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Guerre des navires dans le golfe

Téhéran évoque des contacts avec Londres sur un pétrolier immobilisé

14 août 2019 à 10 h 00 min

L’Autorité iranienne des ports a indiqué, hier, avoir été en contact avec son homologue britannique dans le cadre de ses efforts pour obtenir la libération d’un pétrolier iranien, le Grace 1, arraisonné au large de Gibraltar début juillet, selon l’agence de presse officielle iranienne Irna, relayée par des médias.

Le chef adjoint de l’Autorité portuaire, Jalil Eslami, a affirmé que la Grande-Bretagne s’est montrée désireuse de résoudre le problème et que des documents ont été échangés. Ces déclarations interviennent alors qu’un tribunal de Gibraltar, territoire britannique au sud de l’Espagne, doit se prononcer demain sur une éventuelle prolongation de l’immobilisation du Grace 1. Le 4 juillet, les Britanniques ont arraisonné le navire en l’accusant de vouloir livrer du pétrole à la Syrie en violation des sanctions internationales contre le régime de Bachar Al Assad.

L’Iran a dénoncé un acte de «piraterie». «L’Iran et son autorité portuaire ont développé des efforts pour libérer ce navire», a indiqué J. Eslami. Et de poursuivre : «J’espère que ce problème sera résolu dans un futur proche et que le navire pourra continuer ses mouvements avec le pavillon de la République islamique d’Iran.»

Les relations entre Téhéran et Londres se sont tendues sur fond de saisies de pétroliers. Quinze jours après l’arraisonnement du Grace 1, l’Iran a saisi le Stena Impero, un pétrolier suédois battant pavillon britannique qu’elle a accusé de «non-respect du code maritime international». Londres a dénoncé une action «illégale». La Grande-Bretagne a ensuite ordonné à la Royal Navy d’escorter les navires civils battant pavillon britannique dans le détroit d’Ormuz, situé dans la région du Golfe.

Les tensions ne cessent de monter dans cette région stratégique depuis le retrait des Etats-Unis, en mai 2018, de l’accord nucléaire iranien, suivi du rétablissement de lourdes sanctions américaines contre l’Iran. Elles se sont intensifiées ces dernières semaines, avec des attaques contre des pétroliers dans le Golfe, imputées par Washington à Téhéran, qui dément toute implication, et la destruction d’un drone américain par l’Iran.

La destruction de ce drone, entré dans l’espace aérien iranien, selon Téhéran, a fait craindre un embrasement général. Le président américain, Donald Trump, qui a envoyé des soldats supplémentaires dans la région, a affirmé avoir annulé à la dernière minute des frappes de représailles contre l’Iran. 


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