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Une ligue africaine des clubs : Encore une lubie d’Infantino

03 décembre 2019 à 9 h 06 min

Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a repris son bâton de pèlerin en Afrique pour préparer, déjà, son prochain mandat que menace sérieusement son ancien patron à l’UEFA, le Français Michel Platini, qui a purgé sa sanction de quatre ans de toutes activités liées au football et qui a annoncé son intention de revenir aux affaires du football par le couloir de la FIFA.

Gianni Infantino a tout de suite pris la mesure de la menace que va représenter pour lui le retour de Michel Platini. Le président de la FIFA est sorti du bois et va rapidement abattre toutes ses cartes en faisant barrage au Français. Ses premiers appuis, il ira les chercher en Afrique, un continent qui pèse presque autant de voix que l’Europe (54).

La Confédération africaine de football (CAF) peut assurer à l’Italo-Suisse un bon matelas de voix dans la perspective d’une réélection. A présent, il a plus et mieux de visibilité dans la stratégie africaine. D’abord, il a pesé de tout son poids pour que le Malgache Ahmad Ahmad remplace le Camerounais Issa Hayatou à la tête de la CAF.

Lors de sa tournée africaine avant le congrès électif de 2017, il a tout fait pour que Issa Hayatou soit chassé. Des voix au sein de la FIFA ont dénoncé ce qu’il a fait et ont demandé l’ouverture d’une procédure contre lui. En vain. L’intronisation d’Ahmad Ahmad à la tête de la CAF lui a ouvert la voie royale. Il a usé de toute son influence pour que la CAF modifie le calendrier de sa compétition majeure, la CAN, et ce, en pleine compétition.

Le tournoi est passé de 16 à 24 équipes et a été programmé en été au lieu du printemps, enfreignant ainsi un chapitre important des statuts de la CAF. En l’absence de réactions des fédérations, il est allé plus loin en imposant la secrétaire générale de la FIFA, la Sénégalaise Fatouma Samoura, au poste de déléguée générale de la CAF. La suite était facile à deviner.

La FIFA a pris les commandes du football africain alors que ses propres statuts (FIFA) ne soufflent mot sur les Confédérations. Le scandale de la finale de la Ligue des champions ES Tunis-WA Casablanca a étalé l’étendue de l’inaptitude de la CAF à gérer un problème réglementaire. Dans la foulée, la CAF a dénoncé et résilié le contrat avec Lagardère Sports signé en 2015 sous la présidence de Issa Hayatou.

La Chine, la nouvelle Mecque de la FIFA

Tout juste après, voilà qu’il propose aux Africains «la création d’une Ligue africaine», et dans la foulée, lance un appel à un «investissement massif dans les stades sur le continent pour porter le football africain au sommet du monde», à partir de Lubumbashi (RD Congo). Ce que les puissants et riches clubs européens n’ont pas fait jusqu’à aujourd’hui, le président de la FIFA veut le réaliser en Afrique.

C’est plus qu’une lubie

Gianni Infantino cherche à entraîner le football africain dans une voie suicidaire. Obnubilé par l’argent, il ne pense qu’à cet aspect pour asseoir son pouvoir en prévision de la prochaine échéance électorale, lors de laquelle il aura fort à faire si d’aventure Michel Platini décidait de briguer un mandat à la tête de la FIFA.

Le maître de la FIFA n’est pas sincère vis-à-vis des Africains. La preuve, il veut casser la CAN-2021, prévue en été de l’année indiquée, pour saborder la Coupe du monde des clubs (nouvelle version) programmée en Chine à la même période, avec un pactole financier chinois qui prendra la place du partenaire français (Lagardère Sports) débarqué depuis quelques semaines.

Gianni Infantino a peu de respect pour le football et les footballeurs africains qu’il prétend vouloir installer dans le top 10 du football mondial. Si tel était le cas, il aurait pris les mesures appropriées contre tous les auteurs des actes et propos racistes contre les joueurs africains lors des rencontres sur le Vieux Continent.

Convaincu que le soleil se lève en Orient, il a tablé sur les milliards de dollars que des partis et sociétés chinoises vont investir dans le football pour écarter tous les partenaires historiques du football africain et ainsi gonfler au maximum les comptes de la FIFA. Une Ligue africaine des meilleurs clubs (20) signerait l’arrêt de mort des compétitions nationales en Afrique.

Ce que l’Europe avec toute sa puissance financière n’a pas pu réaliser, l’Afrique ne pourra le faire. Gianni Infantino doit arrêter de balader le football africain au gré de ses intérêts. Les dirigeants du football africain doivent s’affranchir de l’autorité de cet individu. 


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