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Pour avoir dénoncé l’illégalité de l’élection de Zetchi en 2017

Deux ans de suspension à l’encontre de Baameur

29 avril 2019 à 9 h 00 min

La Ffédération algérienne de football (FAF) ne recule devant rien pour arriver à ses fins. La sanction (suspension de deux ans) prononcée contre Ali Baameur, président de la commission électorale de l’assemblée générale élective de la FAF, le 20 mars 2017, en est la parfaite illustration.

Elle est d’abord motivée par la volonté de le priver d’assister à l’assemblée générale ordinaire de la FAF, prévue jeudi prochain, et de lui interdire, par la même occasion, de s’exprimer sur le bilan moral et financier qui sera présenté lors de cette séance.

Pour l’écarter et lui enlever toute possibilité de s’exprimer, la FAF a actionné l’énigmatique commission de l’éthique pour le suspendre arguant ses déclarations et propos formulés sur les graves transgressions qui ont marqué l’assemblée générale élective du 20 mars 2017. La commission d’éthique de la fédération a une bien curieuse vision de ses missions. Ses interventions et son champ d’action sont trop sélectifs pour être admis.

La commission de l’éthique est loin d’être indépendante, comme le stipulent les textes qui régissent son activité conformément aux règles de la FIFA. Alors que le football algérien est souillé à longueur d’années et de journées de championnat, tous paliers confondus, l’honorable commission ne bouge pas le petit doigt. Des responsables et dirigeants de clubs s’écharpent sur le sujet de la corruption et arrangement de matchs qui touchent aux fondements de l’intégrité d’une rencontre ou d’une compétition, les membres de cet organe juridictionnel ferment les yeux, se bouchent les oreilles et regardent ailleurs pour, justement, ne pas traiter ces dossiers sensibles.

Les rares fois où la commission de l’éthique a ouvert un dossier se comptent sur les doigts d’une seule main, c’était pour suspendre Nasreddine Baghdadi (actionnaire de la SPA USMH) et Mohamed Zerouati (président de la SPA JS Saoura).

Dans la lettre (décision) adressée à Ali Baameur, la commission de l’éthique lui a signifié une suspension de deux ans avec la possibilité pour l’intéressé de demander une décision motivée de la sanction, qu’il peut faire dans un délai de 10 jours après la notification de la décision.

Ce qui veut dire qu’il ne pourra pas assister à l’assemblée générale de jeudi. Un fait à noter. Dans le document, en langue nationale, il est précisé en début de texte  «a décidé la chambre d’éthique», alors qu’il n’existe pas de chambre d’éthique. Il y a tout simplement une commission d’éthique avec deux chambres, celle de l’instruction et celle du jugement. Cette confusion illustre la légèreté avec laquelle sont traités les dossiers au niveau de cet organe «indépendant». 

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