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mercredi, 14 novembre, 2018
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A vouloir trop bien faire…

02 février 2016 à 10 h 00 min

Une terrible «pression» est exercée sur les arbitres d’élite pour les amener à bien faire. Sait-on, au moins, que cela pourrait provoquer l’effet contraire ? Au détour de cette énième mise en garde contenue dans un discours prononcé devant les arbitres au début de la phase retour, on peut lire, en filigrane, qu’on veut se dédouaner devant le patron du football et, ensuite, de ceux des clubs.

Cette démarche, à part celle de «lâcher» ses arbitres, conduira ces derniers directement vers cet état de perte de sensations, appelée «apathie de départ». Car à force de menacer les arbitres dans le cas où ils commettraient des erreurs : du niveau où ils évoluent avec les honneurs, ils «rétrograderont» vers la division «amateur» ! En plus de ces «charges» mentales qui ont leur influence sur le fonctionnement psychomoteur, les arbitres craignent le profil et l’état d’âme (humeur) de l’évaluateur. Le jugement de l’action, objet de litige, sera-t-il fait à chaud (condition réelle) ou après répétition ? Qui aura à «juger» sa bonne ou mauvaise intention ? La «peur» est également contagieuse dans le milieu des arbitres, car à voir des collègues de leur rang commettre une erreur d’appréciation, aspirés vers le bas, provoquerait dans la tête des autres arbitres cette impression d’avoir perdu d’avance le combat.

Qui est à l’abri d’une erreur ? Il demeure évident, quitte à utiliser à répétition des rappels stridents, de mettre les arbitres dans cette bonne disposition, de très bien préparer leurs rencontres, leurs déplacements, en les motivant à accéder vers cette maturité tactique combinée à une bonne vitesse de réaction pour être et rester concentrés, la durée du match, avec toutes les sensations et qu’ils sont surveillés de près dans leurs «relations».

Particulièrement lors de la phase retour, où des clubs jouent gros ou leur survie, y compris les derniers tours de Coupe d’Algérie. On a tendance à négliger l’aspect palpable que pour former un arbitre d’élite de niveau performant, il faut un minimum de 10 années de travail de formation continue et de suivi inlassable. Dans le milieu arbitral où l’abstrait est une entité et dans le souci d’une optimale rentabilité, il faut instaurer un climat de sérénité, loin de toute paternité et de présomption de culpabilité. 

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