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Pour discuter de l’extradition d l’ex-Président El Bechir : Une équipe de la Cour pénale internationale au Soudan

18 octobre 2020 à 10 h 24 min

Une délégation de la Cour pénale internationale (CPI), menée par sa procureure, était attendue hier à Khartoum pour une visite officielle destinée à discuter de l’extradition du président déchu Omar El Béchir, a indiqué le gouvernement soudanais.

«Une délégation de la CPI, dirigée par sa procureure générale Fatou Bensouda, arrivera aujourd’hui à Khartoum pour une visite officielle qui durera jusqu’au 21 octobre», a indiqué le Conseil des ministres dans un communiqué, cité par l’AFP. Il doit être question de «la coopération avec le Soudan concernant les prévenus contre lesquels la Cour a émis un mandat d’arrêt», a-t-il précisé.

Selon une source gouvernementale s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, Mme Bensouda compte parler de «l’extradition de l’ancien président Omar El Béchir et d’autres» personnes. L’ex-Président et plusieurs de ses proches collaborateurs sont recherchés par la Cour, installée à La Haye, pour «crimes contre l’humanité» et «génocide» au Darfour (ouest), région déchirée par un conflit meurtrier qui a commencé en 2003. Ce conflit a fait au moins 300 000 morts et 2,5 millions de déplacés, selon l’Organisation des Nations unies (ONU). Omar El Béchir a été destitué et arrêté par l’armée en avril 2019 après plusieurs mois de révolte populaire. Le gouvernement de transition s’est engagé verbalement en février à favoriser sa comparution devant la CPI, à une date indéterminée.

Le Premier ministre, Abdallah Hamdok, a suggéré début octobre dans le Financial Times la création, au Soudan, d’un «tribunal hybride» composé de magistrats de La Haye et de juges soudanais pour juger l’ancien autocrate. Reconnu coupable de corruption en décembre 2019, il est détenu à Khartoum. Et il est jugé actuellement dans un procès distinct pour le coup d’Etat l’ayant porté au pouvoir en 1989 (il risque la peine de mort), aux côtés de 27 autres accusés. Un accord de paix entre Khartoum et plusieurs groupes rebelles, annoncé fin août et signé début octobre, prévoit la formation d’un tribunal spécial dédié aux crimes commis au Darfour, devant lequel El Béchir pourrait comparaître.

Après treize ans de fuite, le chef de milice Ali Kosheib s’est rendu début juin à la CPI, qui l’a officiellement inculpé le 15 juin de 53 chefs de «crimes contre l’humanité» et «crimes de guerre» commis au Darfour entre 2003 et 2004, dont meurtres, viols, pillages et tortures.

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