CAN 2022 : Le Cameroun dans le viseur de la CAF | El Watan
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CAN 2022 : Le Cameroun dans le viseur de la CAF

25 novembre 2021 à 10 h 01 min

Décidément, la Confédération africaine de football (CAF) ne lâche pas le Cameroun. A deux mois de la CAN 2022, l’instance faîtière du football continental menace le pays des Lions Indomptables de retrait du tournoi pour des motifs puérils comme l’état d’avancement des travaux extérieurs du stade d’Olembé (stade neuf, construit pour la CAN), et de délocaliser le match d’ouverture qui y est programmé, le travail de maintenance des pelouses jugé inconsistant (stade Bangou), le protocole sanitaire… et bien d’autres petites crasses.

Le Cameroun est dans le viseur de la CAF… et de la FIFA depuis l’arrivée de Gianni Infantino à la tête de cette instance et la chute de Issa Hayatou de la présidence de la CAF. Personne ne peut nier que le Cameroun a concédé beaucoup de retard dans la construction des stades devant accueillir la CAN à temps. Les reports de la tenue de la CAN en son temps ont obligé le pays de Roger Milla et la CAF à différer la tenue du grand tournoi continental.

Depuis, les autorités camerounaises ont redoublé d’efforts pour que le tournoi se tienne enfin en janvier 2022. Lors de la cérémonie du tirage au sort du tournoi final Cameroun 2022, organisé à Yaoundé, le ministre des Sports camerounais a fait une présentation de tout ce qui a été réalisé par son pays en matière de construction et de rénovation des stades, des routes, des hôtels. Les dignitaires de la confédération, présents en force à Yaoundé, ont salué les qualités des infrastructures sportives et hôtelières et n’ont pas tari d’éloges sur l’engagement (tenu) de l’État camerounais. Il faut rappeler qu’il y a un an le Cameroun a organisé le championnat d’Afrique des nations (CHAN). Ceux qui ont vécu cet événement sur place ont mis en relief la bonne organisation qui a présidé à la tenue du tournoi.

Ce tournoi avait servi de répétition générale avant la CAN 2022. Le grand mérite du Cameroun est de l’avoir organisé en pleine pandémie de Covid-19. La jauge des supporters présents était passée de 10.000 spectateurs jusqu’à atteindre plus de 30.000 en finale. Sans oublier le respect total et absolu du protocole sanitaire.

De l’avis des membres de la délégation et des officiels de la CAF, le Cameroun avait gagné son pari. C’était compter sans les quelques responsables de la CAF conseillés par des cols blancs de Zurich qui sont prêts à tout pour retirer au Cameroun l’organisation de la CAN 2022. La correspondance adressée en ce sens par la CAF, le 17 novembre 2021, au ministre des Sports, au président par intérim de la fédération et au comité d’organisation de la CAN 2022, ne laisse aucun doute sur les intentions de ses auteurs. Ils cherchent des poux dans la tête d’un chauve (le Cameroun). Menacer en des termes à peine voilés les responsables d’un état souverain, une des plus importantes fédérations africaines avec le palmarès des Lions indomptables, sans oublier ses grands joueurs qui ont écrit l’une des plus belles pages du football africain, est indigne de dirigeants de la CAF. La CAF est allé plus loin. Elle doute des engagements de l’État camerounais.

En filigrane de ce scénario monté par des parties connues pour leur partialité dans le traitement des affaires et sujets du football africain, apparaissent des desseins inavoués. Retirer au Cameroun la CAN 2022 et l’offrir à un pays où les pontes de la CAF et la FIFA trouvent leurs aises. Le signataire de la correspondance de la CAF, l’Helvetia-Congolais Véron Mosengo Omba, a été bombardé à ce poste par le président de la FIFA dont il est les yeux et les oreilles. C’est cet individu qui a menacé de suspendre la Fédération algérienne de football si elle ne mettait pas en conformité ses statuts avec ceux de la FIFA. Deux éléments peuvent étayer la thèse du complot.

Le premier est la suspension par la FIFA de l’ex-président de la CAF, Issa Hayatou, pour une longue durée de toute activité liée au football, et le second est la candidature de Samuel Eto’o fils, pour le poste de président de la Fecafoot. La suspension du premier par le TAS, actionné par la FIFA, avait pour objectif de l’éloigner de la CAN, que son pays va organiser 50 ans après le rendez-vous de 1972. Issa Hayatou devait présider le comité d’organisation de la CAN 2022 chez lui. La FIFA n’en voulait pas.

Samuel Eto’o fils est l’une des légendes du football que la CAF et la FIFA mettent en avant à chaque occasion. Il veut devenir président de la fédération de son pays, c’est légitime. Mais qu’ont-elles à voir les deux instances dans les affaires internes de la Fédération camerounaise de football ?


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