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mardi, 26 octobre, 2021
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Entre rejet et expectative

14 mars 2021 à 10 h 01 min

Il a fallu moins d’un mois, après le retour aux manifestations, pour se rendre compte de la puissance de l’ingénierie politique des islamistes dans la conduite des actions de rue, de la production des slogans jusqu’à l’encadrement physique des carrés des marcheurs. Il faudra attendre encore quelque temps avant que les états-majors des partis politiques ne se rendent à l’évidence que la forme la plus aboutie de l’expression citoyenne est l’organisation des scrutins.

Les premiers responsables des différentes formations indiquent que ce sont leurs conseils nationaux qui décideront de la réponse à donner à l’initiative officielle d’organisation des élections législatives le 12 juin prochain. Ils ont pleine conscience que leur auto-exclusion du futur Parlement prolongera la mise en veilleuse de leurs programmes respectifs et ne contentera pas leurs cadres qui ont l’ambition de mettre à l’épreuve leur capital politique et militant.

Pour l’heure, c’est l’expectative qui gagne les directions des organisations partisanes, préférant attendre l’évolution des positions des autres acteurs politiques et celle des événements dans la rue. Les propositions concrètes de sortie de crise n’ont pas connu d’adaptation depuis deux ans et le discours se limite de plus en plus à des réactions d’indignation devant les scènes paroxystiques observées lors des manifestations.

Ces dernières appellent le plus souvent des réponses globales et pérennes et non ponctuelles et oubliées le lendemain. On peut s’interroger sur l’impact réel d’une dénonciation des agressions contre des journalistes lorsque, le reste de l’année, on vilipende les auteurs d’articles qui ne se conforment pas aux slogans des manifestations et à des prises de positions particulières et forcément conjoncturelles.

Quand des enfants sont précipités dans la tourmente de la rue, la question de fond qui se pose est de savoir si la conscience politique doit être également portée par des apprenants à l’école ou des personnes à(d’) un âge très avancé, aux facultés fortement amoindries.

La réhabilitation du politique apparaît aujourd’hui clairement et prioritairement à la charge des protagonistes de la vie nationale qui ont un parcours, un projet et une assise militante. La disqualification du pouvoir en place est largement admise, mais son impasse notoire risque de se dédoubler et de se manifester dans la rue qui gagne en ébullition et multiplie les embardées. L’accompagnement de la révolte populaire en février 2019 s’inscrivait dans le sens de l’histoire. Mais le «miracle» est l’exception et non la règle.

(Le temps de)La construction sur des bases claires, lisibles et «traçables» est sans doute venu(e). Les citoyens adhèrent à l’option de rupture radicale avec l’ancien système. Ils attendent également celle en lien avec le fonctionnement de nombreux partis qui, à leur corps défendant, reproduisent les travers de ce même système.

Les dispositions de la nouvelle loi électorale sont à même de favoriser une avancée en matière d’exercice de la démocratie, en donnant le droit à l’électeur d’exprimer «un vote préférentiel pour un ou plusieurs candidats d’une liste». La «commission électorale» est ainsi transférée des appareils des partis à l’isoloir.


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