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Reprise de la compétition : Le protocole sanitaire, un passage obligé

04 mai 2020 à 9 h 28 min

A l’instar de beaucoup de Fédérations et de Ligues dans le monde, la Fédération algérienne de football (FAF) et la Ligue de football professionnel (LFP) se sont penchées en fin de semaine (jeudi dernier) sur les modalités d’un éventuel retour aux entraînements et à la compétition. Un pré-calendrier de reprise a été ficelé avec beaucoup de précisions.

Le président de la LFP, Abdelkrim Medouar, chargé de cette mission par la FAF, a rendu une copie qui répond à ce qui était demandé et qui sera, probablement, transmise à la CAF qui a sollicité les associations à l’effet de lui communiquer, avant le 5 mai 2020, un calendrier de reprise virtuelle. Le retour sur les terrains est conditionné par d’autres considérations bien plus importantes que la fixation du calendrier.

La Fédération et la Ligue ne disposent pas de ce pouvoir. Pas du tout. Il est conféré exclusivement au gouvernement et au comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie du coronavirus, les seuls habilités à donner le feu vert.

Il y a des préalables rigoureux à respecter. L’accord sera donné sur la base d’un protocole sanitaire qui écarte tout danger pour la santé des joueurs et de tout le personnel qui gravite autour d’une équipe, d’une compétition. Le principe de précaution prévaudra avant la délivrance de l’accord. Ici et là des voix ont préconisé que le huis clos bien encadré et contrôlé par des délégués sera suffisant. C’est loin d’être aussi simple. L’avis médical impactera la décision. L’Etat se rangera derrière lui pour dire si les conditions sont réunies ou pas. Le coronavirus n’est pas un rhume pour le prendre à la légère.

ASSURANCES DRACONIENNES

Le protocole sanitaire conjointement préparé par le staff médical de la Fédération, de la Ligue et des clubs doit offrir des assurances draconiennes qui paraissent peu réalisables dans le contexte actuel. Il s’agit de contrôler à répétition la santé des acteurs. Le monde est en souffrance sanitaire. La Chine, premier foyer de contamination, est passée au stade de déconfinement contrôlé presque quatre mois après les premiers cas de coronavirus. Elle a préparé cette étape avec de gros moyens et la discipline légendaire de ses citoyens.

Le football ne peut de nouveau avoir droit de cité sans l’élaboration d’un protocole sanitaire de haute facture qui est en même temps un préalable et un impératif avant toute reprise des entraînements et de la compétition officielle.

Il s’agit de garantir que les joueurs seront testés à chaque fois que de besoin, des dépistages en continu, accompagnés par des examens cardiaques, naso-pharyngés et toute une batterie de tests qu’il s’agira d’actualiser au fur et à mesure des avancées de la reprise. Sans parler des gestes barrières impossibles à respecter en toute circonstance. Les vestiaires, sanitaires, espaces communs, le terrain devront être reconfigurés, les séances d’entraînement totalement réaménagés, les déplacements en bus uniquement, la restauration, les mises au vert ne se dérouleront plus sous l’ancien protocole.

C’est cet arsenal de mesures ou protocole sanitaire qui fera pencher, ou pas, la balance. Si le comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie du coronavirus n’est pas convaincu par le protocole sanitaire présenté, il ne donnera pas son accord pour la reprise. L’Etat se chargera de le signifier à qui de droit. La partie est loin d’être jouée.


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