vous ne pouvez pas, ramenez-nous vos femmes, et nous les ferons à votre place.»

Il a donné le signal du soulèvement. Toute la Syrie s’embrase. Kurdes, sunnites et autres minorités prennent les armes. En réponse, le pouvoir de Damas déclenche le massacre collectif des populations. Aviation, gaz sarin, chars d’assaut : rien n’est épargné au peuple syrien. Des villes entières sont détruites. Bachar Al Assad libère les terroristes islamistes qui rejoignent alors Daech et répandent la terreur et détruisent des joyaux de la civilisation universelle, comme la cité romaine de Palmyre. Le bilan est catastrophique et unique dans son genre.

Un million et demi de personnes ont été tuées. Le quart de la population a fui le pays et elle ne sait pas si elle y retournera un jour. La Turquie elle aussi s’y met aussi et occupe une partie du Kurdistan syrien sous prétexte de lutter contre le PKK. Aucune horreur, aucun désastre ne font reculer le clan Al Assad. Il ne contrôle désormais que le tiers du pays, mais ne lâche pas prise, attendant sans doute, dans un entêtement hitlérien l’effacement de la Syrie de la carte.

Moscou et Téhéran, pour élargir leurs zones d’influence, n’ont aucune pitié pour le peuple syrien, condamné à l’errance à travers le monde. Les pays arabes, eux, n’ont même pas un sursaut d’orgueil et de dignité pour sauver un pays «frère». A croire qu’eux aussi craignent pour leur survie et refusent de ce fait de s’engager dans une initiative pour sauver ce qui reste à sauver.

On comprend que personne ne cherche à sauver le sanguinaire Bachar Al Assad, qui se comporte comme un monstre venu d’une autre planète. Jamais l’expression «après moi le déluge» n’a connu une application aussi horrible. Un grand vainqueur dans le drame : Israël qui bombe le torse et qui veut montrer au monde qu’il est un exemple de stabilité et le grand gendarme au Proche-Orient.


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