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A quand la fin du cauchemar ?

18 décembre 2017 à 12 h 00 min

La violence dans (et en dehors) des stades a fait une victime, un jeune homme assassiné lors des violents incidents qui ont émaillé le derby Ain Kebira – Ain Touila (Ligue de Sétif). Cette nouvelle tragédie interpelle toutes les parties concernées, de près ou de loin, par le phénomène de la violence. La mort d’homme, une de trop, ne doit surtout pas être versée dans le registre des pertes et profits qu’engendre le football, la prendre comme une fatalité et continuer comme si de rien n’était.

Ce regrettable et condamnable épisode étale au grand jour la faillite des politiques et stratégies de lutte contre la violence dans les stades suivies depuis plus de 20 ans. C’est surtout la preuve que le phénomène n’a pas été bien appréhendé par ceux qui ont la charge de le juguler, l’éradiquer. Sa persistance signifie que tout n’a pas été fait pour le vaincre définitivement.

Beaucoup de pays ont été confrontés au cancer de la violence dans les stades. Ils en sont venus à bout à la faveur de lois, mesures et décisions savamment étudiées avant leur application. Aujourd’hui, leurs enceintes sportives sont des havres de paix. L’Angleterre, à titre d’exemple, était le pays le plus exposé au hooliganisme avec son cortège macabre de morts, de blessés et de dégâts matériels.

Lorsque les autorités ont décidé de livrer un combat contre la violence dans les stades afin qu’il n’y ait plus de morts dans les enceintes sportives ou à cause du football, elles ont confié le dossier à des institutions avec une seule obligation : éradiquer la violence dans les stades britanniques. Sécurité et sûreté du football étaient le leitmotiv.

Les résultats ont dépassé les attentes des Britanniques qui ont dégagé les moyens nécessaires pour atteindre les objectifs fixés. Ils n’ont pas perdu de temps avec les séminaires, conférences et débats sans fin, sans profondeur ni consistance. Au lendemain d’incidents et événements regrettables, il y a le recours systématique à la même posture, c’est-à-dire battre le rappel des mêmes visages, idées et propositions avec un bilan qui se passe de commentaire.

Sans un changement radical de stratégie et de vision en matière de lutte contre la violence dans les stades, le fléau continuera d’avancer, parfois sournoisement, et d’autres fois avec force et puissance. Faut-il attendre qu’il y ait une banalisation de mort d’hommes pour prendre sérieusement en charge ce chapitre ? La violence se nourrit de l’incapacité de ceux qui ne la jugulent pas. C’est malheureusement le cas dans le football algérien.

Le temps n’est-il pas venu d’opérer une rupture radicale avec les réflexes du passé pour s’inscrire dans une nouvelle démarche mieux adaptée à la situation et ses grands enjeux ? La violence dans les stades continuera de se manifester tant qu’elle ne sera pas combattue efficacement par des actes forts et non des discours creux et indigents puisés dans des recettes éculées. Y. O.

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