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Tension dans le Sud libyen : Jusqu’où ira Khalifa Haftar ?

11 février 2019 à 8 h 30 min

Le gouvernement de Tripoli a porté plainte contre l’armée de Haftar devant le Conseil de sécurité à cause des tirs d’avertissement, dans les environs de la piste d’atterrissage du champ pétrolier Al Fil, au Sud-Ouest libyen.

Tripoli considère comme étant «terroristes» de pareils actes et demande au Conseil de sécurité de «prendre des mesures urgentes pour les arrêter, obliger toutes les parties libyennes à l’application des résolutions de l’ONU et arrêter toute attaque pouvant mettre en danger les institutions de l’Etat». En face, le maréchal Haftar veut avoir l’autorité de fait sur la région, comme à l’Est, fort de l’accueil chaleureux de la population et de ses victoires contre le terrorisme.

Le gouvernement de Tripoli n’a, semble-t-il, que sa légalité internationale à opposer à la campagne victorieuse de Haftar au Sud libyen. Ce dernier a déjà chassé les Tchadiens et anéanti plusieurs leaders terroristes, recherchés par la communauté internationale. Il suffit de constater le revirement spectaculaire, vers un rôle de conciliateur, de l’envoyé spécial de l’ONU en Libye, Ghassan Salamé, pour comprendre l’impact de cette campagne Sud. Le communiqué de la délégation de l’ONU en Libye, publié hier, suite à l’incident de la piste d’Al Fil, traduit ce revirement.

La délégation a demandé à «limiter les opérations militaires à la lutte contre le terrorisme et le crime organisé» ; elle a proposé ses missions de bons offices, entre les «parties» libyennes et les a appelées à «la retenue et faire prévaloir le dialogue». Il est désormais clair que la communauté internationale regarde désormais Haftar d’un autre œil. Tout le monde est à présent convaincu que si le gouvernement Al Sarraj dispose de la légalité «internationale», il n’a cependant aucun pouvoir, même pas à Tripoli.

Sur le terrain, le général Ali Kenh, nommé par Al Sarraj sur la région militaire de Sebha, a atterri hier à l’aéroport du champ pétrolier d’Al Fil. Toutefois, la majorité des unités militaires de la région refusent cette nomination et ont déjà annoncé leur ralliement avec le commandement de Haftar.

Ainsi, les dix unités à majorité Touareg, basées dans la ville d’Oubari et au champ pétrolier de Charara, ont publié, avant-hier, un communiqué signé par leurs commandants et disant, qu’en réaction aux vœux exprimés par leurs parents, les habitants du Sud «s’allient à l’opération lancée par le maréchal Haftar» et «sont disposés à exécuter les ordres qui leur parviennent du commandement général».

Enjeux internationaux

Ainsi, la ville d’Oubari et le champ pétrolier de Charara, le plus grand de Libye (340 000 barils/jour), rallient le camp Haftar. Le général Ali Kenh, d’origine targuie, comptait sur ces unités d’Oubari pour former son 1er noyau armé au Sud. Mais il ne reste hors du pouvoir de Haftar que la petite ville de Marzek, au sud de Sebha. Les habitants de Marzek, majoritairement toubous, gardent des rancunes contre les Touareg, majoritaires au Sud libyen. Marzek n’est pas favorable, pour le moment, à la campagne de Haftar.

A ce stade, les troupes de Haftar ont fait un travail coordonné avec N’Djamena et les troupes françaises de l’opération Barkhane. Les groupes armés tchadiens, fuyant le Sud libyen, ont été bombardés à deux reprises par l’aviation française. 250 Tchadiens ont, par ailleurs, été arrêtés par les forces loyales au pouvoir de N’Djamena.

Diverses sources affirment que ces groupes, fuyant la Libye, relèvent de l’autorité du dirigeant rebelle tchadien, Timan Erdimi, vivant à Doha et financé par le Qatar. En matière de lutte contre le terrorisme, l’ANL a éliminé les dirigeants d’Al Qaîda, Abou Talha Ellibi, et Omar Jomaâ Chaâlali, recherchés par la communauté internationale.

Toutefois, c’est l’axe Abou Dhabi-Riyad, soutenant Haftar, qui est en train de prendre le dessus sur les représentants de l’islam politique en Libye, basés à Tripoli et soutenus par l’axe Doha/Ankara.

Une autre interrogation porte sur les positions de l’Algérie limitrophe et concernée par les enjeux géostratégiques dans la région, ou, encore, l’Italie, qui a des intérêts avec l’Ouest libyen. «Les Algériens verraient, certes, d’un bon œil l’élimination des terroristes, mais ne veulent sûrement pas d’un repli des groupes terroristes, à travers leur territoire, vers le nord du Mali, sans oublier le fait que Haftar n’est pas perçu comme sauveteur, du côté d’Alger, plutôt rattaché à une solution concertée de toutes les parties libyennes», pense le politologue Ezzeddine Aguil.

Pour l’Italie, toujours selon le politologue, l’erreur des anciens dirigeants de Rome, c’est d’avoir mis leur poids du côté de Misrata, Rome est toujours considérée comme la puissance coloniale à l’Est, les nouveaux dirigeants de Rome ont beaucoup de travail à faire pour préserver leurs intérêts en Libye, face à l’avancée de la France, qui soutient clairement Haftar.

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