Le pouvoir de la méfiance | El Watan
toggle menu
mercredi, 21 août, 2019
  • thumbnail of elwatan20190821


  • Pub Alliance Assurance



Le pouvoir de la méfiance

08 juillet 2019 à 10 h 00 min

La vie politique s’emballe de nouveau. Il faut dire que les dernières déclarations du chef de l’Etat par intérim, Abdelkader Bensalah, n’ont pas laissé indifférents les acteurs des différents horizons politiques.

L’assurance de la neutralité de l’armée et des autres institutions de l’Etat dans l’élection du futur président de la République a réussi, un tant soit peu, à amener la classe politique à reprendre son bâton de pèlerin à la recherche d’une éventuelle issue à la crise que traverse le pays.

On note aussi une certaine compréhension de circonstance à travers l’usage d’un lexique aux contours moins tranchants et moins blessants entre interlocuteurs des deux bords.

Les termes de «transition», «Constituante», «système» sont ainsi noyés dans le vocable de dialogue inclusif, le tout enrobé dans des solutions de sortie de crise dans l’intérêt de la nation. Toutefois, à ce stade même de l’engagement, il se trouve que de vieux réflexes, profondément ancrés dans la personnalité de l’Algérien, refassent surface et menacent l’aboutissement naturel des efforts d’une mésentente de circonstance.

A cet instant précis de concessions par les uns et des enchères par les autres, le manque de confiance installe le doute de tout son poids. Chacun y va de ses petits calculs pour mieux protéger ses visées partisanes, sinon ses ambitions strictement égocentriques.

La nature de l’homme est ainsi faite de doute, de méfiance et d’ambition. Il se trouve que, chez nous, ces réactions toutes naturelles ont pris une ampleur négativiste à cause d’un pouvoir, en place depuis l’indépendance, qui a gouverné par la ruse, le mensonge et la corruption.

Si d’aucuns s’associent, en ce moment-même, pour mener à bien le Forum pour le dialogue national dans la perspective d’élire un Président qui aura la légitimité de lancer les grands chantiers d’une nouvelle République, d’autres, par contre, avancent avec force arguments que la présidentielle n’est pas une priorité. Autrement dit, il ne faut pas placer la charrue avant les bœufs.

Pour les tenants de la période de transition, il importe d’assainir la situation politique en s’attaquant à tous les vestiges du système qu’ils considèrent de plus en plus ressuscités à travers des partis politiques, des organisations de masse. Une fois que la confiance aura gagné le cœur des électeurs, viendra alors le choix d’un Président qui jouira de l’adhésion de tout un peuple autour de son programme.


S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Se souvenir de moi
Mot de passe perdu?
S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Registration confirmation will be emailed to you.
Password Reset Registration
Login
Do NOT follow this link or you will be banned from the site!