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Le chef de l’Agence internationale de l’Energie atomique en Iran : Téhéran qualifie les discussions de «fructueuses»

22 février 2021 à 10 h 20 min

L’Iran et l’AIEA ont eu des discussions fructueuses fondées sur le respect mutuel et dont les résultats seront publiés en soirée», a tweeté, hier, Kazem Gharibabadi, l’ambassadeur d’Iran auprès de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), à l’occasion de la visite du directeur général, Rafael Grossi, en République islamique, selon des propos recueillis par l’AFP.

Arrivé samedi à Téhéran, le directeur général de l’AIEA a rencontré hier le président de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA), Ali Akbar Salehi, et le ministre des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif.

La visite du chef de l’AIEA intervient à deux jours de la mise en application prévue d’une loi qui limiterait les inspections des activités nucléaires en cas de maintien des sanctions américaines. L’échéance fixée par la loi iranienne a expiré hier.

Dans une déclaration à Press TV, la chaîne en anglais de la télévision d’Etat, Mohammad Javad Zarif a indiqué qu’il évoquerait avec le chef de l’AIEA la mise en œuvre de la loi iranienne, qui vise à restreindre certaines inspections de l’Agence. Il a précisé que la loi votée en décembre par le Parlement oblige son gouvernement à «ne pas fournir les enregistrements» des caméras de surveillance installées sur les sites à l’AIEA. Selon le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, «les inspections de l’AIEA seront réduites d’environ 20 à 30% après la mise en œuvre de la loi».

Mais «cela ne signifie certainement pas un retrait de l’accord» signé par la République islamique avec le groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, Royaume-Uni, France ainsi que l’Allemagne) à Vienne en 2015. Ce pacte prévoit une levée progressive des sanctions, en échange de la garantie que l’Iran ne se doterait pas de l’arme atomique. Même si Téhéran a toujours démenti chercher à se doter d’une telle arme.

Des parlementaires inflexibles

De leur côté, les parlementaires iraniens ont soutenu hier, dans une déclaration, la nécessité pour le gouvernement d’arrêter la mise en œuvre volontaire de l’accord, selon l’agence iranienne Fars. «Après l’accord sur le nucléaire de 2015, on espérait que les parties occidentales, y compris les Etats-Unis et les trois pays européens que sont l’Allemagne, la Grande-Bretagne et la France, traiteraient honnêtement la grande nation iranienne et respecteraient leurs engagements», est-il indiqué dans la déclaration. Bien que l’AIEA «ait confirmé à 15 reprises à différentes périodes que l’Iran s’était pleinement conformé à ses engagements, nous avons malheureusement constaté que les ennemis de la chère nation iranienne n’ont mis en œuvre aucun de leurs engagements fondamentaux et importants», ont-ils poursuivi.

Et d’ajouter : «Nous, les parlementaires (…), n’avons fait aucune concession dans la défense de ces droits, et nous déclarons également aux ennemis de la nation iranienne que, comme l’a dit le guide suprême, la levée complète des sanctions bancaires et pétrolières fait partie des conditions fondamentales de la nation iranienne pour que les Etats-Unis reviennent à l’accord nucléaire et sans lever les sanctions cruelles qui peuvent être vérifiées par la nation iranienne, l’Iran n’arrêtera pas ses pas fiers et forts du progrès industriel et nucléaire.»

En 2018, Donald Trump s’est retiré unilatéralement de l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien, signé par la République islamique avec le groupe 5+1. Le 1er juillet 2019, Téhéran a déclaré avoir dépassé la limite de 300 kg imposée par l’accord à ses réserves d’uranium faiblement enrichi. Le 5 janvier 2020, il a annoncé la «dernière phase» de son plan de réduction de ses engagements, affirmant qu’il ne se sent désormais plus tenu par aucune limite «sur le nombre de ses centrifugeuses».

Les Etats-Unis ont accepté jeudi une invitation des Européens à participer à des pourparlers pour relancer l’accord de 2015. Mais le lendemain, Joe Biden a appelé les puissances européennes à travailler de concert avec les Etats-Unis pour répondre aux «activités déstabilisatrices» de l’Iran au Moyen-Orient.


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