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POURPARLERS SUR LE NUCLÉAIRE IRANIEN

Téhéran annonce sa «priorité»

28 décembre 2021 à 10 h 20 min

La levée des sanctions américaines constitue la priorité de l’Iran. C’est ce qu’a déclaré hier le ministre des Affaires étrangères de la République islamique, Hossein Amir-Abdollahian, à quelques heures de la reprise à Vienne du 8e cycle des négociations sur le nucléaire iranien, rapporte l’AFP citant l’agence officielle Irna. «(…) Un nouveau cycle de pourparlers s’ouvre.

La question des garanties et de la vérification» de la levée des sanctions américaines, si Washington réintégrerait l’accord «sont à l’ordre du jour», a-t-il indiqué. «La chose la plus importante pour nous est d’atteindre un point où nous pouvons vérifier que le pétrole iranien sera vendu facilement et sans aucune limite, que l’argent de ce pétrole sera transféré en devises étrangères sur des comptes bancaires iraniens, et que nous pourrons bénéficier de tous les revenus des différents secteurs économiques», a ajouté Hossein Amir-Abdollahian. De son côté, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, Saïd Khatibzadeh, a «conseillé à tous les participants aux négociations de venir à Vienne avec la volonté d’obtenir un bon accord», soulignant le refus de Téhéran de «perdre du temps et de l’énergie».

Les délégations de l’Iran et des pays encore membres de l’accord de 2015 (Russie, Chine, Grande-Bretagne, France et Allemagne), se sont séparées temporairement, la semaine dernière, après plusieurs jours de discussions «dures et intenses», selon Téhéran, en faisant état de quelques avancées sur le plan technique. Les Etats-Unis participent aux négociations de manière indirecte.
En 2015 à Vienne, la République islamique et le Groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni ainsi que l’Allemagne) signent un accord sur le nucléaire iranien.

Ce pacte offre à l’Iran un allégement des sanctions internationales le visant en échange d’une limitation de son programme nucléaire et de garanties prouvant que la République islamique ne cherche pas à acquérir la bombe atomique, comme elle l’a toujours affirmé.

Le bourbier

Le 8 mai 2018, le président américain, Donald Trump, annonce le retrait des Etats-Unis de l’accord. Washington rétablit de sévères sanctions, notamment contre les secteurs pétrolier et financier iraniens. En mai 2019, Washington met fin aux exemptions permettant à huit pays d’acheter du pétrole iranien sans enfreindre les sanctions américaines

. Le 8 mai 2019, l’Iran commence à revenir sur certains de ses engagements, souhaitant mettre la pression sur les pays toujours partie à l’accord pour l’aider à contourner les sanctions étouffant son économie. Washington décide de nouvelles sanctions.

Début novembre, l’Iran dit produire 5 kg d’uranium faiblement enrichi par jour, puis relance des activités d’enrichissement dans l’usine souterraine de Fordo (180 km au sud de Téhéran). Le 18, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) indique que les réserves iraniennes d’eau lourde ont dépassé la limite fixée par l’accord. Début janvier 2020, Téhéran affirme ne plus se sentir tenu par aucune limite «sur le nombre de ses centrifugeuses».

En février, l’Iran se dit disposé à annuler tout ou partie de ses mesures de désengagement, si l’Europe lui assure des avantages économiques «significatifs». L’actuel président américain, Joe Biden, affirme vouloir revenir dans ce pacte, si l’Iran renoue avec ses engagements.

Des négociations ont démarré début avril à Vienne entre l’Iran et les parties restantes du pacte. Mais le 16 avril, l’Iran annonce avoir commencé à produire de l’uranium enrichi à 60%, après une explosion dans l’usine de Natanz, que Téhéran a imputée à Israël. Les négociations se sont arrêtées en juin avec l’élection du nouveau président iranien, Ebrahim Raïssi.

Elles ont repris fin novembre pour tenter de ressusciter l’accord. L’Iran insiste sur «la levée complète des sanctions injustes et inhumaines» rétablies par l’ancien président américain. Les négociations butent sur les mesures que Washington est prêt à lever et les garanties que réclame l’Iran.

Dans une déclaration samedi à l’agence de presse russe RIA Novosti, le chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique, Mohammad Eslami, a indiqué que son pays n’a pas l’intention d’enrichir de l’uranium au-delà de 60% en cas d’échec des négociations sur son programme nucléaire.


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