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Le conflit des générations se poursuit

17 juillet 2019 à 10 h 00 min

La guerre entre «passéistes» et la «nouvelle génération» n’en finit pas. Sur les plateaux et médias interposés, la guerre fait rage entre les deux camps qui se déchirent inutilement et surtout sans intérêt pour le football au lieu de profiter de ces moments de joie pour faire communion.

L’Algérie et le Sénégal attendent ce moment – la finale de la CAN –, respectivement, depuis 29 et 17 ans. Un bail pour ces deux pays où le football est une religion. L’Algérie a organisé et remporté la CAN en 1990.

C’était la première fois que le tournoi était retransmis en direct sur le continent. En couleur, qui plus est. Sur ses terres, l’équipe d’Algérie n’a pas laissé passer sa chance de décrocher sa première étoile sous la direction de feu Abdelhamid Kermali qui a eu l’intelligence de s’entourer d’une escouade de jeunes entraîneurs aussi valeureux que compétents, Noureddine Saâdi, Ali Fergani et le regretté Mourad Abdelouahab, entraîneur des gardiens de but.

Le président de la Fédération, feu Omar Kezzal, a eu la main heureuse. L’équipe d’Algérie 1990 était un groupe soudé, homogène, complémentaire, avec à la baguette Rabah Madjer, auteur d’un grand tournoi avec des buts et des passes décisives, sans oublier l’apport de Djamel Menad, Tahar Cherif El Ouazzani, Moussa Saïb, Cherif Oudjani, l’auteur de l’unique but de la finale, sans oublier les autres artisans du sacre, à l’instar de Djamel Amani, auteur de deux buts, Abdelhakim Serrar, le jeune défenseur de la Jsk, Aït Abderrahmane qui a suppléé au pied levé son coéquipier en club, Rachid Adghigh, sans oublier l’élégant joueur chélifien Fodhil Megharia.

Le jeune Harrachi Mohamed Rahem, «Boboy», la valeur montante du football, a participé à la grande victoire algérienne. La suite a été moins heureuse. L’Algérie a dû attendre 29 ans et l’arrivée de Djamel Belmadi à la tête des Verts pour réécrire l’histoire et atteindre enfin la finale de la CAN.

Que de temps et d’énergie perdus depuis 1990. Le long et sombre tunnel qu’a alors emprunté le football algérien semblait sans fin après la participation à deux Coupes du monde consécutives (1982 et 1986), suivie enfin du premier sacre continental (1990). Aujourd’hui, la génération Mahrez, M’bolhi, Feghouli qui encadrent les jeunes loups, Attal, Bensebaini, Bennacer, Bounedjah, Mandi, Zeffane, Boudaoui, sans oublier les valeureux Djamel Belamri et Adlane Guedioura, Youcef Belaili ont rendu la joie aux millions de supporters algériens qui ne jurent que par leur EN. L’Algérie est à un match du bonheur final. L’adversaire, le Sénégal, est dans la même posture.

Il attend ce moment depuis 17 ans. Il y a beaucoup de similitudes entre les deux finalistes. Les deux équipes renferment de grands talents qui brillent au firmament du football européen, à l’instar de Mahrez et Sadio Mané. Autre similitude entre les deux finalistes : les débats qui alimentent leur environnement. La guerre entre «passéistes» et la «nouvelle génération» n’en finit pas. Sur les plateaux et médias interposés, la guerre fait rage entre les deux camps qui se déchirent inutilement et surtout sans intérêt pour le football au lieu de profiter de ces moments de joie pour faire communion.

Ce sont des combats d’arrière-garde menés et alimentés par ceux qui n’ont pas le souci de l’intérêt général qu’ils sacrifient sur l’autel des ego. Cette posture n’est pas propre à l’Algérie. Elle affecte l’écrasante majorité des peuples du continent. L’équipe nationale version Djamel Belmadi mérite toute la reconnaissance, la gratitude et le profond respect des supporters algériens pour ce qu’elle a réalisé durant la CAN 2019. Comme il faut saluer toutes les précédentes générations qui ont donné le meilleur d’elles-mêmes pour hisser haut le drapeau algérien dans les compétitions continentales et internationales.

– Election du comité exécutif de la CAF

Le candidat de la FAF à l’élection au comité exécutif de la CAF, Amar Bahloul, semble avoir toutes les chances d’être élu au comite exécutif de la Caf demain, jeudi, au Caire. Il disputera le poste remis en jeu au niveau de la zone UNAF contre le représentant libyen. Pour l’instant, le flou total entoure les chances de son rival libyen. En réalité, ils sont deux côté libyen à se disputer le poste en jeu.

L’ancien président de la Fédération qui a été élu en l’absence du candidat algérien en 2017 n’est plus en odeur de sainteté dans le giron du football de son pays. L’ancien arbitre international, Chermiti, celui-là même qui a dirigé Algérie-Maroc (1-3) à la CAN 2004 en Tunisie semble être mieux placé que son compatriote qui a passé plusieurs mois au sein du conseil de la CAF.

Amar Bahloul devrait profiter de la mésentente entre les deux hommes et de la division du côte libyen pour les mettre d’accord et reprendre le poste que l’Algérie a perdu depuis que le Marocain Faouzi Lekjaa a été préféré à Mohamed Raouraoua. Y. O.


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