Commentaire : L’impact de Belmadi et Cissé sur leur sélection | El Watan
toggle menu
vendredi, 13 décembre, 2019
  • thumbnail of elwatan20191212

  • Massage Tunisie


Commentaire : L’impact de Belmadi et Cissé sur leur sélection

18 juillet 2019 à 10 h 01 min

Vingt-neuf (29) ans après le premier et unique sacre continental décroché haut la main à la CAN-1990 que l’Algérie a organisée, l’équipe nationale, version Djamel Belmadi, avec bien sûr d’autres joueurs, a rendez-vous avec l’histoire. Dans quelques heures, les Verts croiseront le fer avec la meilleure équipe africaine de l’année, le Sénégal, que les camarades du capitaine Riyad Mahrez ont battue lors du premier tour.

Ce succès donne un petit ascendant psychologique aux joueurs algériens sur leurs adversaires du Sénégal. Sans plus. La finale de demain au Stade international du Caire revêt un tout autre caractère par rapport à la première confrontation entre les deux formations. Les Lions de la Teranga poursuivent le même objectif que leur adversaire du jour.

Ramener, et pour la première fois, le trophée au pays de Senghor. Il y a 17 ans, le Sénégal a atteint la finale de la CAN-2002, perdue aux tirs au but face au Cameroun. Le Sénégal a vécu cette défaite comme un drame, que même le fabuleux parcours en Coupe du monde de la même année n’a pas effacé, malgré le retentissant exploit réalisé contre la France, champion du monde en titre.

La génération dorée conduite par le buteur Hadji Diouf et le capitaine Aliou Cissé, celui-là même qui est à la tête de la sélection du Sénégal depuis 4 ans, a fait sensation au Mondial asiatique (Japon-Corée du Sud) en disposant de la France (1-0) et en tenant en échec le Danemark (1-1) et l’Uruguay (3-3) avec à la clé la 2e place du groupe et le billet pour le second tour.

Les chemins des Verts et des Lions de la Teranga se sont souvent croisés. A la CAN-1990 en Algérie, les Verts ont éliminé le Sénégal (2-1) en demi-finale. En 1993, l’équipe nationale conduite par Ighil et Mehdaoui s’était imposée 2-1 à Dakar dans les éliminatoires jumelées Coupe d’Afrique et Coupe du monde.

L’Algérie avait été disqualifiée de la CAN-1994 pour avoir aligné Mourad Karouf (JSK) qui était suspendu. En 2001, dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du monde 2002, l’Algérie et le Sénégal s’étaient retrouvés dans le groupe de la mort en compagnie du Maroc et de l’Egypte. Les Sénégalais, sous la direction du Français feu Bruno Metsu, ont survolé le groupe.

A l’occasion du match retour disputé à Dakar, Aliou Cissé, à l’époque il jouait au Paris Saint Germain, n’avait pas caché sa surprise de ne pas voir à Dakar Ali Benarbia et Djamel Belmadi au sommet de leur art. Il a dit aux journalistes algériens : «Vous êtes si forts au point de vous passer des services de joueurs de la valeur de Benarbia et Belmadi ?»

Résultat des courses : Sénégal 3 – Algérie 0. Dans quelques heures, les deux sélectionneurs vivront des moments forts. Ils ont modelé leurs sélections respectives à leur image. Tout, sauf de l’esbroufe. L’imagination, la prise de responsabilité, la maîtrise totale du groupe qui a adhéré à leur discours similaire fondé sur le collectif et le jeu en avant.

Ces deux jeunes entraîneurs symbolisent la réussite qu’ils ont planifiée depuis qu’ils ont pris en main leur équipe respective et tout le travail travail accompli. Leur vécu de joueur international – celui du Sénégalais est plus important que celui du jeune coach algérien – a eu une importance capitale aux yeux de leurs jeunes joueurs. Sur le déroulé de la CAN-2019, c’est sans nul doute Djamel Belmadi qui a fait mieux que son collègue sénégalais. L’équipe d’Algérie a montré un visage plus séduisant, a pratiqué le meilleur football du tournoi, ses joueurs ont laissé forte impression.

Aujourd’hui, ils sont devant la dernière marche. Ils savent ce qu’ils doivent faire pour terminer le tournoi en apothéose et ramener le trophée en Algérie. Ils sont taillés pour cet exploit, que peu d’observateurs prédisaient. De leur état physique et de la manière dont ils aborderont le rendez-vous dépendra l’issue finale du dernier match de la CAN-2019. Si les coéquipiers de Youcef Belaïli aborderont la finale avec le même état d’esprit qu’ils ont affiché jusque-là en Egypte ils rentreront au pays en vainqueurs. C’est tout le mal que les Algériens leur souhaitent.


S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Se souvenir de moi
Mot de passe perdu?
S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Registration confirmation will be emailed to you.
Password Reset Registration
Login
Do NOT follow this link or you will be banned from the site!