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Éliminatoires : CAN/U20 Ne tirez pas sur l’ambulance

19 décembre 2020 à 10 h 24 min

La Toile, en attendant les médias, s’est enflammée dès le coup de sifflet final de la rencontre Algérie-Maroc (0-1) comptant pour la seconde journée du tournoi qualificatif à la phase finale de la CAN/U20 qu’abritera la Mauritanie dans quelques mois. Les joueurs n’avaient pas encore rejoint les vestiaires que des flots de critiques se sont abattus sur eux et surtout sur le coach Saber Bensmain.

A peine si ce dernier n’a pas été accusé de haute trahison pour un simple match perdu. Une campagne sournoise a été déclenchée contre lui la veille du match sur les réseaux sociaux. Ses choix de joueurs, ses options tactiques et managériales ont été pointés du doigt ,comme si l’intéressé disposait du meilleur effectif du monde. Il a suffi d’un simple match nul (1-1) contre la Tunisie, le pays hôte, pour que des voix malveillantes, de petits esprits nourris de haine fassent un procès public au jeune coach. Comme tout entraîneur dans le monde pourri du football, Saber Bensmain a une responsabilité dans la contre-performance d’hier, mais sans plus.

Il n’est pas le premier et seul responsable des mauvais résultats de nos sélections de jeunes. Alors, il ne faut pas tirer sur l’ambulance. Les vrais responsables sont ailleurs. Si le niveau de nos jeunes joueurs, toutes catégories confondues, laisse à désirer, ce n’est pas la faute uniquement des entraîneurs et sélectionneurs des petites catégories.

Il faut reconnaître qu’à part quelques exceptions, les juniors en Coupe du monde au Japon en 1979, dirigés par le regretté Abdelhamid Kermali, assisté de Rabah Saâdane, et les cadets en 2007 sous la direction de Athmane Ibrir et Hakim Meddane, qui se sont qualifiés à la Coupe du monde de la catégorie organisé par le Nigeria, nos jeunes sélections se sont rarement illustrées sur le concert continental et encore moins mondial. La génération 2020 drivée par Saber Bensmain ne peut pas masquer les tares d’un football juvénile livré au premier venu.

Le coach de la sélection U20 ne dispose pas d’une baguette magique pour transformer le plomb en or. Pour prétendre aux premiers rôles en catégories jeunes, il faut une stratégie, un plan porté par l’ensemble des acteurs du football et plus particulièrement la cellule mère, c’est-à-dire les clubs, accompagnés par une direction technique nationale forte de ses compétences, et des institutions, ligues et fédération, dont les actions s’inscrivent dans des projets tournés vers l’avenir et axés sur le seul intérêt des jeunes et du football algérien. Saber Bensmain ne doit être ni un fusible, ni une ambulance.

Au-delà de la contre-performance d’hier, le plus important est de tirer les justes enseignements, les vraies raisons du pourquoi du début de tournoi en demi-teinte, loin des espoirs entretenus avant le voyage à Tunis pour qu’une fois pour toutes le football en jeunes soit enfin placé sur de bons rails. Le reste n’est que littérature et futile par rapport aux vrais enjeux, si on veut vraiment quitter définitivement le bourbier dans lequel nos jeunes sélections ont été arrimées depuis des lustres.

Par Yazid Ouahib


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