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FIFA : La justice suisse ne lâche pas Infantino

14 janvier 2021 à 10 h 03 min

Le président de la FIFA, Gianni Infantino, continue de faire l’objet d’une enquête pénale déclenchée par la justice suisse dans l’affaire des rencontres qui ont réuni le patron de l’instance faîtière du football mondial et un magistrat helvète, l’ancien procureur fédéral Michael Lauber, un ami d’enfance de l’Italo-Suisse.

Les rencontres entre les deux hommes dans un hôtel ont été qualifiées de «non protocolées entre Michel Lauber, Gianni Infantino et des tiers» durant lesquelles le président de la FIFA aurait tenté de s’informer auprès de son ami le magistrat Michael Lauber de l’avancée de certaines enquêtes ciblant la FIFA et quelques-uns de ses dirigeants. Ces rencontres entre Infantino et Lauber ont été jugées non conformes au code de l’éthique à partir du moment où le président de la FIFA ne les a jamais portées à la connaissance de la FIFA et de ses organes.

C’étaient des réunions de travail. Le premier, Infantino, cherchant à savoir auprès du magistrat dans quelle direction avançait l’enquête. Pour rappel, une solide amitié lie les deux hommes depuis presque un demi-siècle. Ils sont originaires de la même région, ont résidé dans la même ville et auraient fréquenté la même école primaire. Au cours du dernier Mondial en Russie en 2018, le président de la FIFA a offert des billets VVIP pour des rencontres de la Coupe du monde au couple Laubert.

C’est une infraction à l’article 20 du code d’éthique de la FIFA qui traite du chapitre «acceptation et distribution de cadeaux» auquel sont soumis tous les officiels de la FIFA. La suite a prouvé qu’il y avait un conflit d’intérêts entre les deux hommes. C’est sur la base de cet article et trois autres que la commission d’éthique de la FIFA a infligé une suspension de 5 ans au désormais ex-président de la CAF, Ahmad Ahmad. La FIFA a tenté d’infléchir la décision du tribunal pénal fédéral suisse, en vain.

Mardi, il a indiqué que «la FIFA n’avait pas droit à la qualité de partie dans l’enquête pénale contre Gianni Infantino». Le procureur fédéral extraordinaire Stefan Keller continuera à gérer ce dossier sous l’autorité de surveillance du ministère public de la Confédération. Mardi, la Cour des plaintes a fait savoir «qu’elle a rejeté intégralement les griefs de la FIFA et qualifie de déconcertant le fait qu’elle (la FIFA) ait adressé plusieurs requêtes au procureur et qu’elle lui a demandé une décision formelle sans contester alors sa compétence».

Pendant ce temps là, la commission d’éthique de la FIFA, plus particulièrement sa présidente (colombienne), reste muette et sourde sur cette affaire, elle qui est si prompt à ouvrir des dossiers et enquêtes sur tous ceux qui ne sont pas en phase avec le président de la FIFA. Pourtant, lui aussi est passible de sanction en vertu de l’article 20 du code d’éthique de la FIFA. Une justice interne à deux vitesses ? Sans aucun doute. Gianni Infantino n’est pas un officiel de la FIFA au-dessus de tout soupçon. Monsieur Propre risque d’être rattrapé par la justice de son pays.


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