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Yémen : Les séparatistes du Sud prêts à respecter le cessez-le-feu

13 août 2019 à 10 h 00 min

Aucun combat n’a été signalé ces dernières 24 heures, coïncidant avec la fête de l’Aïd El Adha, dans la grande ville méridionale d’Aden,
théâtre d’affrontements meurtriers entre combattants séparatistes et forces gouvernementales.

Le chef séparatiste yéménite, Aidarous Al Zoubaïdi, s’est dit prêt à respecter un cessez-le-feu et à participer à une réunion de paix en Arabie Saoudite, après les combats meurtriers de la semaine dernière au sud du Yémen. Aucun combat n’a été signalé ces dernières 24 heures, coïncidant avec la fête de l’Aïd El Adha, dans la grande ville méridionale d’Aden, théâtre d’affrontements meurtriers entre combattants séparatistes et forces gouvernementales.

Dimanche soir, Zoubaidi, président du Conseil de transition du Sud, luttant pour une indépendance du sud du Yémen, a adopté un ton plutôt conciliant. Il a affirmé que les actions de ses partisans à Aden se bornaient à de «la légitime défense». «L’autre camp» avait un «plan caché» visant «à assassiner nos chefs, provoquer nos partisans et en finir avec nous», a souligné Aidarous Al Zoubaidi dans un discours télévisé, cité par l’AFP. Séparatistes et soldats gouvernementaux sont pourtant théoriquement alliés dans une coalition menée par l’Arabie Saoudite qui combat depuis 2015 les rebelles houthis, soutenus par l’Iran et qui sont maîtres de vastes régions du Nord, dont la capitale Sanaa.

Dimanche, la coalition menée par l’Arabie Saoudite au Yémen a annoncé avoir frappé une position posant «une menace» à un important site du gouvernement yéménite, au lendemain de la prise par des séparatistes du palais présidentiel à d’Aden.

Dans son discours, Zoubaidi a aussi renouvelé sa confiance à l’Arabie Saoudite, en tant qu’allié «fort et fidèle», et réitéré son engagement à respecter le cessez-le-feu accepté samedi soir. Le président du Conseil de transition du Sud s’est également dit «prêt» à participer à une réunion de paix convoquée par le royaume saoudien.

Pour sa part, le gouvernement yéménite, très affaibli, a dénoncé dès les premiers combats un «coup de force» et un «coup d’Etat».

Réfugié depuis 2015 en Arabie Saoudite, le président Abd Rabbo Mansour Hadi a été reçu successivement dimanche par le roi Salmane et le prince héritier Mohammed Ben Salmane, selon l’agence saoudienne SPA.

Les combats à Aden fragilisent la coalition antirebelles au Yémen : l’Arabie Saoudite soutient Hadi tandis que les Emirats arabes unis, l’autre pilier de cette coalition, ont formé une force, nommée «Cordon de sécurité», qui est liée aux séparatistes du STC. L’ONU a évoqué un bilan de 40 morts et de 260 blessés, dont de nombreux civils, dans les combats qui se sont étalés sur plusieurs jours. L’ONG Médecins sans frontières a indiqué avoir traité 119 blessés en 24 heures dans un de ses hôpitaux d’Aden.

Le Yémen connaît déjà, en raison de la guerre qui fait rage entre les Houthis et le camp antirebelles, la pire crise humanitaire au monde, selon l’ONU. Près de 80% de la population totale, soit 24,1 millions de personnes, ont besoin d’assistance, d’après la même source. A cette hostilité Nord-Sud s’ajoute désormais le conflit au sein de la coalition hétéroclite formée au départ pour défendre le gouvernement.

Ce n’est pas la première fois que les séparatistes du Sud s’opposent aux unités loyales au président Hadi. En janvier 2018, des combats entre les deux camps avaient fait au moins 38 morts. Mais les circonstances du déclenchement des hostilités mercredi dernier entre séparatistes et unités gouvernementales restent floues. Des responsables séparatistes ont accusé le parti islamiste yéménite Al Islah d’avoir tué un de leurs commandants.

Selon eux, Al Islah a «infiltré» le gouvernement Hadi, tenu à bout de bras politiquement et financièrement par l’Arabie Saoudite. Le vice-ministre saoudien de la Défense, Khaled Ben Salmane, l’un des fils du roi, a réaffirmé le soutien de Riyad au «gouvernement légitime du Yémen». Il a souligné la nécessité de «préserver l’unité et la stabilité» dans un pays confronté au risque d’une «guerre civile dans la guerre civile», d’après les mots d’un rapport du centre de réflexion International Crisis Group (ICG).


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