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PROGRAMME NUCLÉAIRE IRANIEN

Téhéran annonce reprendre les discussions cette semaine à Bruxelles

18 octobre 2021 à 10 h 25 min

L’Iran doit reprendre, jeudi à Bruxelles, les négociations avec les cinq pays encore parties à l’accord nucléaire de 2015, suspendues en juin. C’est ce qu’a affirmé hier un député iranien après une réunion au Parlement avec le chef de la diplomatie, rapporte l’AFP, citant l’agence iranienne Fars. Ces négociations lancées en avril à Vienne ont lieu entre l’Iran d’une part, la France, le Royaume-Uni, la Russie, la Chine et l’Allemagne de l’autre, en présence de l’Union européenne (UE).

Ces pays sont encore membres de l’accord de 2015 encadrant le programme nucléaire de l’Iran. Accord conclu à Vienne entre la République islamique et le Groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni ainsi que l’Allemagne). Les Etats-Unis, qui se sont eux retirés en 2018 du traité, ont participé de manière indirecte aux négociations de Vienne visant à sauver ce pacte. «Le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, a déclaré que les pourparlers avec le groupe 4+1 commenceraient jeudi à Bruxelles», a indiqué à l’agence Fars le député Ahmad Alirézabeigui, présent à une réunion à huis clos du Parlement avec le chef de la diplomatie. Par 4+1, le ministre fait allusion aux quatre pays membres permanents du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU), à savoir la France, le Royaume-Uni, la Russie, la Chine ainsi que l’Allemagne. Un autre député iranien a confirmé la reprise «cette semaine» des négociations suspendues en juin. «Tout le monde a reçu un message clair et sérieux.

Le gouvernement (iranien) entamera les pourparlers cette semaine sur la base de la loi de l’Action stratégique pour la levée des sanctions», a affirmé, sur son compte Twitter, le député Behrouz Mohebbi Najmabadi. En vertu de cette loi votée en décembre 2020 par le Parlement, l’Iran a notamment restreint, depuis février, l’accès des inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à certaines de ses installations nucléaires, tant que les sanctions américaines rétablies en 2018 contre l’Iran ne seront pas levées. L’accord de 2015 offre à l’Iran un allégement des sanctions internationales en échange d’une limitation drastique de son programme nucléaire et de garanties prouvant qu’il ne cherche pas à acquérir la bombe atomique. En se retirant du retrait, les Etats-Unis ont imposé de nouvelles sanctions à Téhéran pour asphyxier son économie.

Spirale

Mercredi, le secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken, a déclaré lors d’une conférence de presse avec son homologue israélien, Yaïr Lapid, à Washington, que son pays voit «qu’une solution diplomatique est la meilleure manière» d’éviter que la République islamique devienne une puissance nucléaire. «Il faut être deux pour dialoguer et nous n’avons pas constaté, à ce stade, de volonté d’en faire autant de la part de l’Iran», a-t-il observé, estimant que la «fenêtre de tir» pour revenir dans l’accord est «de plus en plus restreinte». Et de prévenir : «Nous sommes prêts à nous tourner vers d’autres options, si l’Iran ne change pas de direction», soutenant : «Nous envisagerons toutes les options.» Vendredi, le chef de la diplomatie de l’UE, Josep Borrell, s’est dit «prêt» à recevoir à Bruxelles les dirigeants iraniens, à leur demande. De son côté, le négociateur de l’UE chargé du dossier nucléaire, Enrique Mora, a effectué jeudi une visite à Téhéran.

En 2018, Donald Trump s’est retiré unilatéralement de l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien, signé à Vienne par la République islamique et le Groupe 5+1. Le 1er juillet 2019, Téhéran déclare avoir dépassé la limite de 300 kg imposée par l’accord à ses réserves d’uranium faiblement enrichi. Le 7, l’Iran confirme avoir commencé à enrichir l’uranium à un degré supérieur à la limite de 3,67% contenue dans l’accord. Le 4 septembre, Téhéran décide d’une nouvelle réduction de ses engagements, en faisant sauter toute limite à la recherche et au développement dans ce domaine. Le 7, il met en route des centrifugeuses avancées, dont la production augmentera son stock d’uranium enrichi, mais assure qu’il continuera à autoriser le même accès aux inspecteurs onusiens chargés de surveiller son programme nucléaire.

Le 5 janvier 2020, Téhéran annonce la «dernière phase» de son plan de réduction de ses engagements, affirmant qu’il ne se sent désormais plus tenu par aucune limite «sur le nombre de ses centrifugeuses». Il indique, néanmoins, que «la coopération de l’Iran avec l’AIEA se poursuivra». Le nouveau président américain, Joe Biden, veut revenir dans l’accord de Vienne censé empêcher Téhéran de se doter de l’arme atomique. Il conditionne néanmoins cette décision à un retour préalable de l’Iran au respect strict de ses engagements, dont il a commencé à s’affranchir en riposte aux sanctions américaines. Des discussions ont commencé en avril à Vienne entre l’Iran et les cinq puissances encore parties à l’accord avec une participation indirecte des Etats-Unis, pour ressusciter ce pacte en y réintégrant Washington. Elles sont suspendues en juin après les élections en Iran.


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