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mercredi, 16 octobre, 2019
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ES Sétif : L’Aigle à l’épreuve des turbulences

12 octobre 2019 à 9 h 00 min

Le célèbre coach français Jean-Claude Suaudeau a dit un jour : «Il vaut mieux perdre une rencontre 6 à 0 que six matchs par 1 à 0.» L’expression du créateur du «jeu à la nantaise» sied parfaitement à l’ESS, qui collectionne les défaites par petite dose.

Voyageant mal cette saison, l’Entente, qui avait la possibilité de déjouer les plans de ses hôtes, n’a pas glané le moindre point en quatre déplacements. Sur quatre rendez-vous, trois (USMA, CABBA et JSK) ont été disputés à huis clos. Celui du NAHD reste en travers de la gorge.

Mettre tout sur le dos des joueurs qui n’auraient pas «appliqué les consignes» est à la fois un non-sens et une fuite en avant. Pour de nombreux supporters et observateurs, la pilule «on a bien joué» ne fait plus recette.

Connaissant la composante d’un championnat, tout juste médiocre, le niveau de l’effectif ententiste n’est ni inférieur ni supérieur à l’ensemble des pensionnaires de notre petite Ligue 1, où certains clubs sont plus fortunés que d’autres.

La préparation dans toutes ses formes, les schémas tactiques ainsi que les choix des joueurs sont du ressort du staff technique et de l’entraîneur en chef qui ont échoué.

La «panne» des buts encaissés à des moments importants du match (USMA 90’+4’, CABBA 80’, NAHD 80’ et la JSK 80’) n’a pas été réparée par un staff à court d’arguments. Avec uniquement sept petits points en autant de sorties, la récolte est maigre pour une formation visant le maintien.

La mauvaise utilisation de certains joueurs en rajoute une couche. Axial depuis toujours, Bekakchi, en mesure de rendre service dans l’entre-jeu, est confiné dans un mauvais rôle de latéral gauche où il peine à trouver ses marques et repères. Les polyvalents Draoui et Karaoui ont joué à ce poste l’exercice dernier.

Le coach pouvait renouveler l’expérience, mais il ne l’a pas fait. Ayant réalisé un bon match face à l’USB, le tandem Bekakchi-Biaz, jouant pour la première fois dans l’axe, n’a pas été reconduit à Bologhine, où s’est illustré Aribi par une nouvelle bourde.

En exerçant des pressions rien que pour permettre à leurs «protégés» de bénéficier d’un maximum de temps de jeu dans les jambes, l’influence de deux managers pollue non seulement l’atmosphère au sein du groupe, mais porte un sacré coup aux intérêts du club, où l’on n’a toujours pas procédé à l’installation d’un directeur général qui pourrait suppléer le «forfait» d’un conseil d’administration virtuel.

La situation est critique. Sans une réelle prise en charge d’un onze qui a besoin d’une bonne assise défensive en mesure de booster les autres compartiments, d’un travail psychologique gigantesque, la rechute de l’Aigle noir sera terrible. S’apparentant à des sédatifs, les deux prochains matchs amicaux ne régleront guère les problèmes d’un onze qui a besoin d’une onde de choc. 


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