Suite à l’élimination d’un général iranien à Baghdad : Le Parlement irakien appelle le gouvernement à expulser les troupes de la coalition internationale | El Watan
toggle menu
lundi, 18 janvier, 2021
  • thumbnail of elwatan22112020




Suite à l’élimination d’un général iranien à Baghdad : Le Parlement irakien appelle le gouvernement à expulser les troupes de la coalition internationale

06 janvier 2020 à 8 h 52 min

Le Parlement irakien a demandé hier au gouvernement de «mettre fin à la présence des troupes étrangères» en Irak. Dans cet esprit, l’Exécutif doit commencer par «retirer sa demande d’aide» adressée à la communauté internationale pour combattre le groupe Etat islamique (EI).

Lors d’une séance extraordinaire retransmise exceptionnellement en direct à la télévision d’Etat, les députés ont approuvé une décision qui «contraint le gouvernement à préserver la souveraineté du pays en retirant sa demande d’aide», a indiqué le chef du Parlement, Mohammed Al Halboussi.

Un peu plus tôt dans la journée, la coalition antidjihadiste emmenée par Washington a annoncé «suspendre» l’entraînement des forces irakiennes et le combat contre l’EI, car elle est «désormais totalement dédiée à protéger les bases irakiennes qui accueillent (ses) troupes».

De son côté, le ministère des Affaires étrangères irakien a annoncé avoir convoqué l’ambassadeur américain pour dénoncer des «violations de la souveraineté de l’Irak» suite au tir de drone qui a tué, vendredi à l’aéroport de Baghdad, le puissant général iranien Qassem Soleimani et Abou Mehdi Al Mouhandis, n°2 du Hachd Al Chaabi, coalition de paramilitaires pro-Iran intégrés aux forces de sécurité. Un peu plus tard, ledit ministère a déclaré avoir porté plainte auprès du Conseil de sécurité de l’ Organisation des Nations unies (ONU) après «des attaques américaines contre des bases irakiennes» et «l’assassinat de commandants militaires irakiens et amis».

Le même jour, un conseiller du guide suprême iranien a affirmé, dans une interview accordée à la chaîne américaine CNN, que la réponse de son pays à l’élimination du général Qassem Soleimani «sera militaire». «La réponse sera assurément militaire et contre des sites militaires», a soutenu le général de brigade Hossein Dehghan, conseiller militaire de l’ayatollah Ali Khamenei. «C’est l’Amérique qui a commencé la guerre», a relevé le général Dehghan. «En conséquence, ils doivent accepter que les réactions seront adaptées à leurs actes», ajoute-t-il. «La seule chose qui puisse mettre un terme à ce moment guerrier est que les Américains reçoivent un coup égal à celui qu’ils ont porté», précise le même responsable.

«L’Iran ne cherche pas la guerre mais est prêt à faire face à toute situation», affirmait de son côté le porte-parole des Affaires étrangères iranien, Abbas Moussavi, lors d’une conférence de presse à Téhéran.

Carte nucléaire et menace de Trump

Un peu plus tôt, Téhéran a indiqué qu’il accélérait le processus pour réduire ses engagements internationaux en matière nucléaire, «compte tenu de la situation» créée par la mort de Soleimani. Bruxelles a annoncé inviter le ministre des Affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif, pour préserver les acquis de l’accord sur le nucléaire. Mais l’escalade provoquée par l’élimination du général iranien fait que Téhéran évoque la «vengeance».

Samedi, le président américain, Donald Trump, a menacé de détruire 52 sites iraniens. Certains de ces sites «sont de très haut niveau et très importants pour l’Iran et pour la culture iranienne», a souligné le président Trump sur Twitter. Et d’ajouter : «S’ils attaquent encore, ce que je leur conseille fortement de ne pas faire, nous les frapperons plus fort qu’ils n’ont jamais été frappés auparavant.»

En réaction, le ministre Mohammad Javad Zarif a prévenu que «viser des sites culturels» relève d’«un crime de guerre».

Par ailleurs, l’Arabie Saoudite a déclaré hier qu’elle n’a pas été consultée par Washington au sujet de la frappe qui a tué le général iranien. «Le royaume d’Arabie Saoudite n’a pas été consulté au sujet de l’attaque américaine», a déclaré un responsable saoudien qui a requis l’anonymat. «Au vu des développements rapides, le royaume souligne l’importance de faire preuve de retenue pour se prémunir contre tout acte pouvant conduire à une escalade», a-t-il ajouté. Le ministère des Affaires étrangères saoudien a lancé, vendredi, un appel à la retenue et le roi Salmane a appelé à désamorcer les tensions lors d’un entretien téléphonique avec le président irakien, Barham Saleh. Dans un autre entretien téléphonique avec le Premier ministre irakien, Adel Abdel Mehdi, le prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane a souligné «la nécessité de calmer la situation». Il a chargé le prince Khaled Ben Salmane, son frère et vice-ministre de la Défense, de se rendre à Washington et à Londres dans les prochains jours pour transmettre cet appel à la retenue.


Advertisements


S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Se souvenir de moi
Mot de passe perdu?
S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Registration confirmation will be emailed to you.
Password Reset Registration
Login
Do NOT follow this link or you will be banned from the site!