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mercredi, 14 novembre, 2018
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FAF-LFP : Influences et immixtions

08 novembre 2018 à 10 h 00 min

Le regretté Rachid Khelouati doit se retourner dans sa tombe avec ce qui se passe à la Ligue de football professionnel (LFP). A l’époque où il dirigeait la Ligue nationale de football (LNF), il s’interdisait en tant que président de décider tout seul ou d’obtempérer aux ordres donnés par téléphone.

Autre époque, autres mœurs. Le jour où des cercles ont voulu lui imposer un changement de domiciliation de la rencontre USMA-JSK, (tiens, tiens !) il a répondu avec la seule manière qui sied à la circonstance. Il a rédigé sa démission, l’a déposée et il est rentré chez lui.

Il n’a pris aucun document avec lui. Il a tout laissé à la ligue, car il a dirigé la structure en toute transparence. Aujourd’hui, Abdelkrim Medouar, le président de la LFP, est critiqué de toutes parts pour sa gestion en solo des affaires de la Ligue sans que l’intention de démissionner ne traverse son esprit. Il garde le (mauvais) cap et continue de foncer dans le mur. La Fédération observe et ne dit rien. Du moins officiellement, parce que, en réalité, elle n’est pas loin du raffut qui agite la LFP, qu’il est facile de prouver à travers des exemples concrets d’influences et d’immixtions.

L’influence la plus importante que la FAF a exercée sur la LFP est fournie par la correspondance adressée au président de la LFP en date du 14 octobre 2018 (voir fac-similé)  par lequel la première signifie à la seconde : «Le président insiste pour traduire Zerouati en conseil de discipline.»

La commission de discipline est un organe juridictionnel indépendant qui n’a d’ordre à recevoir de personne ni d’aucune partie. Ce message est une injonction ou pas ? Ensuite, il y a le dossier brûlant des dettes de clubs. La FAF, à travers son président, a fixé l’agenda de l’épurement des dettes et leur niveau que Abdelkrim Medouar a avalisé, oubliant au passage que ce sujet relève de la compétence exclusive de la Chambre de résolution des litiges (CRL) et des organes juridictionnels, à savoir la commission de discipline et la commission de recours.

L’indépendance des organes juridictionnels a un lointain rapport avec le sens que les textes de la FIFA ont conféré à ce sujet sensible. De quelle indépendance peut se prévaloir un organe juridictionnel, lorsque le président de la Fédération insiste auprès de celui de la Ligue pour traduire Zerouati, président de la JS Saoura, en commission de discipline ?

La crise qu’a provoquée le feuilleton du match USMA-JSK a permis aux langues de se délier. Certaines assurent que la programmation des journées de championnat des Ligues 1 et 2 est l’œuvre d’un individu qui n’est structuré ni à la Ligue ni à la Fédération. Le sujet a pris une bonne partie de la réunion du bureau de ligue tenue le 29 octobre dernier. Selon des témoignages fiables, «la programmation des rencontres est établie et transmise au président de la LFP par une personne résidant dans les Hauts Plateaux». Du jamais vu dans les annales du football algérien.

Ces questions et d’autres seront abordées aujourd’hui lors de la réunion qui se tiendra à Alger et regroupera le président de la FAF, Kheireddine Zetchi, et les membres du bureau de Ligue. Probablement que l’accent sera mis sur la solidarité du groupe devant l’adversité.

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